janvier

mardi 6 janvier 2026

coorection du DS du 16/12

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II/ les défaillances du marché

A) Dans le cas des biens collectifs

A l’exception des ultra-libéraux, la plupart des économistes reconnaissent que l’intervention publique est légitime dans plusieurs cas : les biens collectifs

Doc.3 p.73

6-le passager clandestin est celui qui voyage sans avoir payer le prix du billet. De même, on parle de passager clandestin quand un agent économique consomme sans avoir payer le prix du bien ou du service.

7-l’agent qui paie en retire une utilité de 2 (car le coût de financement est plus élevé) tandis que celui qui ne paie pas en retire un gain de satisfaction de 15.

8-si tout le monde se comporte de façon rationnelle et adopte sa stratégie dominante, de passager clandestin, le bien collectif ne sera pas produit.

!!!stratégie dominante : ne pas payer

9-libre du jeu du marché et la rationalité individuelle conduisent à une situation sous-optimale (car le bien n’est pas produit). Il existe une meilleure situation (on peut améliorer le sort d’un agent sans détériorer la situation de l’autre : on peut améliorer la satisfaction des deux agents).

Lorsqu’il n’y pas d’exclusion par les prix, un agent peur disposer du bien sans en acquitter le prix : il profite du bien en laissant payer les autres (passager clandestin). Il y a alors distorsion entre l’intérêt individuel et collectif. Cette distorsion légitime l’intervention de l’Etat.

Ainsi, pour les biens non rivaux et non excluables que sont les biens publics ou collectifs, la nature de ces biens fait qu’aucun producteur privé n’a intérêt à les produire car il ne serait pas en mesure de faire payer les consommateurs et donc, de maximiser un bénéfice. Le marché risque donc de disparaître.

B) Dans le cas des biens communs

Doc.2 p.74

La tragédie des biens communs : les biens communs sont rivaux et non excluables. Ce caractère particulier fait qu’il existe une tragédie des biens communs liée à l’inadéquation entre les intérêts individuels et collectifs. Cela peut conduire à un risque de surexploitation par le marché et éventuellement à la disparition de la ressource. Tragedy of commons.

et Doc.3 p.75

Empreinte écologique : surface en hectare par habitant nécessaire à la production, à la consommation et au traitement des déchets.

Biocapacité : surface en hectare par habitant dont nous disposons produire, consommer et traiter nos déchets, sans détériorer l’environnement.

1-date où la consommation de l’humanité en ressources dépasse ce que la planète est capable de produire ou renouveler en un an sans dégrader l’environnement. Autrement dit, c’est le jour où l’empreinte écologique est supérieure à la biocapacité de la planète.

2-il arrive chaque année un peu plus tôt, plus précisément cinq mois plus tôt.

3-augmentation de l’empreinte écologique et jour du dépassement qui avance chaque année dans le calendrier.

4- transport, logement.

5-dans les pays en développement car ils produisent moins et consomment moins (ils puisent moins dans leur environnement).

Si toute la planète avait le même mode et niveau de consommation que la France, nous aurions besoin de 3 planètes. Si tout le monde consommait comme des américains, il faudrait 5 planètes et si tout le monde consommait comme un homme d’affaires américain (qui voyage beaucoup), il faudrait 10 planètes.

Face à une ressource commune, l’agent rationnel qui s’approprie l’ensemble des bénéfices de son utilisation de la ressource tout en faisant supporter le coût à la collectivité, a tout intérêt, individuellement, à ne pas tenir comptes des conséquences externes (externalités négatives) de sa décision.

jeudi 8 janvier 2026

doc.3 p.75

1-date où la consommation de l’humanité en ressources dépasse ce que la planète est capable de produire ou renouveler en un an sans dégrader l’environnement. Autrement dit, c’est le jour où l’empreinte écologique est supérieure à la biocapacité de la planète.

2-il arrive chaque année un peu plus tôt, plus précisément cinq mois plus tôt.

3-augmentation de l’empreinte écologique et jour du dépassement qui avance chaque année dans le calendrier.

4- transport, logement.

5-dans les pays en développement car ils produisent moins et consomment moins (ils puisent moins dans leur environnement).

Si toute la planète avait le même mode et niveau de consommation que la France, nous aurions besoin de 3 planètes. Si tout le monde consommait comme des américains, il faudrait 5 planètes et si tout le monde consommait comme un homme d’affaires américain (qui voyage beaucoup), il faudrait 10 planètes.

