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jeudi 2 avril 2026
III/ effets pervers
A) une redéfinition du "je"
Doc.2 p.164
5-l’adolescence est un moment clé de la socialisation car l’individu est dans un moment très important de la construction de son identité. Qui suis-je ? Que vais-je devenir? Il se cherche : quelle est mon identité sexuelle ? L'adolescent peut avoir des difficultés à se situer du fait de la socialisation par ses pairs qui le conduit à une forme de déviance vis à vis de la socialisation parentale.
6-identité singulière : originalité / et conformité : assez de pouints communs avec les autres pour s’intégrer.
Avec leur smartphone, les individus se mettent en scène, comme des comédiens de manière très artificielle (selfie…). Celui qui ne joue pas le jeu de la popularité et des réseaux sociaux est alors considéré comme un « no life », un "sans ami", son prestige social diminue.
Un individu individualisé sous contrainte du groupe. Finalement, notre dépendance à l’objet fait que l’individu est aujourd’hui plus fragile et davantage soumis aux contraintes du groupe, et sensible au regard des autres.
B) Les réseaux sociaux ont facilité l’apparition de certains risques
Cyber harcèlement, cyber web, fake news, réseaux pédophiles ou de prostitution, arnaques en tout genre, falsification d’identité, revenge porn…
Par ailleurs, il semble qu’une utilisation excessive des réseaux sociaux et du numérique en général soit associée à un plus grand sentiment d’isolement. Mais rien n’est moins sûr, l’idée que le numérique est désociabilisant est une prénotion, néanmoins son impact est ambivalent : en fonction des situations, des usages et de la personnalité de l'individu, celui-ci peut très bien lutter contre l’isolement ou le renforcer.
IV) un impact limité sur les liens sociaux : l'exemple des sites de rencontre
4 p.193
En france, en 2013, selon Population et Sociétés, sur 100 individus âgés de 26 à 30 ans, 29 se sont déjà connectés à un site de rencontre.
Le taux d’usage est en augmentation mais reste encore très faible (14% en 2014) pour tous les âges entre 2006 et 2013. On constate que le taux d’adhésion diminue avec l’âge (corrélation négative). Usage sur-représenté chez les jeunes et sous-représenté chez les seniors.
et doc.3 et doc.4 p.195
l'homogamie (avoir un conjoint appartenant au même groupe social) s'explique en partie car il existe des lieux de rencontre spécifiques en fonction de la PCS. Si les rencontres se font sur internet, il n'y a donc plus de lieux de rencontre spécifiques et l'on pourrait imaginer que l'homogamie disparaît.
Or, comme le montre le document 4, le numérique ne change rien au processus homogamique de rencontre entre conjoints, puisque la sélection du conjoint ne se fait plus à travers le lieu de rencontre mais à travers l'expression écrite qui permet de reconnaître le capital culturel des individus, donc qui donne une indication sur le statut social. On assiste donc à une homogamie de l'écrit.
Q5 : Comment les liens sociaux peuvent-ils s’affaiblirent ?
O5 : comprendre comment différents facteurs (précarité, isolement, ségrégations, ruptures familiales) exposent les individus à l’affaiblissement ou à la rupture du lien social.
I/ les facteurs de rupture du lien social
A) Dans l’emploi (chômage et précarisation)
Doc.2 p.196
La part des personnes en contrats indéterminés parmis les actifs occupés s'élève à 73%.
La part des CDD et des interim a augmenté de plus de plus d e5 points en passant de 3,8% des emplois à 10%.
Par ailleurs (autre source), la part des emplois à temps partiel a augmenté de 10 points entre 1975 et 2017.
Taux de chômage = chômeurs / population active x 100
En France, en 2017, d’après l’INSEE, sur 100 actifs, 9,5 sont au chômage.
Temps partiel, chômage, moins de temps passé dans l’entreprise à se socialiser et à se sociabiliser.
Par ailleurs moins de revenu pour consommer et entretenir des liens marchands et des liens de sociabilité.
la crise de l’emploi : une crise du lien social
2,5 millions de chômeurs pour le Bureau International du Travail (BIT); temps partiel (de 8% en 1980 à 18% aujourd’hui, stable depuis 1995 et dans un tiers des cas, il est subi), entre 2000 et 2012 le nombre de cdd de moins de un mois est passé de 1,6 millions à 3,7 millions.
Le chômage est un élément très important et déstructurant pour les individus car être privé d’emploi empêche les liens professionnels, être privé de rémunération éloigne du lien marchand, très significatif dans la société contemporaine, et rend plus difficile certains liens associatifs ou culturels.
De même que le paupérisme était caractéristique du XIX° siècle (misère des sociétés industrielles), la précarisation est un problème central des économies modernes commandé par les exigences technico économiques (besoin de flexibilité des entreprises). Une partie de la classe ouvrière intégrée à la classe moyenne est menacée de basculement.
!!!précarisation + montée du chômage sont les manifestations d’un déficit de places occupables dans la structure sociale (on parle de surnuméraire).
La précarisation croissante du travail dont le signe est la montée des formes particulières d’emploi (cdd, interim, temps partiels) fragilise donc la fonction intégratrice du travail (socialisation, sociabilisation, cosntruction de l'identité sociale). Par ailleurs, l’évolution de la durée hebdomadaire du travail est passée de 44 à 35 heures par semaines entre 1946 et aujourd’hui: moins de temps passé dans l’entreprise.
D. Méda : Le travail, une valeur en voie de disparition (elle entend par là qu’il existe d’autres manières de s’intégrer à la société : notamment le tissu associatif).
Pour D. Schnapper (contre la fin du travail) le travail est toujours une valeur fondamentale de nos sociétés : + on est important et plus on travaille car les responsabilités sont plus fortes. Cependant, ce n’est pas parce qu’on travaille moins (35 h, mi temps involontaire, chômage…) que le travail est moins important. Le travail n’a pas cessé d’être une norme, d’avoir de la valeur et d’organiser la vie collective. On travaille moins mais le travail reste central pour ceux qui travaillent comme pour ceux qui n’ont plus d’emploi. C’est le moyen d’assurer la vie matérielle, de structure le temps, c’est le lieu d’expression de la dignité de soi et des rapports sociaux.
B. Dans la famille (divorce)
!!! Non traité en cours Emile DURKHEIM, Le Suicide, 1898 : Etude sur le suicide. Le fait d’être marié et avec des enfants protège du suicide. Le suicide est un fait social (observable partout depuis toujours) qui peut s’analyser selon une approche holiste. Le suicide s’explique par une intégration trop forte ou trop faible et par une régulation trop forte ou trop faible. Ainsi Durkheim observe que le célibataire sans enfants se suicide plus que le célibataire avec enfants qui se suicide plus que l’homme marié sans enfants qui se suicide plus que l’homme marié avec enfant.
Doc.1 p.196
En France, en 2020, d’après l’INSEE, sur 100 personnes décédées, 50,9 en moyenne sont mortes dans un établissement de santé.
Nous observons une hausse du taux de décès dans les établissements de santé de 12,8 points, tandis que dans le même temps le taux de décès à la maison a diminué de 28,3 points et que le taux de décès en maison de retraite a légèrement augmenté (+ 8,8 points). Ces données nous montrent que la famille (le domicile) est de moins en moins présente dans les derniers ours de vie, remplacée par des institutions médicales ou de vieillesse.
Années 70 : réforme hospitalière sur la médicalisation des derniers jours.
Attention, problématique démographique : vieillissement, qu’allons-nous faire de nos vieux ? les individus vivent plus longtemps, donc plus de veufs (célibat/isolement).
Le chômage peut enfin provoquer certaines ruptures familiales (Le salarié de la précarité, Serge Paugam). Hypothèse contredite dans le travail d'Olivier Schwartz sur le monde privé des ouvriers.
Mais ces ruptures ne sont pas inéluctables car les personnes qui sont au chômage peuvent avoir des réseaux assez denses, mais elles existent et d’autant plus que les personnes sont isolées socialement.
mardi 7 avril 2026
interrogation écrite (15 minutes)
retour au cours
Petit rappel sur Emile DURKHEIM, Le Suicide, 1898 : Etude sur le suicide. Le fait d’être marié et avec des enfants protège du suicide. Le suicide est un fait social (observable partout depuis toujours) qui peut s’analyser selon une approche holiste. Le suicide s’explique par une intégration trop forte ou trop faible et par une régulation trop forte ou trop faible. Ainsi Durkheim observe que le célibataire sans enfants se suicide plus que le célibataire avec enfants qui se suicide plus que l’homme marié sans enfants qui se suicide plus que l’homme marié avec enfant.
C) Sur le territoire (Ségrégation spatiale)
Doc.3 p.197
Double mouvement de rupture du lien : lorsque les catégories aisées viennent habiter dans les quartiers populaires (gentrification) ils apportent avec eux leur ordre moral qu’ils cherchent à imposer. Contre le bruit et les odeurs, contre les petits trafics (qui font vivre des familles pauvres), contre les incivilités, contre les jeunes dans la rue…et cela nuit au lien social avec les communautés déjà établies. Par ailleurs cet afflux massif des catégories aisées dans ces quartiers à l’origine populaire (19è arrondissement, 20è, Montreuil, Bagnolet, etc) contribue à l’augmentation des prix de l’immobilier ce qui fait fuir les populations populaires
Ségrégation spatiale n’est pas une volonté des minorités à se constituer en communauté. Le communautarisme résulte d’un refus de mixité sociale de la part des classes moyennes hautes.
Les inégalités sociales fragilisent aussi les liens sociaux entre les plus favorisés et les plus démunis. Cela donne lieu à des phénomènes de ségrégation spatiale.
II/ des facteurs qui se cumulent
A) Un processus de désaffiliation
Doc.1 p.198
1-Jeanne serait placée dans la zone d’intégration
2-chômage de courte durée, emplois précaire (temps partiel subi en CDD) pour la zone de vulnérabilité et le SDF pour la zone de désaffiliation.
3-cumul des problématiques liées à l’emploi et à la sociabilité
mécanisme : stabilité, précarité, chômage, divorce, rupture des sociabilités amicales, désaffiliation
La pauvreté n’est pas un phénomène récent qui serait arrivé avec la montée du chômage. Après la guerre, la misère était plus présente qu’aujourd’hui et elle frappait surtout les personnes âgées et les salariés agricoles, les indépendants appauvris par les transformations structurelles de l’économie et quelques marginaux. Elle devait disparaître avec l’extension du salariat.
L’exclusion est avant tout un processus de désaffiliation sociale (R Castel, les métamorphoses de la question sociale). La désaffiliation est un processus de rupture progressive des liens sociaux qui mène à l'exclusion.
Lors d’une crise, la zone de vulnérabilité se gonfle et se déverse dans la zone de désaffiliation. La cohésion sociale dépend alors des relations entre ces trois zones.
