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jeudi 2 octobre 2025
interrogation écrite (15 minutes)
B) Fondements théoriques
1) Les différents coûts de l’entreprise
Présentation des différents coûts :
-coûts fixes : coûts indépendants du volume de production. On pense donc aux dépenses liées par exemple à l’achat d’une usine. Que l’on produise 10 unités ou 1 000 000 d’unités, le coût de l’usine est le même. On pense également aux machines, mais à court terme car en effet, à plus long terme le volume de production est susceptible d’évoluer à la hausse (on change l’échelle de la production) ce qui peut nécessiter plus de capital fixe (machines ou usine). Les coûts fixes seront notés :CF.
- coûts variables : ce sont les coûts qui dépendent du volume de la production (les matières premières et dans une moindre mesure le travail). Les coûts variables pour « n » unités seront notés CV(n)
-Cout total pour « n » unités : CT (n)
On peut écrire CT(n) = CF + CV(n)
-coût moyen pour « n » unités : CM(n)
CM(n) = CT(n)/n avec n :les quantités
-coût marginal de la nième unité : Cm(n)
Cm(n) = CT(n+1) – CT(n)
Coût marginal : coût engendrée par la production d’une unité supplémentaire de bien. Ainsi, le coût marginal de la nième unité, correspond au coût occasionné par la n+1ième unité.
2) La loi des rendements décroissants
Les rendements factoriels dans l’agriculture sont décroissants, donc le coût marginal de production est croissant (Ricardo). Donc les coûts sont croissants car les rendements sont décroissants.
Autre exemple sur les rendements factoriels décroissants, mais cette fois-ci dans l'industrie (expérience de l'atelier de travail dans la classe : l'ajout d'un travailleur supplémentaire permet d'augmenter la production maisn le gain de productivité engendré à chaque travailleur supplémentaire, est décroissant).
Les rendements factoriels sont décroissants.
Doc. la loi des rendements factoriels décroissants (Doc la loi des rendements factoriels decroissants)
la productivité est une mesure de l'efficacité de la production. On calcule le plus souvent une productivité du travail :
productivité du travail = Y/L avec Y: la production et L : la quantité de travail
Calcul de productivité du travail :
1 L : productivité du travail = Y/L = 10/1 =10 Dans cette unité de production chaque travailleur produit 10 unités (productivité marginale =10)
2 L : productivité du travail = Y/L = 40/2 =20 (productivité marginale =0)
3 L : productivité du travail = Y/L = 60/3 =20 (productivité marginale = -2,5)
4 L : productivité du travail = Y/L = 70/4 =17,5 (productivité marginale =-2,5)
5 L : productivité du travail = Y/L = 75/5=15
Productivité marginale (du travail) : gain de productivité associée à l’embauche d’un travailleur supplémentaire. Donc PTm(n) = PT(n+1) - PT(n)
Exercice qui fait suite au doc sur la loi des rendements factoriels décroissants (Doc cout variable cout total cout moyen). Nous ferons l’hypothèse que le montant des consommations intermédiaires s’élève à 100 euros par unité produites et que le salaire s’élève à 1000 euros. Les coûts fixes de l’entreprise (usine et machines) s’élèvent à 10000 euros. Complétez le tableau.
| Nb de travailleurs | Coûts variables | Coût total | Coût moyen |
| 1 | 10 x100+1 x 1000 = 2000 | 10 000+2000 = 12 000 | 12 000/10 = 1200 |
| 2 | 40x100+2x1000=6000 | 10000+6000=16000 | 16000/40=400 |
| 3 | 60x100+3x1000= 9000 | 10000+9000=19000 | 19000/60=316,7 |
| 4 | 70x1000+4x1000=11000 | 10000+11000=21000 | 21000/70=300 |
| 5 | 75x100+5x1000=12500 | 10000+12500=22500 | 22500/75=300 |
| 6 | 77x100+6x1000=13700 | 10000+13700=23700 | 23700/77=307,7 |
| 7 | 70x1000+7x1000=14000 | 10000+14000=24000 | 24000/70=342,9 |
| 8 | 65x100+8x1000=14500 | 10000+14500=24500 | 24500/65=376,9 |
Nous observons donc une baisse puis une hausse du coût moyen. Si celui-ci augmente c’est donc que toute unité supplémentaire produite coûte plus cher que le coût moyen (comme dans le calcul d’une moyenne), donc que Cm > CM (toujours, or comme cela produit l’augmentation du coût moyen, alors le Cm augmente lui aussi : c’est la courbe d’offre).