Face à une ressource commune, l’agent rationnel qui s’approprie l’ensemble des bénéfices de son utilisation de la ressource tout en faisant supporter le coût à la collectivité, a tout intérêt, individuellement, à ne pas tenir comptes des conséquences externes (externalités négatives) de sa décision.

III/ Assurer la production des biens communs et collectifs

A) La fourniture et le financement des biens publics (collectifs)

Doc.2 p.74

6-dans la délégation de service public c’est le consommateur qui paie directement alors dans le cas du marché public c’est l’administration locale qui rémunèrent l’entreprise privé.

7- prix, qualité du service, visite médicale du chauffeur et analyse de sang régulière, continuité, universalité, égalité.

-Gestion par un monopole public : bien collectif produit et fourni par les pouvoirs publics qui financent sa production par les impôts et les taxes.

-marché public : les pouvoirs publics confient la fourniture du service à un opérateur privé qu’ils rémunèrent. L’entreprise s’engage à respecter un cahier des charges. (ramassage des ordures, construction d’un pont)

-délégation de service public : les pouvoirs publics confient à un opérateur privé la fourniture du service, celui-ci doit respecter un cahier des charges et il fait payer le service directement aux consommateurs. (eau potable, gestion des autoroutes, pont à péage)

Dans tous les cas, l’Etat est présent ou les pouvoirs publics. Les biens collectifs peuvent difficilement être financés par l’initiative privée (passager clandestin). Le financement de ces biens (et service) publics, comme la défense nationale ou l’éclairage public, s’effectue ainsi par la puissance publique.

B) La fourniture et la protection des biens communs

Doc.4 p.75

Pour la protection des biens communs comme l’environnement, on retient 2 instruments :

-la réglementation (efficace d’un point de vue écologique mais inefficace d’un point de vue économique car la mise en conformité avec la loi peut coûter très cher aux différents acteurs de l’économie (lois, circulation alternée, limitation de vitesse, interdiction d’émettre plus d’une certaine quantité de CO2, obligation de produire d’une certaine manière…). la réglementation correspond à une contrainte.

-La fourniture des biens communs donne lieu soit à un accès libre à la richesse, soit à la privatisation de celle-ci (comme dans le cas de la compagnie De Beers qui disposait d’un droit exclusif dans l’exploitation des mines de diamants). Ains, afin d’empêcher (ou du moins de contenir) la surexploitation des biens communs, différents mécanismes peuvent être mis en place : les arrangements institutionnels, tout d’abord, qui sont des accords entre différents acteurs liés au bien commun ; et la puissance publique qui peut également attribuer des droits de propriété sur les ressources communes, ce qui incite chaque acteur à être responsable et à ne pas surexploiter la ressource. La privatisation de la richesse correspond à une incitation

Q3 : Quels sont les problèmes liés aux asymétries d’information ?

O3 : connaître les deux principales formes d’information asymétrique, la sélection adverse et l’aléa moral, et être capable de les illustrer par des exemples (notamment celui des voitures d’occasion pour la sélection adverse et le marché des assurances pour l’aléa moral). Comprendre que la sélection adverse peut mener à l’absence d’équilibre

L’asymétrie d’information perturbe les règles du marché (remise en cause de la transparence) : situation dans laquelle un des deux acteurs d’un marché dispose d’une meilleure information que l’autre, les deux contractants n’ont pas le même degré d’information sur le bien ou le service qu’ils échangent. Cette asymétrie d’information peut entrainer l’aléa moral et la sélection adverse.

I/ Les deux formes d’asymétrie d’information

Doc.1 p.78

A) La sélection adverse

Qu’est-ce qui distingue l’aléa moral de la sélection adverse ? la sélection adverse porte sur des caractéristiques cachées tandis que l’aléa moral porte sur des actions cachées.

Ex de sélection adverse : marché des voitures d’occasion, marché de l’assurance.

Ou anti-sélection : Sélection adverse : situation d’asymétrie d’information dans laquelle une des parties à l’échange ne dispose pas de toute l’information disponible sur la qualité du bien échangé, c'est à dire sur ses caractéristiques cachées. Le prix du marché n’est alors pas un bon signal et conduit à sélectionner les plus mauvais produits. (conduit à prendre des décisions contraires à ce que l’on recherche initialement). Situation correspondant à l’effet négatif d’une hausse des primes sur les caractéristiques moyennes de ceux qui souscrivent un contrat d’assurance.