A la suite d’un échec professionnel ou lorsqu’ils ne parviennent pas à retrouver du travail les individus prennent conscience de la distance qui les sépare de la grande majorité de la population, sentiment que leur échec est visible pour tout le monde, puis assistance sociale (RSA), puis fragilité (dépendance vis-à-vis des travailleurs sociaux, à ce stade là l’individu a refusé plusieurs emplois) : ZONE D’ASSISTANCE ou de VULNERABILITE.
Mais lorsque les aides cessent et que les handicaps se cumulent, les individus sortent du filet ultime de la protection sociale et connaissent des situations de plus en plus marginales : désocialisation, rupture : ZONE DE DESAFFILIATION.
Mais l’exclusion est également un processus de disqualification sociale. Le terme de disqualification sociale signifie que les individus ne semblent plus « qualifiés » pour s’intégrer dans la société, ils n’en n’ont plus l’aptitude. On évoque alors une absence d’aptitude professionnelle et un refoulement de l’expérience de l’assistance
Disqualification : processus de privation des qualifications et de refoulement hors du marché de l'emploi (caractère multidimensionnel, dynamique et évolutif de la pauvreté). Les personnes pauvres sont suspectées de profiter du système. Type de pauvreté actuelle dans un système de protection sociale qui n’est plus légitime aux yeux de certains.
Exclusion : processus par lequel un individu, en accumulant des handicaps sociaux (pauvreté, perte de logement, perte de sociabilité) finit par ne plus pouvoir partager les mêmes normes de vie que les autres : marginalisation.
B) Des facteurs cumulatifs
Doc.2 p.198
De la sphère du travail à la sphère familiale
Retour sur Paugam et Schwartz : Le chômage peut provoquer certaines ruptures familiales (Le salarié de la précarité, Serge Paugam). Hypothèse contredite dans le travail d'Olivier Schwartz sur le monde privé des ouvriers. Les ruptures ne sont pas inéluctables car les personnes qui sont au chômage peuvent avoir des réseaux assez denses, mais elles existent et d’autant plus que les personnes sont isolées socialement.
Doc.3 p.199
En France, en 2018, d’après l’Observatoire des inégalités, sur 100 chômeurs, 35,1 sont pauvres.
En France, en 2018, d’après l’Observatoire des inégalités, sur 100 individus vivant dans une familles monoparentales, 32,3 sont pauvres.
La fragilisation du lien familial augmente le risque de pauvreté (question 8-)
Taux de pauvreté : nb de pauvres / population x 100
Etre pauvre : avoir un revenu inférieur à 50% du revenu médian (définition de l’INSEE) ou alors un revenu inférieur à 60% du revenu médian (définition d’EUROSTAT).
Pour Serge Paugam l’exclusion dépend du type de pauvreté (non traité en cours):
-marginale : héréditaire, stigmatisation/ solution : insertion (caractéristiques des sociétés modernes en expansion où le chômage est faible mais avec affaiblissement des solidarités familiales). Ce sont les exclus du système en situation de croissance avec plein emploi et protection sociale (les oubliés de la croissance). La pauvreté est alors un phénomène limité et invisible, on parle d’une pauvreté résiduelle, la pauvreté est alors le révélateur de l’inadaptation sociale. Pauvreté caractéristique des 30 glorieuses.
-disqualifiante : dépendance vis-à-vis des institutions / solution : réinsertion. Le chemin vers l'exclusion se fait également par étapes, comme chez Castel, mais il ne s'intéresse lui qu'à la phase de fragilisation du lien social : fragilité, dépendance, rupture. La zone de fragilité de Paugam correspond à la zone de vulnérabilité de Castel.
-pauvreté intégrée dans les pays du sud où les liens familiaux sont très forts et où les individus participent souvent à l’économie informelle.
Le chômage peut entrainer de fortes ruptures du lien social : divorce, rupture des liens amicaux car rupture du lien marchand et ce d’autant plus que la personne est seule et (ce qui est cumulatif) participe peu à la vie associative, ruptures des horaires et des relations professionnelles.
Perte d’emploi (chômage) → fragilisation des liens familiaux (divorce) → perte de la garde de enfants → perte du logement → pauvreté et exclusion→ difficulté à retrouver un emploi → aggravation de la situation : …
Lieu d’habitation → discrimination à l’embauche → précarité et pauvreté→ difficulté pour se stabiliser (mariage, enfants) → instabilité familiale → risque de rupture familiale → célibat → isolement et risque de perte du logement→ exclusion.
De multiples éléments peuvent venir affaiblir voire rompre les liens sociaux et tendent à se cumuler. Ainsi les ruptures familiales, s’accompagnent fréquemment de difficultés sur le plan professionnel (chômage ou précarité), qui elles-mêmes exposent à la pauvreté et à l'exclusion, rendant encore plus difficile le retour vers l'emploi et la constitution de nouveaux liens (conjugaux ou amicaux...). Pour les sociologues, la pauvreté est plus qu’un manque de ressources économiques. Elle décrit une relation sociale par laquelle certains agents sociaux sont rendus dépendants de reste de la société.
La précarité et le chômage peuvent affaiblir les liens sociaux, d’abord professionnel puis amicaux, et conduire à un processus de désaffiliation sociale (castel) ou de disqualification sociale (Paugam) avec une dépendance à l’aide sociale.
S’ajoutent à cela d’autres facteurs pouvant affaiblir les liens sociaux qui touchent plus particulièrement certaines catégories de la population : dépendance des personnes âgées, discrimination, ségrégation spatiales et scolaire, handicaps, etc.
fin du chapitre
jeudi 9 avril 2026
correction de l'IE du 07/04
Chapitre VI – Comment les agents économiques se financent-ils ?
Q1 : Quel est le principe du financement de l’économie ?
O1 : comprendre que le financement consiste à couvrir des besoins de financement par des capacités de financement.
I/ Des agents économiques en capacité ou en besoin de financement
A) Les secteurs institutionnels
6 secteurs institutionnels :
-ménages : ensemble d’individus liés par un lien de parenté (filiation et/ou alliance) ou non, vivant sous le même toit. Un individu célibataire forme un ménage. + entreprise individuelle (EI).
-sociétés non financières (SNF): entreprises privées produisant des b&s hors activités monétaires et financières.
-sociétés financières (SF) : banques et assurances.
-APU : administrations publiques centrales, locales et de sécurité sociale.
-Institution sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) : les associations
-RDM (Reste du monde)
B) Des agents à besoin de financement
Doc.3 p.95
les startup ont des perspectives de croissance importante. Une start-up a innové dans le secteur des nouvelles technologies et elle cherche des financements pour développer son idée. Elle n’a pas encore généré de ressources suffisantes pour financer son développement. Activité qui se crée ex-nihilo, à partir de rien. Or, sans financement on ne peut produire et se développer (pas de RD, pas de commercialisation ou d’accès au marché)
Une entreprise innovante qui a développé un prototype d’une nouvelle machine a besoin d’argent pour passer à la production industrielle, construire une usine, créer un réseau de distribution, payer des salariés avant même d’avoir commencé à vendre ses produits.
7- si les taux d'intérêt augmente cela rend les conditions du crédit plus couteuses. Le taux d'intérêt correspond au prix de l'argent. Si le prix du crédit augmente, la demande de crédit diminue.
8-les start-up de la green tech rencontrent moins de difficultés pour se financer car leur projet semblent moins risqués pour les investisseurs, étant donné l'enjeu écologique important.
Besoin de financement : situation d’un agent économique lorsque la somme de ses ressources est inférieure à la somme de ses dépenses. (lorsque son épargne est inférieure à ses investissements).
comprendre le besoin de financement d'un point de vue mathématique :
Soit R le revenu d'un agent économique. On peut écrire :
R = C + E avec C : la consommation et E : l'épargne. En effet, lorsqu'un agent économique dispose d'un revenu, il peut le consommer ou l'épargner (pour investir ensuite)
Par ailleurs, si l'on considère les dépenses d'un agents, celles-ci correspondent soit à de la consommation soit à de l'investissement (dans les deux cas il s'agit d'une dépense). Ainsi,
Si R < C+I alors l'agent a des revenus insuffisants pour financer sa consommation et ses investissements, on dit alors qu'il est en situation de besoin de financement. Vous constatez que ses ressources (son revenu) sont inférieures à ses dépenses (C+I).
de plus, nous savons que R = C+E
donc si nous remplaçons R par C+E dans l'inégalité, celle-ci devient
C+E < C+I
donc E< I
l'agent économique est en situation de besoin de financement lorsque son épargne est inférieure à ses investissements.
C) Des agents à capacité de financement
Doc.2 p.94
4-Svitlana parvenait à épargner environ les 3/4 de son revenu annuel, donc la part qu'elle consacre à la consommation s'élève à un quart.
comme nous l'avons vu :
R = C+ E
Nous pouvons donc écrire :
R/R = C/R + E/R
C/R correspond à la propension moyenne à consommer (quelle est la part du revenu qui est consacrée à la consommation ?)
E/R correspond à la propension moyenne à épargner (quelle est la part du revenu consacrée à l'épargne ?)
Ainsi,
1 = C/R + E/R
Le document nous apprend que Svitlana épargne les 3/4 de son revenu, donc :
1 = C/R + 3/4
d'où
C/R = 1- 3/4
C/R = 1/4 = 0,25 = 25%
Svitlana consomme 25% de son revenu.
5-capacité de financement puisqu’elle réduit sa consommation au strict minimum.
6-Pour le moment elle est en situation de capacité de financement car ces recettes excèdent ses dépenses, elle dégage une épargne, mais lorsqu'elle réalisera les dépenses importantes qu'elle prévoit, elle sera probablement en besoin de financement.
capacité de financement : situation d’un agent économique lorsque la somme de ses ressources est supérieure à la somme de ses dépenses (lorsque les investissements et la consommation sont inférieurs à l’épargne).
Dans ce cas R > C+I (les ressources sont supérieures aux dépenses : l'agent est en capacité de financement)
or R= C+E
donc C+E > C+I
donc E>I
II/ les capacités de financement répondent aux besoins de financement
A) Des agents structurellement en besoin de financement et d’autres structurellement en capacité
Doc. Les agents à capacité et à besoin de financement (Doc les agents a capacite et a besoin de financement)
1-en 2008, en France, d’après l’INSEE, les APU ont un besoin de financement qui s’élève à 63,5 milliards d’euros.
mardi 14 avril 2026
Point de méthode sur l'EC3
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II/ les capacités de financement répondent aux besoins de financement
A) Des agents structurellement en besoin de financement et d’autres structurellement en capacité
Doc. Les agents à capacité et à besoin de financement (Doc les agents a capacite et a besoin de financement)
1-en 2008, en France, d’après l’INSEE, les APU ont un besoin de financement qui s’élève à 63,5 milliards d’euros.