Coût marginal de production : coût associé à la production d’une unité supplémentaire de bien
Explication de la courbe :
- au niveau macroéconomique : si le prix augmente, le nombre d’offreurs (nombre d’entreprises produisant le bien) augmente également (exemple de la voiture à laver). En effet, l'activité de production devient rentable pour un nombre croissant de producteurs, donc l'offre augmente.
-En revanche d’un point de vue microéconomique, le lien n’est pas forcément évident, à moins que… le coût marginal croissant bien sûr ! Si la quantité augmente avec le prix cela s’explique de la manière suivante : le coût marginal de production augmente avec les quantités, donc le producteur ne produira une unité supplémentaire que si le prix de cette unité augmente. La courbe d’offre est croissante car la courbe de coût marginal l’est également.
Donc :
-si le prix augmente, alors l’offre de chaque entreprise augmente (approche microéconomique).
-si le prix augmente, alors le nombre de producteurs augmente (approche macro).
C) Interprétation des courbes
doc. interpréter la pente des courbes d'offre (Doc interpreter la pente des courbes d offre)
Plus la courbe est pentue et moins les variations de prix aura d’effets sur les quantités. Si les facteurs nécessaires à la production sont difficilement disponibles, l’offre est peu sensible à la variation des prix. C’est le cas de la banane car c’est très difficile pour les producteurs d’augmenter leur production (les bananiers doivent être plantés, pousser et produire des fruits).
Inversement, plus la courbe est plate et plus la variation de prix à d’impact sur l’offre. Si les facteurs nécessaires à la production sont facilement disponibles, l’offre est très sensible à la variation des prix. Les producteurs de vêtements peuvent ainsi facilement augmenter ou diminuer le volume de la production en ajoutant ou en retirant des facteurs de production (embauches, licenciements, investissements…)
On note Ep/o = TVoffre/TVprix
Si l’élasticité prix de l’offre s’élève à 2, on pourra alors dire que pour une augmentation de 1% du prix, la quantité demandée augmente de 2%.
t.à.f pour le 07/10 : calculez l'élasticité-prix de l'offre de banane à partir du doc sur l'interprétation des courbes d'offre.
mardi 7 octobre 2025
correction de l'IE du 02/10
retour au cours
correction de l'exercice sur l'élasticité-prix de l'offre
On note Ep/o = TVoffre/TVprix
Si l’élasticité prix de l’offre s’élève à 2, on pourra alors dire que pour une augmentation de 1% du prix, la quantité demandée augmente de 2%.
TVoffre = (30-25)/25 x 100 = 20
TVprix = (10-1)/1 x100 = 900
Ep/o = 20/900 = 0,022 lorsque le prix de la banane augmente de 1% l’offre de banane augmente de 0,022%.
exemple des vêtements :
Si le prix augmente de 1 à 3 euros, la quantité offerte augmente de 5 à 60 unités
TVoffre = (60-5)/5 x 100 = 1100 la quantité offerte offerte augmente de 1100% (soit une multiplication par 12)
TVprix = (3-1)/1 x 100 = 200 le prix augmente de 200% (soit une multip:ication par 3)
Ep/o = 1100/200 = 5,5
on en conclut que lorsque le prix des vêtement augmente de 1%, la quantité offerte par les producteurs augmente de 5,5%
III/ l’équilibre concurrentiel
A) Détermination de l’équilibre (la confrontation de l’offre et de la demande donne naissance à un prix et à une quantité : l’équilibre du marché)
doc. des offres etr demandes individuelles aux offres et demande de marché (Doc des offres et demandes individuelles aux offres et demandes de marche)
Retrouver le prix et la quantité d’équilibre. Le prix d'équilibre s'élève à 3 euros le kilos. A ce prix, la quantité offerte est égale à la quantité demandée
A l’intersection de la courbe d’offre et de la courbe de demande se situe l’équilibre du marché. Un équilibre se définit toujours par une quantité associée à un certain niveau de prix. On parle donc du prix et de la quantité d’équilibre. Le prix d’équilibre est donc le prix pour lequel la quantité offerte sur le marché correspond parfaitement à la quantité demandé (c’est la quantité d’équilibre).
La confrontation de l’offre et de la demande conduit à la détermination d’un prix et d’une quantité d’équilibre. En effet, si le prix est trop élevé, la quantité offerte excédera la quantité demandée (on dit que l’offre est rationnée, c’est un excédent) : le prix aura tendance à baisser.
Inversement, si le prix est trop bas, la quantité demandée excédera la quantité offerte (c’est la demande qui est ici rationnée, c’est la pénurie) : le prix aura tendance à augmenter.