En 2004, en France, d’après l’INSEE, la Nation exprime une capacité de financement de 9,2 milliards d’euros
2-capacité : sociétés financières et ménages
Besoin : sociétés non financières, APU et ISBSLM
La lecture des informations chiffrées fait apparaître pour certains secteurs des ressources < aux emplois (les emplois sont les dépenses, comment l’argent est-il « employé » ?) et ce de façon quasi structurelle. Certains secteurs sont en besoin de financement (ils ne sont pas en mesure de générer eux-mêmes l’ensemble des fonds nécessaires à la réalisation de leurs opérations, ils ont recours à un financement externe : ils s’adressent à un autre agent pour se procurer des ressources), ce sont les sociétés non financières, les APU et les associations (ISBSLM), ces deux derniers secteurs appartenant au secteur non marchand on comprend aisément qu'ils soient en besoin de financement.
A l'inverse les secteurs qui sont structurellement en capacité de financement sont les banques (sociétés financières) et les ménages qui dégagent une épargne (ils ne consomment pas toutes leurs ressources).
B) Besoin et capacité de financement de la nation
Q3 et 4 du doc. Précédent.
3-65,6 pour ménages / -56,2 pour la nation (besoin de financement)
4-auprès du reste monde (soit excédent commercial, soit Investissement direct à l’étranger qui entrent sur le territoire soit investissement de portefeuille).
Si la nation présente un besoin de financement, celui-ci est financé par le reste du monde. A l’inverse, lorsque la Nation dégage une capacité de financement, elle peut alors répondre au besoin de financement d’autres pays.
PIB + M = C+ I + X
Or le PIB = Somme des revenus = C+E avec C : la consommation et E : l’épargne
C + E + M = C + I + X
E+M = I+X
E-I = X-M
Si le solde extérieur est excédentaire (X>M donc X-M >0) cela signifie que l’on dégage des excédents commerciaux en exportant beaucoup sans trop importer. La Nation produit plus qu’elle ne consomme.
En effet, si X-M>0, alors E-I>0
Donc E>I
l’épargne est supérieur aux investissements réalisés dans le pays : la Nation dégage une capacité de financement.
Inversement, si X-M <0, alors E-I <0 et E<I, la nation consomme plus qu’elle ne produit, elle vit au dessus de ses moyens. La nation consomme trop (en particulier des biens étrangers) et n’épargne pas assez. La nation est en situation de besoin de financement.
Si "E-I" est négatif c'est donc que l'épargne est insuffisante. Si l'épargne est insuffisante, c'est donc que nous avons trop consommé. Et cet excès de consommation, correspond à l'excès d'importations (X-M<0).
Q2 : Qu’est-ce que le taux d’intérêt ? Où, comment et par qui est-il fixé ?
O2 : comprendre que le taux d’intérêt – à la fois la rémunération du prêteur et le coût du crédit pour l’emprunteur – est le prix sur le marché des fonds prêtables.
Les circuits de financement et le marché des fonds prêtables
I/ Organisation et fonctionnement du circuit de financement
A) Structure du système de financement
Doc.1 p.96
1-pas d’intermédiaires financiers dans la finance directe, les agents à CAF et BDF se rencontrent directement sur les marchés financiers.
2-emprunt à la banque (financer par les dépôts des agents ou par la création monétaire), émission d’action (augmenter le capital, mais également le nombre de propriétaires…), émission d’obligations (titre de dette).
jeudi 16 avril 2026
DS (EC3 - 2 heures)
mardi 5 mai 2026
correction du DS
retour au cours
Finance directe et finance indirecte
-lorsque les agents sont en besoin de financement (c’est le cas des APU et des entreprises), ils doivent trouver les ressources nécessaires pour financer leurs investissements. Plusieurs solutions s’offrent à eux. On parle de financement externe. Ce financement externe permet la mise en relation des besoins des uns avec les capacités des autres. Cela se fait sous deux formes :
- financement direct (ou de marché) : sur le marché des capitaux, les agents à besoin de financement émettent des titres (actions, obligations) sur les marchés financiers, des titres de créances négociables sur les marché monétaire, achetés par des agents à capacité de financement. On parle de finance désintermédiée (absence d’intermédiaire entre capacité et besoin de financement).
-financement indirect (ou intermédié) : un agent financier joue le rôle d’intermédiaire (en général les banques) entre les agents à besoin et ceux à capacité de financement. Les uns effectuent des dépôts, les autres obtiennent des crédits moyennant le paiement d’un intérêt. Ce financement est soit monétaire (les banques créent la monnaie qu’elles prêtent), soit non monétaire (les banques transforment des dépôts à court et moyen terme en crédits à LT.
B) Les modalités financement (les principaux titres de financement)
Prêts, obligations, actions, effets de commerce, billets de trésorerie….
Action : titre de propriété émis par une entreprise pour se financer et acheter par un actionnaire. Elle donne lieu à une rémunération annuelle appelée dividende. Titre de propriété d’une fraction du capital d’une entreprise qui donne droit à un revenu, les dividendes et à une participation à l’information et au contrôle de l’entreprise.
Obligation : valeur mobilière, titre de créance à long terme donnant lieu au règlement d’un intérêt (en principe fixe), déterminé au moment de l’émission. Echangées sur les marchés financiers (titre de dette émis sur le marché financier par une entreprise ou par un Etat).
II/ le taux d’intérêt
A) Un coût et un revenu
Doc.2 p.96
lorsqu'un agent économique fait un emprunt (demande un crédit), il souhaite soit réaliser un investissement rentables dont les gains espérés sont supérieurs aux coûts (capital + intérêt), soit pour réaliser une dépense importante qui nécessiterait d'accumuler une épargne très importante pendant longtemps alors que le besoin est immédiat.
1-plus le taux d’intérêt est élevé et plus l’agent économique est incité à épargné car les revenus espérés de cette épargne sont importants, ce qui permettra d’accroître le niveau de consommation. A condition que les prix n’augmentent pas plus rapidement que le revenu. Autrement dit, l'individu épargne si le taux d'intérêt est supérieur au taux d'inflation.
2-les agents a BDF acceptent de payer un intérêt car c’est le prix à payer pour disposer de l’argent dont ils ont besoin (ils espèrent que le taux d'intérêt sera inférieur à la rentablité de leur investissement.. Les agents à CAF renoncent eux à utiliser cette somme pour leur propre consommation, il est donc normal qu’ils se rémunèrent pour cette renonciation auprès de celui qui disposera de la somme. On dit du taux d’intérêt qu’il est le prix de l’argent. C’est le prix du service financier qui nous permet d’obtenir les fonds dont on a besoin.
jeudi 7 mai 2026
Taux d’intérêt : prix calculé comme un pourcentage du montant emprunté, que fait payer un prêteur à un emprunteur pour l’utilisation de son épargne pendant un an. En général, plus la durée de l’emprunt est longue et plus le taux d’intérêt et le coût de l’emprunt sont élevés.
Mathématiquement, le taux d'intérêt correspon au rapport entre le montant des intérêts et le montant du capital emprunté : tx d'intérêt = (intérêts/ capital emprunté) x 100
Je prête 100 euros au taux de 5%, je reçois en fin d’année 105 euros. Ecart de 5 euros = 5% de 100 euros : c’est un revenu (on parle de revenu du capital, c’est un revenu primaire)
J’emprunte 100 euros au taux de 5%, je rembourserai 105 euros. Ecart de 5 euros = 5% de 100 : c’est un coût.
Donc le taux d’intérêt est un coût pour l’emprunteur et un revenu (une rémunération) pour le prêteur.
!!! créancier : celui qui prête l’argent. La somme qu’il a prêtée correspond à la créance. Mais la même opération peut être analysée du point de vue de celui qui a emprunté, c’est le débiteur et il a contracté une dette vis-à-vis du créancier.
Dette : engagement de remboursement d’une somme d’argent. Celui qui détient une dette envers quelqu’un est son débiteur. Les dettes sont inscrites au passif (comme dans le bilan de l’entreprise : passif : d’où viennent les ressources ? : fonds propres + dettes).
Créance : droit d’exiger le versement d’une somme d’argent. Celui qui détient une créance sur quelqu’un est son créancier. Les créances sont inscrites à l’actif du bilan.
∆ Les deux termes sont complémentaires : deux points de vue sur la même opération. Il n’y a pas de crédit sans ces deux agents. L’un ne va pas sans l’autre. Tout créancier à son débiteur et inversement.
B) Le marché des fonds prêtables
Doc.3 p.97
7-offre de fonds croissante car plus le taux d’intérêt augmente plus il y a d’agents prêts à renoncer à une partie de leur revenu. La demande est décroissante car plus le coût du crédit augmente moins il y a d’agent disposés à s’endetter.
8-autorégulartion : si le taux d’intérêt est supérieur au taux d’équilibre, l’O est > à le D de fonds, donc le taux d’intérêt va diminuer faisant ↗ la demande et ↘ l’offre pour rejoindre l’équilibre.
Inversement si le taux est < au taux d’équilibre, alors l’O est < à la D, donc le taux va augmenter, faisant diminuer la demande et augmenter l’offre.
9-l'investisseurs renonce à son projet puisque les gains associés (rentabilité) sont inférieurs au coût du crédit (taux d'intérêt). Le projet n'est donc pas financé.
Pour comprendre comment se fixe le taux d’intérêt, les économistes travaillent à partir d’un modèle simplifié, « le marché des fonds prêtables », lieu hypothétique de rencontre entre l’offre et la demande de capitaux, en fonction du taux d’intérêt. Le taux d’intérêt est alors le prix d’équilibre fixé par le marché entre l’offre et la demande de capitaux.
Dans la réalité, la confrontation entre l’offre et la demande est importante, mais le taux d’intérêt est également déterminé par d’autres facteurs :
-il varie tout ‘abord avec le risque de crédit (plus l’emprunteur présente des garanties de remboursement et plus le taux d’intérêt est faible).
-ensuite, le taux varie avec la durée (plus le crédit est long et plus le taux d’intérêt est élevé).
-enfin, le taux d’intérêt dépend de l’inflation…
C) Taux d’intérêt réel et nominal (pourquoi l’inflation allège-t-elle le poids des dettes ?)
Doc.4 p.97
11-car le taux d’intérêt réel tient compte de l’évolution du niveau général des prix et il permet donc une approche plus fine de l’évolution du pouvoir d’achat de l’emprunteur ou du prêteur.
12-non, on ne le connaît pas car on ne connaît pas le niveau futur de l’inflation, mais on peut l’estimer à partir d’anticipations d’inflation qui sont déterminées à partir d’observations passées. En Europe par exemple, les agents savent que l'inflation a peu de chances de dépasser les 2%.
13-tx réel = tx nominal – inflation
Tx réel = 8 – 3 = 5%
mais attention cette formule est une approximation de la formule suivante :
Valeur réelle = (valeur nominale / indice des prix) x 100
j'explique : imaginons que vous disposiez d'un billet de 100 euros au début de l'année. Vous n'allez pas l'utliser pendant un an. En fin d'année, vous disposez toujours du billet, mais il n'a plus la même valeur qu'en début d'année car durant cette période les prix ont augmenté (inflation). La question que l'on doit se poser est la suivante. Quelle est la valeur de ce billet de 100 euros, exprimée en euros de début d'année (en euros n'ayant pas connu l'inflation donc).
produit en croix :
| date t | date t+1 | |
| indice des prix | 100 | 103 |
| valeur du billet | ? | 100 |
ce qui coûtait 100 en début d’année, coûte 103 en fin d’année. Mais quelle est la valeur à la date t+1 du billet de 100 euro, exprimée en euros de la date t ?
valeur du billet en t+1 exprimé en euros de t : 100/103 x 100 = 97,1
vous remarquez que la formule qui précède correspond au produit en croix, mais également à la formule notée précédemment :
Valeur réelle (97,1) = valeur nominale (100, le billet) / indice des prix (103) x 100 (base 100 de notre indice des prix)
Ainsi, disposer du billet de 100 euros en fin d'année, confère le même pouvoir d'achat que 97,1 euros en début d'année. Le pouvoir d'achat a donc diminué.
De même, en classe nous avons montré que si nous l'on prête 100 euros au taux d'intérêt de 8% alors, dans la mesure où l'inflation est de 3%, les 108 euros perçus en fin d'année n'aurons pas le mêm pouvoir d'achat que 108 euros en début d'année :
| t | t+1 | |
| prix | 100 | 103 |
| valeur des intérêts et du capital | 104.85 | 108 |
Ainsi les 108 euros que récupère le banquier en fin d'année ont en réalité le même pouvoir d'achat que 104,85 euros en début d'année, l'opération n'est donc pas aussi bonne pour le banquier. Inversement, pour l'emprunteur, on constate que la valeur réelle de son remboursement n'est pas aussi importante que prévu en terme de pouvoir d'achat. L'inflation a donc allégé le poids réel de la dette.
Reprenons le doc.4 p.93, question 13. Somme à rembourser en valeur réelle ?
10 000 euros à 8%, il faudra donc rembourser :
10 000 x 1,08 = 10 800 euros
Mais quelle est la valeur de ces 10800 euros remboursés en fin d'année, exprimée en euros de début d'année, c'est à dire en euros n'ayant pas connu l'inflation ? Quelle est leur valeur réelle ?
Valeur réelle = 10800/ 103 x 100 = 10485,4
Donc les 10800 euros que l'on rembourse en fin d'année ont le même pouvoir d'achat que 10485 euros en début d'année.
Si les prix n’avaient pas augmenté l’emprunteur aurait remboursé 10800 euros ayant la valeur de 10800 euros en début d’année. Alors qu’aujourd’hui il rembourse 10800 euros ayant la valeur de 10485 euros en début d’année. Ainsi on voit que le taux d'intérêt réel de l'emprunt n'est que de 4,85% (proche des 5% que nous avons trouvé précédemment, mais je vous l'ai dit, la première formule n'est qu'une aproximation fonctionnant pour de toutes petites variations).
On en conclut que l'inflation allège le poids des dettes.
On en reparle...
mardi 12 mai 2026
interrogation écrite (15 minutes)
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Reprenons le doc.4 p.97, question 13. Somme à rembourser en valeur réelle ?
10 000 euros à 8%, il faudra donc rembourser :
10 000 x 1,08 = 10 800 euros
Mais quelle est la valeur de ces 10800 euros remboursés en fin d'année, exprimée en euros de début d'année, c'est à dire en euros n'ayant pas connu l'inflation ? Quelle est leur valeur réelle ?
Valeur réelle = 10800/ 103 x 100 = 10485,4
Donc les 10800 euros que l'on rembourse en fin d'année ont le même pouvoir d'achat que 10485 euros en début d'année.
Si les prix n’avaient pas augmenté l’emprunteur aurait remboursé 10800 euros ayant la valeur de 10800 euros en début d’année. Alors qu’aujourd’hui il rembourse 10800 euros ayant la valeur de 10485 euros en début d’année. Ainsi on voit que le taux d'intérêt réel de l'emprunt n'est que de 4,85% (proche des 5% que nous avons trouvé précédemment, mais je vous l'ai dit, la première formule n'est qu'une aproximation fonctionnant pour de toutes petites variations).
On en conclut que l'inflation allège le poids des dettes.
Mais que se passe-t-il si le taux d'intérêt nominal est inférieur à l'inflation ?
Soit une économie qui connaît une inflation de 5%. Ce qui coûtait 100 euros au début de l'année coûte 105 euros en fin d'année. Imaginons le client d'une banque qui décide d'emprunter 100 euros au taux de 3% pour sa consommation. Il devra rembourser en fin d'année 103 euros. Ainsi, les 103 euros qu'il rendra à son banquier n'auront pas le même pouvoir d'achat que les 100 euros qu'il a emprunté en début d'année. Avec ces 103 euros, le banquier ne pourra pas acheter la même quantité de biens et services que le client avec 100 euros. Le banquier a donc fait une mauvaise opération et le client a lui fait une bonne opération. Voilà pourquoi l'on dit que l'inflation allège le poids de la dette. La somme que le client a remboursée n'a pas la même valeur que l'argent que le banquier lui a prêté.
Taux d’intérêt nominal : taux réellement fixé avec la banque et donnant lieu aux remboursements.
Taux d’intérêt réel : taux d’intérêt nominal auquel on déduit l’effet de l’augmentation des prix
14-le taux d'intérêt est négatif lorsque l'inflation est supérieure au taux d'intérêt. Situation favorable aux emprunteurs. On dit que l'argent est gratuit car la somme que l'on rembourse en fin de période à une valeur réelle inférieure à la somme que l'on a empruntée.
si j'emprunte 100 euros à 3% mais que l'inflation s'élève à 5 % sur la période alors :
taux d'intérêt réel = 3 - 5 = -2
J'ai emprunté 100 euros à 3% je rembourserai donc 103 euros. Mais ces 103 ne permettent pas d'acheter la même quantité de biens que les 100 euros en début d'année. 103/105 x 100 = 98,1. Avec 103 euros en fin d'année on a le même pouvoir d'achat qu'avec 98,1 euros en début d'année. L'emprunteur fait donc une excellente affaire, il a emprunté une certaine somme et il rembourse un capital qui correspond à une somme inférieure. C'est comme si on lui faisait cadeau d'une partie de son crédit, on lui fait cadeau de 1,9 euro (100 -98,1 = 1,9).
Q3 : D’où viennent les revenus des ménages et comment les utilisent-ils ?
O3 : savoir que le revenu disponible des ménages se répartit entre consommation et épargne et qu’ils peuvent dégager des capacités ou des besoins de financement.
I/ D’où viennent les revenus des ménages ?
A) Les revenus primaires
Doc.1 p.98
Revenus primaires : revenus réguliers issus du travail, du capital ou des deux. Revenus avant les opérations de redistribution. On distingue :
-revenus du travail (salaires, primes, heures supplémentaires)
-revenus du capital (loyers, intérêts, dividendes…)
-revenus mixtes (honoraires du médecin ou de l’avocat, profits de l’entreprise individuelle)
Donc revenus primaires = revenus du travail + revenus du capital + revenus mixtes
B) Des revenus primaires au revenu disponible brut
Doc.1 p.98
1-RDB = RP – Impôts – Cotisations + transferts versés (Prestations sociales)
RDB = RP – Impôts – Cotisations + Prestations sociales + transferts entre ménages
RDB = RP – (Impôts + Cotisations) + Prestations sociales + transferts entre ménages
RDB = RP – prélèvements obligatoires + prestations sociales + transferts entre ménages
On retranche les impôts et cotisations sociales des revenus primaires et l’on ajoute les prestations sociales (revenus de transferts : allocations familiales, RSA, pensions de retraite, allocations chômage).
Revenu disponible brut : revenu après les différentes opérations de redistribution. Revenus primaires moins prélèvements obligatoires + prestations sociales + autres transferts.
II/ comment les ménages utilisent-ils leur revenu ?
A) Epargne et consommation
Doc.1 p.98
2-taux d’épargne = épargne / RDB x100
198/1389 x 100 = 14,25
En France, en 2017, d’après l’insee, sur 100 euros de revenu disponible brut, les ménages en épargnent 14,25.
3-l’épargne est utilisée pour la FBCF (investissement en logement+ I des EI) et en capacité de financement.
4-on peut dégager une capacité de financement et être pourtant endetté, puisque la dette est mensualisée, c’est une partie du RDB, et une autre partie du RDB peut être consacrée à de la capacité de financement.
mardi 19 mai 2026
correction de l'IE du 12/05
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B) Comment arbitrer entre consommation et épargne ?
1) A CT, à l’aide du taux d’intérêt et du taux d’inflation
stratégie à court terme. Au quotidien cette question est tranchée par l’économiste à travers l’étude du taux d’intérêt auquel l’argent est placé s’il n’est pas consommé immédiatement. Le taux d'intérêt peut être défini comme le prix de l'argent (c'est en fait le prix du service financier rendu par une banque à son client. N'oublions pas que la banque (le créancier) renonce à cet argent pour le prêter, il est donc normal de faire payer l'emprunteur -le débiteur- pour cette renonciation).
-Si le taux d’intérêt augmente (et s'il est supérieur au taux d'inflation), l’agent à intérêt à épargner car son placement lui permettra de consommer plus de biens dans le futur.
hypothèse 1:
taux d'inflation = 5 % L'ensemble de biens et services qui coutaient 100 euros en début d'année, coûte en fin d'année 105 euros
taux d'intérêt = 10% SI l'on place à la banque 100 euros en début d'année, on recevra 110 euros en fin d'année.
Dans ces conditions, l'agent a intérêt à placer son argent à la banque car avec les 110 euros récolter en fin d 'année il pourra acheter un nombre de biens et de services supérieur au nombre de biens et services qu'il aurait pu acheter en début d'année avec 100 euros.
110/105 x100 = 104,8
Ainsi, les 110 euros récupérés en fin d'année ont le même pouvoir d'achat que 104,8 euros en début. L'individu consommera plus avec 110 euros en fin d'année qu'avec 100 euros en début d'année, il a donc bien fait de placer son argent et d'attendre la fin d'année pour consommer.
-Si les taux d'intérêt sont faibles (et inférieurs à l'inflation) il a intérêt à consommer, voire même à emprunter pour consommer.
hypothèse 2:
taux d'inflation = 10 % L'ensemble de biens et services qui coutaient 100 euros en début d'année, coûte en fin d'année 110 euros
taux d'intérêt = 5% Si l'on place à la banque 100 euros en début d'année, on recevra 105 euros en fin d'année.