Ce mécanisme appelé loi de l’offre et de la demande, permet la détermination du prix auquel l’offre est égale à la demande. On dit alors que le marché est à l’équilibre.
Le processus de convergence vers l’équilibre est un processus de tâtonnement (on parle de tâtonnement walrasien), qui fonctionne par itérations (succession d’essais, d’erreur, de correction et d’ajustement). Ce mécanisme n’est possible que pour une raison : les prix sont flexibles. C’est l’hypothèse de flexibilité des prix et des quantités qui rend possible cet ajustement. La flexibilité signifie que les prix peuvent varier, ils peuvent se modifier à la hausse ou à la baisse. On parle d’auto-régulation par le marché pour caractériser ce mécanisme qui aboutit à l’équilibre du marché.
B) Des situations particulières
Doc. l'exclusion par les prix (Doc l exclusion par les prix) où l’on montre que l’exclusion du marché est plus forte avec des prix plafonnés.
Si le marché est à l’équilibre, alors 300 ménages sont exclus du marché puisqu’il y a en tout 1500 ménages et que seuls 1200 ménages trouveront un logement (puisqu’il y a une offre de 1200 logements au prix de 200000.
On pourrait alors imaginer que les pouvoirs publics fixent un prix plafond de 50000 euros pour satisfaire tous les ménages. Le gouvernement est tenté de plafonner les prix pour éviter toute forme de discrimination économique dans l’accès au logement. Or, à ce prix, l’offre va se réduire de manière considérable de sorte que le nombre de ménages exclus du marché va augmenter.
Par ailleurs le contrôle des loyers pose quelques soucis : tout d’abord les propriétaires peuvent être tentés de limiter leurs dépenses d’entretien dans la mesure où leurs revenus ont diminué. Les logements risquent donc de se dégrader. Par ailleurs, les propriétaires pourraient être tentés de compenser cette perte de revenu par un « droit d’entrer » ou de demander un dépôt de garantie plus important. Dans les deux cas, la situation des locataires pourrait se détériorer.
On observe en général que sur les marchés où les prix sont autoritairement et arbitrairement fixés, le marché est en déséquilibre : apparaissent alors des phénomènes de rationnement, c'est-à-dire des situations où les agents ne trouvent pas à acheter (ou à vendre) autant de biens qu’ils le souhaitent au prix affiché.
Un marché peut donc être en déséquilibre : c’est ce que l’on observe lorsque les prix sont autoritairement et arbitrairement fixés. Apparaissent alors des pénuries ou des excédents qui correspondent à des situations où des agents ne trouvent pas à acheter ou à vendre autant de biens qu’ils le souhaitent au prix affiché.
Exemple 2 sur le marché du travail. En France, le chômage persiste d'après les économistes libéraux du fait de rigidités persistantes sur le marché du travail qui empêche les prix de rejoindre l'équilibre. Ces rigidités renvoient directement à l'existence d'un salaire minimum qui empêche les salaires de diminuer de sorte que l'on rejoigne l'équilibre.
Mise en évidence d’un prix plancher (comme le SMIC, ou le contrôle du prix du blé administré par la Politique agricole commune) et d’un prix plafond (plafonnement des loyer, loyers administrés).
Ccl et reformulation : les mécanismes auto-régulateur du marché conduisent à l’équilibre. Mais l’équilibre ne signifie pas que tous les agents sont satisfaits. Ceux qui participent aux échanges le sont, mais tous ne participent pas, certains sont exclus du marché. On pourrait alors être tenté de réguler le marché en administrant les prix, mais alors il y a encore plus d’agents exclus du marché.
Q3 : quelles sont les conséquences d’une modification de l’offre ou de la demande ?
O3 : savoir illustrer et interpréter les déplacements des courbes et sur les courbes, par différents exemples chiffrés, notamment celui de l’amende forfaitaire.
I/ Chocs exogène et retour à l’équilibre
A) chocs d’offre
1) les chocs d’offre positifs
-les chocs d’offre positifs : évènement soudain et inattendu qui améliore les conditions de la production.
Les causes : baisse des coûts de production, refinancement facilité des entreprises auprès des banques, progrès technique… toutes ces choses qui sont égales par ailleurs et à CT dans la loi de l’offre.
Graphiquement : déplacement de la courbe d’offre vers la droite. Pour chaque niveau de prix, les producteurs sont prêts à mettre sur le marché une quantité supérieure à ce qu’ils offraient précédemment. Juste après le choc, le marché est donc en déséquilibre. Au prix d’équilibre pE, l’offre est désormais supérieure à la demande. Pour résorber ce déséquilibre, les prix vont donc progressivement diminuer pour atteindre le nouvel équilibre E’ (pE’, qE’) où l’offre est égale à la demande. On en conclut que le choc d’offre positif modifie l’équilibre en augmentant les quantités échangées et en diminuant le prix de marché. Il est donc facteur de croissance économique.
2) les chocs d’offre négatifs
-les chocs d’offre négatifs : évènement soudain et inattendu qui détériore les conditions de la production.
Les causes : climat désastreux pour les récoltes, crise et licenciements massifs, catastrophe naturelle
Graphiquement : déplacement de la courbe d’offre vers la gauche. Pour chaque niveau de prix, les producteurs sont prêts à mettre sur le marché une quantité inférieure à ce qu’ils offraient précédemment. Juste après le choc, le marché est donc en déséquilibre. Au prix d’équilibre pE, l’offre est désormais inférieure à la demande. Pour résorber ce déséquilibre, les prix vont donc progressivement augmenter pour atteindre le nouvel équilibre E’ (pE’, qE’) où l’offre est égale à la demande. On en conclut que le choc d’offre négatif modifie l’équilibre en diminuant les quantités échangées et en augmentant le prix de marché. Il est donc facteur de récession économique.
B) les chocs de demande
t.à.f pour le 09/10 : être capable de présenter à la classe les chocs de demande positifs et négatifs.
!!! 4 élèves ont une interrogation à préparer (programme : tout depuis le début de l'année).
jeudi 9 octobre 2025
B) les chocs de demande
1) les chocs de demande positifs
-les chocs de demande positifs : évènement soudain et inattendu qui améliore les conditions de la demande.
Les causes : politique de relance monétaire ou budgétaire qui vise à soutenir la demande et à redonner du pouvoir d’achat aux ménages, anticipations (si l’on prévoit une hausse des prix demain on achète aujourd’hui), information positive sur le produit… toutes ces choses qui sont égales par ailleurs et à CT dans la loi de la demande qui vont améliorer les conditions de la demande.
Graphiquement : déplacement de la courbe de demande vers la droite. Pour chaque niveau de prix, les consommateurs sont prêts à acheter sur le marché une quantité supérieure à ce qu’ils achetaient précédemment. Juste après le choc, le marché est donc en déséquilibre. Au prix d’équilibre pE, la demande est désormais supérieure à l’offre. Pour résorber ce déséquilibre, les prix vont donc progressivement augmenter pour atteindre le nouvel équilibre E’ (pE’, qE’) où l’offre est égale à la demande. On en conclut que le choc de demande positif modifie l’équilibre en augmentant les quantités échangées et en augmentant le prix de marché. Il est donc facteur de croissance économique et d’inflation.
2) les chocs de demande négatifs
-les chocs de demande négatifs : évènement soudain et inattendu qui détériore les conditions de la demande.
Les causes : politiques de rigueur monétaires et budgétaires, information négative sur le produit, si le prix du café augmente la demande de cafetières va diminuer…
Graphiquement : déplacement de la courbe de demande vers la gauche. Pour chaque niveau de prix, les consommateurs sont prêts à acheter sur le marché une quantité inférieure à ce qu’ils achetaient précédemment. Juste après le choc, le marché est donc en déséquilibre. Au prix d’équilibre pE, la demande est désormais inférieure à l’offre. Pour résorber ce déséquilibre, les prix vont donc progressivement diminuer pour atteindre le nouvel équilibre E’ (pE’, qE’) où l’offre est égale à la demande. On en conclut que le choc de demande négatif modifie l’équilibre en diminuant les quantités échangées et en diminuant le prix de marché. Il est donc facteur de récession et de déflation, donc il est facteur de dépression.
C. A quoi ça sert tout ça ?
doc. utiliser le modèle du marché pour conseiller l'action publique (Doc utiliser le modele du marche pour conseiller l action publique)
La demande de cannabis est très inélastique (ou très peu élastique, elle varie très peu si le prix se modifie). Une politique répressive qui constitue un choc d’offre négatif est alors beaucoup moins efficace que la prévention qui correspond à un choc de demande négatif. On remarque en effet que la politique répressive réduit faiblement les quantités échangées et conduit à l’augmentation des prix alors que la politique préventive génère une baisse des quantités échangées significative et une baisse des prix. A l’aide de ces outils d’analyse les pouvoirs publics sont donc en mesure de prendre les mesures les plus adaptées.