Dans ces conditions, l'agent a intérêt à consommer immédiatement car avec 100 euros en début d'année, il est possible de se procurer plus de b&s qu'avec 105 euros récolter en fin d'année après placement à la banque. En effet, l'ensemble de b&s acheter pour 100 euros en début coûte désormais 110 euros. Les 105 euros de placement sont donc insuffisants pour se procurer tout le panier de biens.
105/110 x 100 = 95,5
Ainsi, les 105 euros récupérés en fin d'année ont le même pouvoir d'achat que 95,5 euros en début. L'individu consommera moins avec 105 euros en fin d'année qu'avec 100 euros en début d'année, il aurait dû consommer en début d'année.
Donc, si taux d’intérêt supérieur au taux d’inflation : épargne
Si taux d’intérêt inférieur au taux d’inflation : consommation
2) L’épargne dépend du revenu et de l’âge
-stratégie à long terme. Le choix entre épargne et consommation varie en fonction de l'âge de l'individu (cycle de vie de Modigliani) : on emprunte dans un premier temps(car on est jeune, on prend des risque car on a l’avenir devant soi. Il faut payer la maison, la voiture et il faut s'équiper). Puis lorsque l’emprunt est remboursé (40-50 ans), on épargne, avant de puiser dans le patrimoine (désépargne) au cours de la retraite. Ajoutons à cela qu'en général les ménages cherchent à maintenir un niveau de consommation constant au cours de leur vie ou à l'augmenter légèrement.
-niveau de revenu : doc.2 p.95
5-en France, en 2011, d’après l’INSEE, sur 100 euros de RDB, les ménages du deuxième quintile en épargnent 5.
en France, en 2011, d’après l’INSEE, sur 100 euros de RDB, les ménages dont le chef de ménage est âgé de 50 à 59 ans en épargnent 18 euros.
6-plus le revenu augmente et plus le taux d’épargne augmente aussi. Plus le revenu augmente et plus la part des dépenses de consommation dans le revenu diminue. On satisfait l’ensemble de nos besoins avec un montant de consommation dont la part dans le RDB diminue à mesure que ce dernier augmente.
-âge
7-le taux d’épargne augmente avec l'âge (mais également le montant de l'épargne).
A la retraite, les revenus ont baissé mais les habitudes de consommation sont là, donc on puise dans le patrimoine et on épargne moins. Puis à partir de 70 ans, changement dans les habitudes de consommation, moins de voyages car moins apte à le faire et crainte de la vieillesse
Cycle de vie de Modigliani : les comportements d’épargne et de consommation dépendent de l’âge des agents : consommation / épargne / désépargne
C) Le recours au crédit
Doc.3 p.99
!!!en 2016, en France, d’après l’INSEE sur 100 ménages 42,7 ont un crédit à rembourser.
8-taux de détention = nb de ménages ayant un crédit/ nb de ménages x 100
Taux d’endettement = dette / RDB x 100
Comment expliquer l'augmentation du taux d'endettement en France ? Il s'agit tout d'abord ici de la dette privée (celle des ménages) et il n'y a donc pas de lien avec l'endettement de l'ensemble de la Nation et en particulier de l'Etat. Le taux d’endettement moyen des ménages évoqué ici est calculé en comparant l’encours total des crédits accordés aux ménages aux revenus totaux des ménages. Quand il atteint 100%, cela signifie que le montant des crédits accordés est équivalent aux montants des revenus cumulés des ménages. Alors pourquoi ça augmente ? Il n'y a de relation causale liée à des comportements spécifiques de la part des ménages...l'explication est ici mathématique :
taux d'endettement = dette des ménages/ RDB x 100
Donc si le taux augmente, c'est parce que le taux de croissance de la dette est supérieur au taux de croissance du revenu. Et en effet, dans la situation française, les revenus ont peu augmenté sur la périodes et en particulier entre 2008 (crise des subprimes) et 2018 puisque la croissance était très faible.
Taux d’intérêt réel = tx nominal – inflation
Beaucoup de ménages ont recours au crédit pour financer un investissement immobilier ou l’achat de certains biens de consommation comme une voiture : le crédit bancaire par laquelle une banque met une somme d’argent à leur disposition.
Le taux de remboursement bancaire pour une famille ne peut logiquement pas excéder 33% de son revenu disponible (normes pour les banques, mais certains organismes de crédit ne sont pas aussi rigoureux. Certains ménages ayant des capacités de remboursement trop faibles peuvent se retrouver en situation de surendettement s’ils ne peuvent rembourser les sommes contractées.
D) Approche comptable
Emplois : que fait-on de nos ressources ?
Ressources : d’où vient l’argent dont nous disposons ?
Compte de résultat du Ménage
| emplois | ressources |
|
-impôts -cotisations =RDB |
revenus primaires prestations sociales transferts entre ménages |
|
-consommation =Epargne Brute |
RDB |
|
-investissement = capacité de financement (Si EB>Investissements) |
Epargne Brute |
Q4 : D’où viennent les ressources de l’entreprise ?
O4 : savoir ce qu’est l’excédent brut d’exploitation et comprendre que les entreprises se financent par auto-financement et finance externe (emprunts bancaires et recours aux marchés financiers, en particulier actions et obligations).
I/ La création de richesse
A) Du CA à la VA
Doc.1 p.100
Production = Chiffre d’affaire = recette = Prix x Quantités vendues
Au sens comptable, il faut tenir compte de la variation des stocks. Si l’entreprise accroît ses stocks, elle accroît la valeur de toute sa production (production au sens du résultat, ce que l’on a produit, évaluée au prix de marché).
Mais nous négligerons la variation de stocks
P = CA = p x Qv
Soit un artisan qui produit des tables en bois et qui les vend 100€ pièce. Pour une quantité de 1000 tables produites, on évaluera sa production à 100.000 €. Il s’est endetté à hauteur de 50 000 euros pour son atelier et l’achat des outils et des machines nécessaires. Il a un salarié qu’il paie 1500 euros par mois. il utilise 10 euros de bois, 3 euros de clous et d evis, 5 euros de peinture et 20 euros d'aluminium pour fabiquer une table.
Le plus souvent, la production désigne l’ensemble des biens ou services vendus sur un marché, il s’agit alors de la recette du producteur, on parle de chiffre d’affaires (CA). Plus le CA est important (plus il vend de table), plus son profit le sera également.
jeudi 21 mai 2026
A) Du CA à la VA
Doc.1 p.100
Production = Chiffre d’affaire = recette = Prix x Quantités vendues
Au sens comptable, il faut tenir compte de la variation des stocks. Si l’entreprise accroît ses stocks, elle accroît la valeur de toute sa production (production au sens du résultat, ce que l’on a produit, évaluée au prix de marché).
Mais nous négligerons la variation de stocks
P = CA = p x Qv
Soit un artisan qui produit des tables en bois et qui les vend 100€ pièce. Pour une quantité de 1000 tables produites, on évaluera sa production à 100.000 €. Il s’est endetté à hauteur de 50 000 euros pour son atelier et l’achat des outils et des machines nécessaires. Il a un salarié qu’il paie 1500 euros par mois. il utilise 10 euros de bois, 3 euros de clous et d evis, 5 euros de peinture et 20 euros d'aluminium pour fabiquer une table.
Le plus souvent, la production désigne l’ensemble des biens ou services vendus sur un marché, il s’agit alors de la recette du producteur, on parle de chiffre d’affaires (CA). Plus le CA est important (plus il vend de table), plus son profit le sera également.
Mais cet indicateur de la production est imparfait et il ne correspond pas parfaitement à la richesse créée par l’artisan, pourquoi ?
-le producteur n’a pas produit (créé) le bois, ni les clous ni les vis nécessaires à la fabrication des tables, électricité qui compose pourtant son prix de vente. Le producteur ne proposera pas un prix inférieur à la somme des éléments qui constitue le produit fini et qu’il a dû se procurer.
Les consommations intermédiaires ont été achetées par l’entreprise, elles correspondent à l’ensemble des biens et services qui sont détruits, transformés ou incorporés au produit fini lors du processus de production. Ces consommations intermédiaires ne sont utilisées qu’une seule fois.
Valeur Ajoutée = la vraie richesse créée par l'entreprise = CA – CI
dans notre exemple :
VA = 100 000 - (10 + 3 + 5 + 20) x 1 000
VA= 100 000 - 38 000
VA = 62 000
retour au doc.1
1-VA = CA-CI 1186 = 2819,1-1633,1
!!! pour calculer la richesse produite dans un pays :
PIB = somme des VA + TVA + Droits de douanes – Subventions aux importations.
Voilà pourquoi nous dirons que le PIB propose une approche par l’offre.
B) le partage de la VA (de la VA à l’EBE et au-delà)
Pourquoi nous dirons que le PIB propose une approche par les revenus.
VA = salaires et cotisations + impôts sur la production + EBE
EBE = VA – salaires et cotisations sociales – impôts sur la production
Doc.1 p.100
2-non, on déduit de la VA les charges de personnels et les impôts sur la production. Ces charges financières rémunèrent le capital qui a été apporté dans l’entreprise.
3-Part des salaires = 957,8/ 1476,6 x 100 = 64,9 (sur 100 euros de valeur ajoutée, 64,9 sont destinés à la rémunération des salariés)
Taux de marge = EBE/VA = 483,5/ 1476,6 x100 = 32,7 (sur 100 euros de VA, 32,7 sont destinés à la rémunération du capital, aux capitalistes, à l'EBE, aux profits)
Que fait-on de l’EBE ?
EBE = intérêts d’emprunts + impôts sur les bénéfices + Bénéfice net
Bénéfice net = dividendes + Epargne Brute
EBE = dividendes + intérêts + impôts sur les sociétés, sur les bénéfices + Epargne Brute (EB)
Epargne Brute = FBCF (investissement) + placements financiers + Bénéfices mis en réserve (capacité de financement)
Doc.2 p.100
4-483,5 – 61,5– 87,8– 14,4= 320,1
5- actionnaires : dividendes / prêteurs : intérêts / administrations : impôts
6-FBCF + capacité de financement (y compris donc, les placements financiers)
7-EB = FBCF + CF
CF = EB – FBCF = 320,1 – 336= -15,9 donc besoin de financement de 15,9 milliards d’euros
Mise en évidence des revenus distribués
EBE = dividendes + intérêts + impôts sur les sociétés, sur les bénéfices + Epargne Brute (EB)
Epargne brute = FBCF + placements financiers + bénéfices mis en réserve
répartion de la VA (Doc le partage de la va)
C) Approche comptable
Compte de résultat de l’Entreprise
| emplois | ressources |
|
-CI =VA |
Production (chiffre d’affaire) |
|
-rémunération salariés -impôts sur la production = EBE |
VA |
|
-intérêt d’emprunt/ dividendes -impôts sur les bénéfices = Epargne Brute (EB) |
EBE |
| -investissement |
EB besoin de financement |
II/ les différentes sources de financement
A) L'autofinancement (financement interne)
doc.3 p.101
taux d’autofinancement : Epargne Brute / FBCF X 100
taux de marge = EBE /VA x 100
taux d’investissement = FBCF / VA x 1000
1-taux d’autofinancement >100% : épargne brute > FBCF
2-en France en 2023, d’après l’insee, l’épargne brute représente 95,3% de la FBCF (sur 100 euros de FBCF, 95,3 sont financés par l’EB), sur 100 euros de VA, les entreprises en consacrent 22,8 à la FBCF, sur 100 euros de VA, 32,7 sont destinés à la rémunération du capital.