II/ les effets d’une taxe sur l’équilibre du marché
A) les effets d’une taxe forfaitaire sur l’offre et la demande
doc. les effets d'une taxe forfaitaire sur l'offre et la demande (Doc les effets d une taxe forfaitaire sur l offre et la demande)
1-choc d’offre négatif, déplacement vers la gauche, baisse quantités et augmentation du prix.
2- 40 x 250 =10 000 avant la taxe
35 x 225 = 7875 après la taxe, donc les producteurs font une mauvaise affaire
3-45>40 donc les consommateurs seront moins satisfaits après la mise en place de la taxe. Le montant versé est supérieur (45 x 225 = 10125) et il y a moins de consommateurs.
Dans notre exemple qui est un cas particulier la taxe est supportée équitablement par les producteurs et les consommateurs. 10 euros de taxe : 5 euros pour le producteur et 5 euros pour le consommateur.
Donc certains gagnent et d’autres perdent.
Pour influencer les comportements d’offre et de demande, les pouvoirs publics peuvent décider de taxer un produit. Les offreurs réduisent la quantités mise sur le marché, puisque le montant reçu pour chaque vente est amputé du montant de cette taxe. Mais la taxe peut se répercuter aussi sur les consommateurs.
B) Qui supporte la taxe ?
Doc. la taxation de l'autoroute : principalement supportée par les offreurs (Doc la taxation de l autoroute principalement supportee par les offreurs)
Le producteur supporte l’essentiel de la taxe car l’offre est moins sensible à la variation du prix que la demande. Si le prix augmente, la demande diminuera fortement.
Doc.l'écotaxe sur le carburant : principalement supportée par le consommateur (document non distribué en classe mais intéressant pour ceux qui veulent approfondir ou avoir un autre exemple) (Doc l ecotaxe sur le carburant principalement supportee par les consommateurs)
Le consommateur supporte l’essentiel de la taxe car la demande est moins sensible à la variation du prix que l’offre.
Celui sur qui la taxe est prélevée n’est pas forcément celui qui la supporte dans son intégralité. La répartition du poids de la taxe forfaitaire entre l’offre et la demande dépend du degré de sensibilité au prix de l’offre et de la demande. Si l’offre est plus sensible au prix que la demande, la taxe sera essentiellement supportée par les demandeurs, et réciproquement.
La taxe augmente les recettes fiscales mais comme nous le verrons, elle a un coût pour la collectivité.
Q4 : Comment le producteur détermine-t-il son niveau de production ?
O4 : savoir déduire la courbe d’offre de la maximisation du profit par le producteur et comprendre qu’en situation de coût marginal croissant, le producteur produit la quantité qui permet d’égaliser le coût marginal et le prix ; savoir l’illustrer par des exemples.
I/ Les contraintes du producteur
A) Les différents coûts de l’entreprise
Retour sur les différents coûts :
-coûts fixes : coûts indépendants du volume de production. On pense donc aux dépenses liées par exemple à l’achat d’une usine. Que l’on produise 10 unités ou 1 000 000 d’unités, le coût de l’usine est le même. On pense également aux machines, mais à court terme car en effet, à plus long terme le volume de production est susceptible d’évoluer à la hausse (on change l’échelle de la production) ce qui peut nécessiter plus de capital fixe (machines ou usine). Les coûts fixes seront notés :CF.
- coûts variables : ce sont les coûts qui dépendent du volume de la production (les matières premières et dans une moindre mesure le travail). Les coûts variables pour « n » unités seront notés CV(n)
-Cout total pour « n » unités : CT (n)
On peut écrire CT(n) = CF + CV(n)
-coût moyen pour « n » unités : CM(n)
CM(n) = CT(n)/n avec n : les quantités
-coût marginal de la nième unité : Cm(n)
Cm(n) = CT(n+1) – CT(n)
Coût marginal : coût engendrée par la production d’une unité supplémentaire de bien. Ainsi, le coût marginal de la nième unité, correspond au coût occasionné par la n+1ième unité.
Cm(n) = CT(n+1) – CT(n)
Cm(n) = (CF+CV(n+1)) – (CF+CV(n))
Cm(n) = CF + CV(n+1) – CF – CV(n)
Cm(n)= CVn+1-CVn
Le coût fixe ne change pas quand la quantité augmente. Comme le coût marginal est précisément la hausse du coût liée à la production d’une unité supplémentaire, il est indépendant des coûts fixes.
Le coût moyen en revanche prend en compte tous les coûts, y compris les coûts fixes.
CM(n) = CT(n)/n = (CF+ CV(n))/n
le coût moyen unitaire varie avec la quantité produite.
Doc.boisseaux de tomates (Doc les differents couts production de tomates)
| Quantité Q de tomates (en boisseaux) |
Coût total CT = CF + CV |
Coût variable CV |
Coût moyen CM = CT/n
|
Coût marginal Cm = CT(n+1) - CT (n) |
| 0 | 14 | 0 | XXXX | 16 |
| 1 | 30 | 16 | 30 | 6 |
| 2 | 36 | 22 | 18 | 8 |
| 3 | 44 | 30 | 14,7 | 12 |
| 4 | 56 | 42 | 14 | 16 |
| 5 | 72 | 58 | 14,4 | 20 |
| 6 | 92 | 78 | 15,3 | 24 |
| 7 | 116 | 102 | 16.6 | XXXX |
t.à.f pour le 03/10 : remplir le tableau sur les coûts moyens et marginaux et construire les courbes de CM et de Cm sur un repère orthonormé strictement positif.
mardi 14 octobre 2025
Nous constatons que le coût marginal de production augmente à partir d'une certaine quantité. Lien à faire avec la croissance de la fonction d'offre : si la quantité offerte augmente avec le prix c'est parce que les coûts marginaux sont croissants. Plus le volume de la production augmente et plus le coût de production de la dernière unité augmente. L'entreprise ne la produit donc que si le prix augmente. (Très très important).
B) La loi des rendements décroissants
Rappel : Si les coûts marginaux sont croissants c’est parce que le producteur est soumis à une loi, la loi des rendements décroissants.
Cette loi s’appuie sur l’observation des rendements agricoles (on n’oublie pas que les grands économistes classiques vivaient à une époque, la fin du XVIII° et le début du XIX° siècle où l’économie était essentiellement agricole).
Le fermier choisit toujours de produire d’abord sur la terre la plus fertile, celle qui lui offrira le meilleur rendement. S’il doit augmenter son volume de production il mettra en culture un deuxième hectare de terre, mais la terre y étant moins fertile, son rendement sera inférieur à la première. Etc.
Loi des rendements décroissants : lorsque l’on augmente la quantité d’un facteur de production (la terre, dans notre exemple) sans augmenter la quantité de l’autre facteur (le travail), la production augmente mais de moins en moins.
II/ Recherche de la maximisation du profit
A) Le programme du producteur
Précision sur le termes :
Recette totale : ce que rapporte la production : produit des ventes :
RT(n) =p x n avec p : le prix et n : la quantité produite et vendue
Recette moyenne : RM(n) =RT(n)/n =prix
Recette marginale : augmentation de la recette induit par la vente d’une unité supplémentaire de bien. = prix puisque l’entreprise est price taker.
Donc : RM=Rm=prix
Recherche du bénéfice (ou profit si on veut faire simple) maximum :
Doc. Max du profit -boisseaux de tomates (Doc maximisation du profit et boisseaux de tomates)
| Quantité de boisseaux de tomates |
Recette totale RT = Px Q |
Recette moyenne RM = RT/Q |
Recette marginale Rm = RT (n+1)- RT(n) |
Coût total CT |
Coût marginal Cm= CT(n+1)-CT(n) |
Profit = RT - CT |
| 0 | 0 | XXX | 18 | 14 | 16 | -14 |
| 1 | 18 | 18 | 18 | 30 | 6 | -12 |
| 2 | 36 | 18 | 18 | 36 | 8 | 0 |
| 3 | 54 | 18 | 18 | 44 | 12 | 10 |
| 4 | 72 | 18 | 18 | 56 | 16 | 16 |
| 5 | 90 | 18 | 18 | 72 | 20 | 18 |
| 6 | 108 | 18 | 18 | 92 | 24 | 16 |
| 7 | 126 | 18 | 18 | 116 | XXXX | 10 |
Rappel : le chiffre d’affaires que l’on appelle également la recette correspond au produit des ventes. On peut noter
Recette = CA = prix x quantités vendues
Pour 4 unités, on peut écrire : 4 x 18 = 72
Le profit correspond à la différence entre la recette totale et le coût total/
Profit = RT –CT
Ainsi, pour 4 unités produites, le profit s’élève à :
Profit (4) = 72 – 56 = 16
Pour une quantité de 3, quel est le coût marginal ? Quel est le prix de vente de la quatrième unité ?
Pour une quantité de 3 unités, le coût marginal est de 12. Autrement dit le coût de production de la quatrième unité est de 12 euros. Or cette même quatrième unité est mise en vente à 18 euros. L’entreprise a donc intérêt à produire 4 unités car cette dernière coûte moins cher qu’elle ne rapporte.