3-Augmentation significative du taux de marge et légère augmentation des investissements : donc augmentation du taux d’autofinancement. Si la part des profits dans la VA augmente, alors les entreprises vont davantage pouvoir financer elle-même leurs investissements.
B) financement externe
doc.1 p.102
1) externe direct
1-financement sur fonds propres : le capital apporté à l’entreprise vient des nouveaux propriétaires (les actionnaires sont propriétaires donc l’argent qu’ils apportent correspond à des fonds propres), mais il vient également des bénéfices mis en réserves.
Financement par endettement : emprunt auprès d’un autre agent économique, ménage ou société financière ou non financière.
2- opposition action /obligation
-titre de propriété / titre de créance
-revenu qui correspond à un % des profits (dividende) / revenu qui correspond à un intérêt d'emprunt
-les actions sont émises par les entreprises / les obligations sont émises par les entreprises et les Etats
4-les entreprises se financent essentiellement par le crédit bancaire, puis par l’émission d’obligation (donc endettement toujours très fort), alors que les émissions d’action n’arrivent qu’en 3ème.
Les à agents à CF et à BDF se retrouvent sur le marché monétaire ou à la bourse
2) externe indirect
-financement monétaire : crédit financé par de la création ex-nihilo. La plupart des crédits immobiliers correspondent à de la création monétaire, simple jeu d’écritures. Le crédit fait le dépôt.
-financement non monétaire : Parce que la banque sert d’intermédiaire entre l’agent à capacité et celui à besoin de financement. Elle permet de rendre compatible un besoin de financement à long terme et une volonté d’épargne à CT. La banque fait l'intermédiaire entre un risque élevé, rémunérateur de LT (investissement pour l'entreprise) et une demande de risque faible, peu rémunérateur et à CT (épargne du ménage). La banque permet donc la mise en relation d'une capacité de financement d'un agent qui n'aime pas le risque et qui veut des placements sûrs et liquide (CT), avec le besoin de financement d'un agent qui est motivé par le risque et sa forte rémunération à LT. Le dépôt fait le crédit.
Des entreprises déjà très endettées peuvent avoir intérêt à se financer sur fonds propres en émettant des actions.
mardi 26 mai 2026
prof absent
mard 28 mai 2026
Q5 : L’Etat est-il un agent économique comme un autre pour ses besoins de financement ?
O5 : Savoir que le solde budgétaire résulte de la différence entre les recettes (fiscales et non fiscales) et les dépenses de l’Etat ; comprendre que le déficit budgétaire est financé par l’emprunt et savoir qu’une politique de dépenses publiques peut avoir des effets contradictoires sur l’activité (relance de la demande / effet d’éviction).
I/ Qu’est-ce qu’un solde budgétaire de l’Etat ?
A) Recettes et dépenses
Budget de l’Etat : ensemble des dépenses et des recettes de l’Etat
1) Les recettes fiscales et non fiscales
-le budget est voté préalablement à sa mise en oeuvre
-il peut être révisé (adaptation possible en fonction de la conjoncture économique)
-le budget est soit en excédent, soit en déficit, soit à l'équilibre
Doc.2 p.104
1-définir le terme recette : les recettes correspondent à des revenus pour l’agent étudié, ici l’Etat
2-phrase avec la donnée (TVA) : en France, en 2024, sur 100 euros de recettes, 29 euros proviennent de la TVA (c'était 52 en 2018). Il s’agit d’un impôt sur la dépense puisque les consommateurs paient cet impôt lors de leurs actes d’achat.
3-quelles sont les principales recettes de l’Etat ?
Les principales recettes de l’Etat sont constituées d’impôts et de taxe comme la TVA, l’impôt sur le revenu ou l’impôt sur les sociétés, ce sont les recettes fiscales. Les recettes de l’Etat proviennent pour une large part de la TVA et dans une moindre mesure de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés.
Ainsi, on peut retenir :
-un ordre de grandeur : les recettes s’établissent à environ 325,7 milliards d’euros d'après la Cour des Comptes.
-la TVA représente entre 1/3 et la moitié des recettes de l’Etat. Concernant la TVA on peut ajouter d’une part que cet impôt sur la consommation varie en fonction du type de produit concerné. Ainsi, généralement la TVA est à 20% pour la majorité des produits, mais dans le cas des biens culturels, elle s’élève à 5,5% pour les livres et 2,1% pour les spectacles vivants. Cela s’explique par la volonté de l’Etat d’inciter à la consommation de produits culturels. Enfin, on peut ajouter que la TVA est un impôt très inégalitaire puisque tous les consommateurs paient la même chose pour l’achat d’un même bien. La TVA représente donc un poids plus lourd pour les ménages les moins favorisés, et moins lourd pour les plus favorisé (on dit que c’est un impôt dégressif : son poids diminue à mesure que le revenu augmente).
On peut ajouter les recettes non fiscales : dividendes sur participation de l’Etat, produit de la vente de biens et de services comme la française des jeux, amendes pour infractions au code de conduite ou aux règles de la concurrence (16,9 milliards).
Recettes : les recettes fiscales sont les sommes perçues par les administrations publiques provenant des impôts et des taxes.
Les recettes non fiscales sont, par opposition, les autres recettes (dividendes de l’Etat actionnaires, intérêts des créances…). Revenus du patrimoine de l’Etat, dividendes des entreprises dont l’Etat est actionnaire, recettes des activités industrielles et commerciales, produits des jeux, recettes des amendes, dos, legs.
2) Les dépenses
Doc. 2 p.104
1-définir le terme dépenses : les dépenses correspondent au financement des différents missions que l’Etat doit réaliser.
2-phrase avec éducation : en France, en 2024 d’après la direction du budget, sur 100 euros de dépenses, l'Etat en consacre 15 à l'éducation.
3-quelles sont les principales dépenses de l’Etat ?
Les dépenses sont de natures différentes : financement de services non marchands (éducation, défense..), distribution de revenus (primaires aux fonctionnaires et de transferts aux différents allocataires) et paiement des intérêts sur la dette de l’Etat (charge de la dette).
Les principaux postes budgétaires de dépenses de l’Etat concernent l’éducation, la sécurité intérieure et extérieure, mais aussi les intérêts de la dette.
Leur orientation dépend essentiellement de problématiques conjoncturelles, structurelles, tutélaires et politiques.
Les Administrations publiques (APU) produisent des services non marchands qui constituent le service public (ensemble des activités assuré par la puissance publique dans le but de satisfaire des besoins sociaux (éducation, santé, sécurité…). En 2024, les dépenses de l’Etat se chiffrait à 443,4 milliards d’euros d'après la Cour des Comptes.
B) Les différents soldes
1) Les soldes sont déficitaires ou excédentaires
Solde budgétaire : écart (positif ou négatif) entre les recettes et les dépenses du budget d’un agent économique (de l’Etat).
Solde budgétaire = Recettes – dépenses
Si R-D > 0 : solde excédentaire
Si R-D <0 : solde déficitaire
Si R-D = 0 : le budget (le solde) est à l'équilibre
Doc.2 p.100 question 6 : en France en 2024 d’après la Direction du Budget, le solde budgétaire de l’Etat est déficitaire à hauteur de 148 milliards d’euros. L’Etat va donc devoir se refinancer sur les marchés financiers car il est en besoin de financement (ses recettes ne couvrent pas intégralement ses dépenses).
2) De quels agents parle-t-on ?
Quelles sont les 3 APU ? Etat et administrations centrales, APU locales et APU de SS. Attention, les organismes divers d’administration centrale (ODAC) correspondent en particulier aux préfecture et sous-préfectures.
L’Etat est l’administration qui qui dégage le besoin de financement le plus important, et de manière structurelle, alors que les autres APU ont des déficits moins importants, et peuvent même parfois être en situation d’excédent (APU SS en 2017).
!!!ne pas confondre déficit de l’Etat (on parle de déficit budgétaire) et le déficit public qui correspond à la somme des déficits des 3 APU. Lorsque l’on parle de la règle des 3% du PIB comme limite maximum du déficit (voir Traité de Maastricht), il s’agit du déficit public.
Les prélèvements obligatoires représentent l’ensemble des impôts, taxes et cotisations sociales prélevés par les administrations publiques (APU).
Doc. La répartition de la dépenses publique en 2013
On s'aperçoit que près de la moitié de la dépense publique correspond aux dépenses de la Sécuité Sociale.
Sécurité sociale – les recettes de la sécurité sociale sont principalement composées de cotisations sociales, patronales et salariales, ainsi que des impôts comme la CSG (contribution sociale généralisée). Les principales dépenses de la sécurité sociale sont liées à la branche vieillesse (retraite), à la branche maladie (remboursement des dépenses de santé).
Collectivités territoriales – Il existe aussi une fiscalité pour financer les collectivités territoriales : taxe foncière, taxe d’habitation. Par ailleurs, ces collectivités locales reçoivent également des dotations de l’Etat pour assurer les missions qui leur ont été déléguées par la décentralisation. Le transfert de compétences s’est accompagné d’un transfert financier. Les principaux postes de dépenses sont liés à la construction d’équipements scolaires, l’entretien des routes (régions), le versement des aides sociales (département), services de proximité (communes).
Dépense publique : ensemble des dépenses relatives aux missions des APU centrales, locales et de sécurité sociale. Il s’agit pour l’essentiel de la production de services non marchands et de prestations sociales.
II/ comment le déficit peut-il être financé ?
A) L’emprunt
les administrations publiques se financent auprès d’agents à capacité du financement qui peuvent être des agents résidents ou non résidents. L'Etat va alors émettre des titres de créances comme les obligations ou des bons du trésor
Ex : titre de dette souveraine (obligations d’Etat essentiellement ou bons du trésor en versant des intérêts aux prêteurs.
En France, en 2017, d’après Alternatives Economiques, sur 100 euros de dette publique, 7 sont financés par des banques qui achètent des obligations d’Etat et 56 euros sont financés par des agents non résidents.
Le risque du financement par l’emprunt intervient lorsque la dette est détenue majoritairement par des agents non-résidents qui pourraient exiger le remboursement de l’emprunt. (Par exemple, le Japon a une dette publique qui s’élève à 200% du PIB mais comme cette dette est détenue principalement par des agents japonais cela ne pose pas de problème).