Si l’entreprise produit 4 unités. Comparez le coût marginal de la quatrième unité et le prix ; que constatez-vous ? L’entreprise a-t-elle intérêt à continuer à produire ?
Le coût marginal de la quatrième unité qui correspond au coût de la cinquième unité est inférieur à son prix (16<18), l’entreprise a donc intérêt à produire cette cinquième unité puisqu’elle lui rapporte de l’argent.
L’entreprise a-t-elle intérêt à produire 6 unités ? Expliquez.
L’entreprise n’a pas intérêt à produire 6 unités car le coût de cette dernière unité qui correspond au coût marginal de la cinquième unité est supérieur à son prix (20>18). Autrement dit l’entreprise perd de l’argent en la produisant.
La quantité qui sera proposée au marché est don celle de 5 unités puisque le profit y est alors maximisé et que l’entreprise gagne de l’argent sur chaque bien produit.
La relation qui lie le prix et le coût marginal est la suivante : l’entreprise produit la quantité telle que le coût marginal égalise le prix.
Donc Rm = p = Cm
Tenant compte de l’augmentation du coût marginal, le chef d’entreprise va décider à quel moment il arrête de produire, c'est-à-dire, quand l’unité supplémentaire qu’il produit lui coûte autant que sa vente. Il produira une quantité telle que le cout marginal de la dernière unité est égale au prix de vente. C’est ce que l’on appelle le point mort, quantité à produire pour que Rm = Cm.
Ainsi, Bénéfice = RT – CT
Et le bénéfice est maximum lorsque Rm – Cm = 0
C’est-à-dire quand prix = Rm = Cm
Le bénéfice est maximum lorsque la recette marginale est égale au coût marginal. En effet, l’entreprise produit jusqu’à ce que, ce que rapportera la prochaine unité produite (recette marginale) correspond parfaitement à ce qu’elle coûtera (coût marginal). Cette prochaine unité ne sera donc jamais produite puisqu’elle ne rapporte rien. L’entreprise a gagné de l’argent sur toutes les unités précédentes mais elle ne gagnerait rien sur la prochaine, il n’y a donc aucun intérêt à la produire. On comprend alors pourquoi le profit est maximum en ce point : jusqu’à la quantité pour laquelle Rm=Cm, la Rm était supérieur au Cm, donc le bénéfice augmentait à mesure que les quantités augmentaient, mais pour cette quantité (ou Rm=Cm) il n’y a pas de bénéfice sur la prochaine unité produite, donc la production s’arrête. Je me répète, je sais, mais c'est très important !!!
On retient donc que l’entreprise maximise son bénéfice lorsque Rm = Cm
Donc, lorsque : prix = Cm (et oui puisque p=RM = Rm)
B) Représentation graphique.
Représentation graphique du coût marginal, du coût moyen et de la recette moyenne (ou prix ou recette marginale) et mise en évidence du point mort et de la zone de profit.
Point mort indique la quantité à produire, à l’intersection de la courbe de recette marginale (le prix) et de celle de coût marginal. La zone de profit correspond à la lentille située entre la courbe de recette marginale (=recette moyenne = prix) et celle de coût moyen. Les profits apparaissent lorsque la recette moyenne est supérieure au coût moyen.
graphique du point mort (intersection entre le Cm et la Rm-prix) où le profit est maximisé (Graphique point mort)
graphique de la zone de profit (Graphique zone de profit)
on retient :
-le point mort est atteint lorsque Rm = p = Cm , il s'agit de la quantité produite qui maximise le profit. Au delà de cette quantité, chaque bien produit a une recette inférieure ou égale à son coût de production.
-la zone de profit correspond à la zone où le prix (p =Rm = RM) est supérieur au coût moyen de production (coût unitaire de production)
C) Pourquoi l’hypothèse de coût marginal croissant est-elle nécessaire au modèle de la concurrence ?
Cette hypothèse est nécessaire car si les coûts marginaux étaient décroissants alors une entreprise en position de leader sur un marché pourrait satisfaire toute la demande à elle seule (elle offrirait une quantité toujours plus grande à un prix de moins en moins élevé, excluant de fait tout concurrent potentiel), on se retrouverait donc en situation de monopole.
Lorsqu’une entreprise fait face à une forte concurrence, sa capacité a fixé son prix devient très faible. Considérant alors le prix comme une donnée, elle atteint son objectif de maximisation du profit en égalisant la recette marginale (le prix, donc) à son coût marginal.
Un coût marginal croissant limite la production sur un marché concurrentiel.
Q5 : Que gagnent exactement les consommateurs et les producteurs à l’échange ?
O5 : Comprendre les notions de surplus du producteur et du consommateur.
I/ Le surplus du consommateur
A) Point de vue microéconomique
Doc.le surplus du consommateur, l'exemple d'une vente aux enchères (Doc le surplus du consommateur l exemple d une vente aux encheres)
4-Disposition à payer : prix maximum auquel le consommateur est disposé à acheter une unité du bien. Cette disposition dépend des revenus des agents et de leurs préférences (leurs goûts et besoins).
5-Surplus du consommateur : différence entre le prix maximum auquel le consommateur est disposé à acheter le produit et le prix de marché qu'il paiera pour l'acquérir. Il permet de savoir si le consommateur gagne quelque chose en participant à l’échange.
6-Surplus de John : 100 - 81 = 19.
jeudi 16 octobre 2025
Interrogation écrite (15 minutes)
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doc. (Doc plan de demande des acheteurs)
Admettons maintenant que vous déteniez deux albums identiques d’Elvis Presley, disponibles à la vente. Vous organisez une autre séance d’enchères avec John, Paul, Ringo et Georges que vous savez fans de rock. Pour faire simple, considérons qu’aucun acheteur ne souhaite se procurer les deux disques, et que ceux-ci seront vendus le même prix. Dans ces conditions, le prix monte jusqu’à ce qu’il ne reste plus que deux acheteurs. Reprenons les mêmes dispositions à payer que dans l’exercice 2 p.22.John est prêt à payer 100, Paul 80, George 70 et Ringo 50. Ici, les enchères cessent quand John et Paul proposent 71 $. A ce prix John et Paul sont ravis d’acquérir le disque, tandis que George et Ringo ne sont pas prêts à payer plus chers. John et Paul reçoivent un surplus du consommateur égal à la différence entre leur disposition à payer et le prix qu’ils ont effectivement payé. Le surplus de John est donc de 29 et celui de Paul est de 9.
B) Point de vue macroéconomique
Doc. gains à l'échange et surplus du consommateur (Doc gains a l echange et surplus du consommateur)
8- on observe un gain avant la baisse du prix car la disposition à payer (65) est supérieure au prix de marché (40) ; et on observe également un gain après la baisse du prix puisque la disposition à payer est toujours supérieure au prix de marché (l'écart s'est même accru).
9-BAC (surplus avant la baisse), BDE (surplus après la baisse)
10- on accroît l’écart entre la disposition à payer et le prix (pour ceux qui sont déjà acheteurs) et on gagne également de nouveaux consommateurs pour lesquelsun écart se crée entre leur disposition à payer et le prix de marché (leur disposition à payer devient supérieure au prix de marché).
11- si le prix augmente, le surplus diminue car l’écart se réduit entre le prix de marché et la disposition à payer des premiers consommateurs présents sur le marché (perte de la zone hachurée) et certains consommateurs ne sont plus en mesure de payer le prix de marché (perte du triangle vert), ils ne sont plus solvables (discrimination économique).
II/ le surplus du producteur
Même raisonnement mais il ne s’agit plus d’une disposition à payer mais d’une disposition à offrir, à produire.
Doc. gains à l'échange et surplus du producteur (Doc gains a l echange et surplus du producteur)
12-BDO (surplus du producteur avant augmentation du prix) et CAO (surplus après).
13- accroissement de l’écart entre la disposition à vendre des anciens producteurs et le prix de marché et augmentation du nombre de vendeurs potentiels.
14-lorsque le prix baisse le surplus du producteur diminue car certains producteurs quittent le marché car ils ne sont plus rentables (leurs coûts marginaux augmentent) et d’autres voient l’écart entre disposition à vendre et prix de marché se réduire.
Disposition à vendre : prix minimum auquel le producteur est disposé à offrir un bien sur le marché.
Surplus du producteur : différence entre le prix de marché et la disposition à vendre. Il permet de savoir si le producteur est gagnant en participant à l’échange.
Q6 : Quels sont les éléments qui justifient l’existence d’un marché concurrentiel ?
O6 : Comprendre la notion de gain à l’échange et savoir que la somme des surplus est maximisée à l’équilibre.
I/ Les gains à l’échange
A) Il y a un avantage à ne pas tout faire soi-même
Doc. les gains à l'échange (Doc les gains a l echange)
t.à.f pour le 04/11 : répondre aux trois questions du doc sur les gains à l'échange.