B) L’inflation
on finance le déficit par de l'inflation pour plusieurs raisons :
-l'inflation allège le poids des dettes comme nous l'avons vu précédemment (la somme que je rembourse n'a pas le mêm pouyvouir d'achat que la somme que j'ai empruntée).
-Une économie qui connaît l'inflation est en général en phase de croissance. L'inflation accompagne la croissance. S'il y a de l'inflation, il y a alors de la croissance, donc plus de richesses créées, ce qui permet d'augmenter les recettes fiscales pour rembourser les créanciers. Par ailleurs le taux d'endettement (donc le poids de la dette : Dette/PIB x100) aura tendance à diminuer car le dénominateur augmente plus vite que le numérateur.
-dernier argument : si l'Etat fait fonctionner sa planche à billet pour rembourser ses créanciers, il augmente la masse monétaire plus rapidement que n'augmente la création de richesses, ce qui produit de l'inflation.
Lorsqu’ils n’étaient pas tenus par le respect des contraintes de Maastricht les Etats pouvaient financer leur déficit par de l’inflation, cette dernière réduisant le coût réel de la dette. On dit que l'inflation allège le poids des dettes.
Mais aujourd’hui, les pays de la zone euro doivent respecter certaines bornes dans la conduite de leur politique monétaire.
Les taux d’intérêt des pays de la zone euro ne peuvent être supérieurs ou inférieurs de plus de 2 points à la moyenne des 3 pays de la zone aux taux d’intérêt les plus faibles. Par ailleurs, chaque pays doit avoir une inflation comprise dans une borne de fluctuation de plus ou moins 1,5 point, par rapport aux trois pays ayant l’inflation la plus faible.
C) Le financement du déficit par l’emprunt accroît la dette
doc.4 p.105
11- la dette publique croît de manière régulière entre 1978 et 2017 avec de légères oscillations. En 1978, elle représentait 21,2% du PIB tandis qu’elle atteint 98,5% du PIB en 2017, soit aune augmentation de 77,3 points de %. La dette connaît de forte augmentation en 1993, 2008 (crise des subprimes) et 2020 (covid) (trois années où l'économie française a connu la récession - ralentissement économique-, ce n'est arrivé que 4 fois depuis 1945)
On observe que la dette ne cesse d’augmenter et que le solde public est toujours déficitaire. Donc la dette augmente à chaque fois que l’on est en déficit. La dette correspond au cumul des déficits. Quand le déficit se creuse fortement la dette augmente fortement et lorsque le déficit se réduit, la dette ralentit (attention la dette augmente mais moins vite).
Les critères de Maastricht (règles budgétaires européennes) nous impose un déficit < à 3% et une dette publique < à 60%. Le critère de la dette n’est plus respecté depuis 2002 et le critère du déficit n’a pas été respecté entre 2009 et 2016 ainsi qu'entre 1992 et 1997.
La dette publique est le cumul des déficits de toutes les administrations publiques (Etat, Sécurité sociale, collectivités locales). Depuis trente ans les déficits publics se sont accumulés pour atteindre une dette publique de plus de 2000 milliards d’euros (soit > 100% du PIB).
La dette publique peut entraîner un effet « boule de neige » si les taux d’intérêt sont supérieurs à la croissance.
On retient donc que c’est l’accumulation des déficits dans le temps qui produit l’augmentation de l’endettement.
80% de la dette publique relève de l’Etat, 9% des collectivités locales et 11 % des APUSS
le déficit de la sécurité sociale s'explique donc essentiellement par les dépenses de la branche vieillesse d'une part et maladie d'autre part. Dans les deux cas, ces déficits doivent être mis en relation avec le phénomène de vieillissement de la population française.
Déficit public : situation dans laquelle les dépenses des APU d’Etat, de SS et des collectivités locales sont supérieures à leurs recettes.
Déficit budgétaire : situation spécifique au budget de l’Etat. Donc notion incluse dans le déficit public.
Dette publique : accumulation des déficits publics. Elle augmente à chaque fois qu’un déficit public est financé par l’emprunt.
mardi 2 juin 2026
exposé de James sur l'inflation du prix à la pompe.
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Focus 5 – Les politiques économiques
On distingue d’abord les politiques structurelles (de long terme) et les politiques conjoncturelles (de court terme). Ces dernières sont mises en œuvre pour répondre à la situation économique du moment (la conjoncture économique). Pour faire simple, soit l’économie est en expansion et elle génère de l’inflation, soit elle est en récession/dépression et elle provoque du chômage. Ainsi, nous sommes de toute façon confrontés à un problème, c’est le dilemme inflation / chômage.
Pour répondre à l’inflation ou au chômage les gouvernements économiques disposent de deux outils majeurs : la politique budgétaire et la politique monétaire.
-la politique budgétaire :
1) la politique de relance
Lorsque l’économie est en crise (ralentissement économique et augmentation du chômage), le gouvernement économique pratique la relance budgétaire. IL s'agit de relancer la demande (C+I).
On creuse volontairement le déficit : accroissement des dépenses et réduction des recettes fiscales
-accroissement des dépenses : investissements publics, augmentation des allocations chômage ou des prestations sociales pour le logement, le handicap : de sorte que l’on donne des revenus supplémentaires qui seront dépenses dans l’économie…
-réduction des impôts : on baisse les impôts sur le revenus de 20 à 15% de sorte que les agents ont plus de revenus à dépenser.
Une relance budgétaire peut relever d'une action involontaire (on laisse le budget réguler l'activité : stabilisateurs automatiques) ou d'une action volontariste (on modifie volontairement les conditions de la dépense ou de la fiscalité).
2) Les stabilisateurs automatiques
En situation de récession on observe une diminution des recettes fiscales : on ne touche pas au taux d’imposition (on ne le baisse pas) mais comme il y a moins de richesse créée, alors naturellement les recettes fiscales sont moins importantes.
Inversement, en situation de récession on observe une hausse des dépenses publiques: la récession fait augmenter le chômage donc il y a plus d’allocations à verser.
Ainsi, même en l’absence d’action volontariste de l’Etat, le budget exerce une influence contra-cyclique grâce aux stabilisateurs automatiques : à structure de dépenses et recettes identiques, si la situation économique se dégrade, les recettes fiscales diminuent alors que les dépenses augmentent.
J’explique : qu’entend-on par « à structure identique » ? eh bien en imaginant que le gouvernement ne modifie pas sa politique de versement des aides sociales ni sa politique fiscale. Faisons l’hypothèse d’une situation de crise qui nécessiterait une relance. Dans ce cas on imagine que le gouvernement pourrait réduire les taux d’imposition sur les revenus et faciliter les conditions de versement des aides sociales. Eh bien ici, l’Etat ne va rien faire, il ne touche ni aux taux d’imposition, ni aux conditions de l’aide sociale. Comme nous sommes en crises, il y aura moins de richesses créées donc les recettes fiscales seront plus faibles (baisse des impôts). Par ailleurs, le chômage augmentant il y aura plus d’allocations à verser (augmentation de la dépense). Sans avoir rien fait, en laissant agir le budget, on observe que ce dernier met en place une forme de relance de la demande. Le budget a stabilisé automatiquement la situation économique. On laisse faire les stabilisateurs automatiques. Le déficit se creuse, cela contribue à soutenir l’activité économique.
Inversement, en période d’expansion (où l’on risque la surchauffe inflationniste), les recettes fiscales augmentent car on crée plus de richesses et la dépense publique diminue car il y a moins de chômeurs. On réduit alors le déficit, voire, on crée des excédents. En cas d’accélération, les recettes fiscales augmentent, les dépensent baissent, ce qui contribue à ralentir l’activité.
Ainsi, on retient que les stabilisateurs automatiques agissent toujours de façon contra-cyclique.
3) Relance de la demande (objectifs) par une action volontariste
Désormais, l’Etat intervient de manière plus volontariste : s’il souhaite diminuer les impôts il va réduire les taux d’imposition de sorte qu’à niveau de richesse créée constant, les recettes diminuent. S’il souhaite augmenter les recettes fiscales (les impôts), il augmente le taux d’imposition. Côté dépenses, l’Etat peut décider d’augmenter le montant de l’allocation chômage, ou les salaires des fonctionnaires en situation de crise pour soutenir la demande ou de diminuer ce même montant s’il souhaite baisser la dépense.
Dépense : investissement public, salaires fonctionnaires, montant des aides sociales.
La hausse des revenus impacte directement la consommation, tandis que les investissements publics vont générer des emplois qui seront à la source de nouveaux revenus destinés à être dépensés en consommation. Donc les entreprises devront produire plus. L’économie connaît un cercle vertueux car il va falloir répondre à cette hausse de la demande. Pour cela les entreprises vont devoir investir. Les deux principales composantes de la demande globale sont désormais activées (consommation et investissement) qui vont stimuler l’offre, relancer la croissance et ainsi faire baisser le chômage.
Une politique budgétaire de relance par une hausse du déficit de l’Etat peut être utile. Effet multiplicateur.
Imaginons une entreprise privée ou publique qui décide de réaliser sur le territoire national un investissement de 100 millions (construction d’un parc d’attraction). A cette fin, elle commande des biens d’équipement à d’autres entreprises qui pour leur réalisation embauchent des travailleurs, ce qui constituent une création d’emplois directs.
Cette activité économique se traduit par une distribution de revenus pour un montant de 100 millions aux propriétaires et aux salariés des entreprises fabriquant ces biens d’équipement. Ces agents vont ensuite utiliser leur revenu supplémentaire, en partie sous forme d’achat de b& s de consommation (80 millions si l’on considère que la propension moyenne à consommer s’élève à 80%).
Ces dépenses constituent alors des revenus pour les commerçants, leurs fournisseurs, leurs employés (première vague de création d’emplois indirects), revenus qu’ils dépenseront à leur tour à hauteur de 80% (80% de 80 = 64%).
Ces 64 millions feront à leur tour l’objet d’un partage consommation épargne qui engendrera 51,2 millions de dépenses de consommation (2ième vague d’emplois indirects).
Puis les 51,2 millions de dépenses engendreront 51,2 millions de revenus qui seront en partie épargnés et en partie consommés pour un montant de 40,96 millions.
Etc
Etc…
Au total, l’analyse montre que les 100 millions initiaux ont donné lieu à 500 millions d’euros de revenus (100+80+64+51,2+40,96+… = 500)
On retient du multiplicateur keynésien :
● Tout investissement initial (privé ou public) va générer une somme de revenus dont le multiple dépend de la propension à épargner des agents. Plus l’épargne est importante plus le multiplicateur est faible.
● On retient également que l’égalité I= S est respecté a posteriori (ex-post), puisque la somme de l’épargne accumulée en fin de cycle correspond à l’investissement initial.
● L’ouverture des économies contribue également à affaiblir l’effet du multiplicateur
Une politique volontariste en revanche peut-être contra-cyclique (politiques de grands travaux en 1929 aux E-U) ou pro-cyclique (comme aujourd’hui en Europe).
jeudi 4 mai 2026
-La politique monétaire
La banque centrale (BC) est la banque des banques. Entre elles, les banques commerciales et la BC utilise une monnaie appelée « monnaie centrale ». Elle est constituée des billets de banques et de la monnaie scripturale créditée sur les comptes des banques commerciales à la BC, leurs dépôts.
Ainsi, nous constatons que nous utilisons aussi parfois de la monnaie centrale et ceci est un frein au pouvoir de création monétaire des banques commerciales. En effet, les banques commerciales créant la monnaie à partir de rien, par de simples jeux d’écriture, on pourrait croire que leur pouvoir de création monétaire est illimité. Or ce n’est pas le cas. Dans la mesure ou parfois les clients des banques retirent de l’argent sous forme de billets, les banques commerciales doivent en posséder suffisamment pour répondre à la demande de leurs clients. Ainsi, si l’on fait l’hypothèse que les clients retirent 10% de leurs dépôts sous forme de billets, alors une banque qui disposerait de 10 billets de 100 euros (soit 1000 euros) peut créer 10000 euros de monnaie (10000 euros de crédits).On retient donc l’idée que les banques commerciales doivent avoir des réserves en monnaie centrale pour accorder des crédits et répondre à la demande de billets des clients.
La BC est attentive au niveau de la Masse Monétaire (MM). L’idée est d’avoir une croissance de la MM qui accompagne celle de la production de b& s. En effet l’inflation apparaît dans une économie lorsque la MM croît plus rapidement que le PIB. Ni trop d’argent ni trop peu. S’il y a trop d’argent (inflation) et s’il n’y en a pas assez crise de liquidité.
Masse monétaire : ensemble des actifs liquides, susceptibles d’être utilisés dans le règlement des dettes détenues à un moment donné par les agents économiques.
M1 = pièces + billets + dépôts à vue (divisionnaire+fiduciaire+scripturale)
M2 = M1 + dépôts à terme d'échéance < à 2 ans avec préavis de remboursement inférieur à 3 mois (livret A, livret jeune).
M2 = M1 + livret A, livret jeune, compte épargne logement (comptes sur livrets : CODEVI, livret d’épargne populaire)
Comment la BC peut-elle contrôler le niveau de la masse monétaire ? (les 3 outils de la politique monétaire).
1) Le taux d’intérêt
Dans le cas du taux d’intérêt, la relation n’a plus de secret pour vous. En situation de relance monétaire, la BC augmente la quantité de monnaie centrale qu’elle offre au marché (choc d’offre positif), les autorités baissent le taux directeur auquel les banques commerciales vont se refinancer auprès d’elle. Si l’on considère que le taux d’intérêt est le prix de l’argent, alors, une baisse des taux constitue une baisse du prix de la monnaie et l’on s’attend donc à ce que la demande de crédit adressée aux banques commerciales augmente (demande de monnaie pour consommer ou pour investir). En facilitant l’accès à la liquidité pour les banques, la BC stimule la demande globale à travers les crédits à la consommation et à l’investissement. La croissance est relancée à travers les canaux de l’offre et de la demande. Inversement, pour lutter contre l’inflation, la BC doit mener la rigueur monétaire en augmentant afin de rendre la monnaie plus rare dans l’économie.
2) Le taux de réserve obligatoire
Dans le cas du taux de réserve obligatoire, le principe est le suivant. Lorsqu’une banque dispose de monnaie centrale elle peut accorder plus de crédit qu’elle ne détient de monnaie en comptant sur le fait que tous les agents ne viendront pas retirer leur argent en même temps. Ainsi, si les clients ne demandent en moyenne que 10% de leurs dépôts en monnaie centrale, une banque qui dispose de 100 euros de monnaie centrale peut espérer créer 1000 euros de crédits. Ici, le taux de réserve obligatoire s’élève à 10%. Imaginons à présent que les autorités monétaires décident de mener une politique de relance de la demande par la monnaie, elles peuvent alors diminuer le taux de réserve obligatoire, par exemple à 5%. Dans l’exemple précédent, la banque qui dispose de 100 euros de monnaie centrale pourra accorder 2000 euros de crédits (les 100 euros dont dispose la banque, correspondent bien à 5% du volume de crédit qu’elle peut octroyer). A noter par ailleurs que les clients ont, eux, toujours une tendance à utiliser des billets dans 10% de leurs dépenses, ce qui signifie que la banque devra éventuellement se procurer quelques euros supplémentaires pour faire face à la demande de ses clients en monnaie centrale. Dans tous les cas, cette mesure vise à stimuler l’offre de crédit et ainsi à favoriser la consommation et l’investissement. Inversement, la rigueur monétaire consiste à augmenter le taux de réserve obligatoire.
3) La liste des créances négociables
L’intervention de la BC sur le marché interbancaire a lieu lorsqu’une banque ne parvient pas à se refinancer. L’opération consiste pour la BC à élargir ou à réduire la liste des titres de créances négociables qu’elle s’apprête à refinancer. En d’autres termes, et de façon très simplifiée, les banques peuvent détenir des titres de créances sur d’autres agents (effet de commerce, billets de trésorerie, bon du trésor, obligations…) tout en ayant eux-mêmes des besoins de liquidités. Dans ce cas ils peuvent aller sur le marché monétaire et monétiser leur créance (un autre agent, une autre banque, la BC, va racheter cette créance). Ainsi, lorsque la BC souhaite augmenter la quantité de monnaie en circulation pour relancer l’activité, elle peut élargir (donc agrandir) la liste des titres de créance qu’elle va refinancer. Elle va donc refinancer plus de monde. Inversement, dans le cas d’une politique d’austérité, la BC réduirait la liste des titres de créance qu’elle s’apprête à refinancer, voire, elle vendrait elle-même certains de ces actifs (titres de créance détenus sur d'autres agents.) afin de réduire la quantité de monnaie centrale dans l'économie (les banques commerciales achètent des titres de créance à la BC).
Donc,
-Politique de relance
Accroître la quantité de monnaie : baisse du taux d’intérêt, élargissement liste, baisse du taux de réserve : politique expansive, politique de relance qui consiste à redonner des liquidités à l’économie (pour investissement et consommation)
- Politique de rigueur
Freiner la quantité de monnaie : augmentation des tx d’intérêt, réduction liste, augmentation du taux de réserve : politiques restrictives, de rigueur.
-Les politiques monétaires et budgétaires sont-elles efficaces ?
Tout d’abord il faut comprendre que si un gouvernement économique décide de mener une politique de relance pour lutter contre le chômage il produira forcément de l’inflation, ainsi, en général si on doit mener une relance monétaire, il convient de l’atténuer par de la rigueur budgétaire pour éviter l’inflation. De même si on veut lutter contre l’inflation en menant la rigueur (ou austérité) monétaire, il convient de mener une relance budgétaire pour éviter que le chômage n’augmente trop. Les gouvernements économiques mettent en œuvre un policy mix (un mixte des politiques économiques) pour lequel elles sont à la recherche du bon réglage (fine tuning).
Mais quelles sont les limites des politiques économiques ?
Dans le cas de la politique budgétaire on retient :
-fuites liées à la consommation de produits étrangers qui affaiblit le pouvoir du multiplicateur budgétaire.
-équivalence ricardienne : R. Barro montre l’inefficacité des politiques de relance financées par l’endettement : les agents anticipent une hausse future des impôts et ils préfèrent épargner plutôt que de consommer ou d’investir, ce qui réduit également le multiplicateur budgétaire.
-effet d’éviction : On retient que l’effet d’éviction concerne les investissements privés sur les marchés financiers au bénéfice des emprunts d’Etat et les dépenses d’importations sur le marché des b&s. Lorsque l’Etat s’endette sur les marchés pour financer un investissement public, cela produit un choc de demande positif sur le marché de la monnaie, ce qui conduit à une augmentation du taux d’intérêt. Mais si le taux d’intérêt augmente alors ce sont les investissements privés qui diminuent.
Dans le cas de la politique monétaire on retient :
-M. Friedman conteste la relance par la politique monétaire. La relation de Phillips (soit l’inflation est faible mais le chômage est élevé, soit l’inflation est forte mais le chômage diminue : nous sommes face au dilemme inflation/chômage) est vérifiée à CT mais pas à LT car les agents ne sont plus victimes de l’illusion monétaire, il s apprennent de leurs erreurs passées et en particulier, ils ont appris que la relance monétaire produit de l’inflation et réduit leur pouvoir d’achat. Les politiques monétaire (et aussi budgétaires) sont donc de moins en moins efficaces. A long terme on ne parvient pas à faire durablement baisser le chômage, en revanche on produit de l’inflation.
Ainsi les politiques économiques sont jugées inefficaces à long terme. Il ne servirait à rien d’intervenir dans l’activité économique. Les économistes de la Nouvelle Ecole Classique préconisent l’abandon des politiques discrétionnaires au profit de règles transparentes, comme la fixation d’un objectif d’inflation (comme la BCE). « Rules rather than discretion, the inconsitency of optimal plans », célèbre article de Kydland et Prescott paru en 1977 dans le Journal of Political Economy, qui oppose à l’intervention de l’Etat, la mise en place de règles de bonne conduite (cf. Traités Européens).
Influencé par ce courant de pensée en économie, l’Europe s’est dotée d’outils tels que les politiques budgétaires sont contraintes par les traités européens
La France appartient à la zone euro dans laquelle la conduite des politiques conjoncturelles est complexe : la France n’a plus la maîtrise de sa politique monétaire, désormais unique pour les pays de la zone euro, et doit accepter les règles collectives en matière budgétaire : 3% du PIB (traité de Maastricht renforcé par le Pacte de Stabilité et de Croissance ; puis aujourd’hui 0,5% sauf en période de crise).
Critère de Maastricht (on parle des critères de convergence qui ont préparé le passage à la monnaie unique :
-Déficit public< 3% du PIB,
-dette publique <60% du PIB (nous venons de dépasser les 2000 milliards de dettes et nous frôlons donc avec les 100% du PIB ;
-taux d’intérêt dans une marge de + de 2 pts au dessus de la moyenne des trois pays ayant les taux d’intérêt les plus faibles ;
-taux d’inflation dans une marge de 1,5 pt au-dessus de la moyenne des trois pays ayant les taux d’inflation les plus faibles.
Comme vous le voyez, les autorités monétaires et budgétaires sont contraintes par ces critères de convergences (règles de convergence). D’autre part, le manque de coordination des politiques budgétaires nationales affaiblit l’efficacité des politiques conjoncturelles dans la zone euro. Enfin, les effets des politiques conjoncturelles ne sont pas mécaniques : de possibles modifications de comportement des agents économiques empêchent les pouvoirs publics d’avoir une parfaite maîtrise de la conjoncture.