B) L’aléa moral

Asymétrie d’information qui porte sur l’action et la bonne foi d’un individu. Situation dans laquelle un acteur ne remplit pas toutes ses obligations une fois le contrat conclu. Ex : marché du travail, l’employeur voit le CV mais ne connaît pas le degré de motivation du candidat. Sur le marché de l’assurance, l’assureur ne connaît pas le mode de vie du client, si celui -ci à un comportement risqué ou non risqué.

Aléa moral : Situation d’asymétrie d’information dans laquelle l’une des parties à l’échange peut difficilement contrôler que l’autre agit conformément à ses engagements. L’aléa moral porte sur des actions cachées. Il y a alors un risque lié à l’incertitude sur le comportement de l’autre.

-situation dans laquelle le fait d’être assuré contre un risque conduit un individu à adopter un comportement plus risqué que celui qui aurait prévalu en l’absence de cette assurance. (problème du tabac).

-Situation dans laquelle un agent non ou mal informé, ne peut pas contrôler l’action d’un partenaire qui peut en profiter (modèle tire-au-flanc dans l’entreprise ou alors dans un contrat d’assurance, le client une fois assuré peut être incité à prendre des risques).

II/ les défaillances de marchés causées par ces asymétries

A) Marché et sélection adverse

1) Le marché des voitures d’occasion

Doc.2 p.78

4-il ne sait pas si le produit est un lemon

5-Il y a de mauvaises voitures sur le marché, les acheteurs doutent de la qualité des voitures et ils proposent donc des prix d'achat plus faibles ce qui fait fuire les vendeurs de bonnes voiture, donc la probabilité de tomber sur un lemon augmente et les acheteurs baissent à nouveau leur prix d'acaht, etc. En fin de cycle il ne reste plus que de mauvais véhicules. La probabilité de tomber sur un lemon augmentant, les prix proposés par les acheteurs ont tendance à baisser ce qui pousse les vendeurs de bonnes voitures à quitter le marché.

6-avec un prix faible l’acheteur risque de sélectionner un mauvais véhicule.

7-parce que les bonnes voitures se font rares.

G. Akerlof : "the market of lemons" (le marché des vieux-clous : voitures d'occasion). En situation d'information imparfaite (asymétrie d'information : l'acheteur ne dispose pas de toutes l'information disponible sur les voitures), le marché peut conduire les acteurs à prendre de mauvaises décisions et conduire à une situation sous-optimale. Les propriétaires de bonnes voitures veulent vendre au prix de 20000 euros et les propriétaires de mauvaises voitures (les lemons) vendent à 10000 euros. L'acheteur ne connaît pas la qualité de la voiture qu'il achète et il sait qu'il y a sur le marché, une voiture sur deux qui est de bonne qualité. Ne souhaitant pas payer 20000 euros pour acquérir une voiture de mauvaise qualité, l'acheteur va proposer un prix de 15000 euros pour acheter une bonne voiture. Mais à ce prix les vendeurs de bonnes voitures ne voudront pas vendre et certains se retireront du marché. Le nombre de bonnes voitures sur le marché va ainsi diminuer. Les acheteurs savent que la part des vieux clous augmente sur le marché et ils ne sont plus disposés qu'à payer 12500 euros car la probabilité de tomber sur un lemon devient très forte. Mais à 12500 euros toutes les bonnes voitures ont quitté le marché. Les mauvaises voitures ont ainsi chassé les bonnes (défaillance du marché).

2) Le marché de l’assurance

Doc.3 p.79

8- (600+ 1000 + 2300)/3 = 3900/3 = 1300

t.à.f pour le 13/12 : répondre aux questions 9 et 10 du doc.3 p.79

mardi 13 janvier 2026

2) Le marché de l’assurance

Doc.3 p.79

8- (600+ 1000 + 2300)/3 = 3900/3 = 1300

9-si monsieur Durand refuse de s’assurer alors il ne reste plus que madame Ouari et monsieur Lambert. Leurs dépenses de santé s’élèvent à 1000+2300= 3300 euros. La dépense de santé moyenne s’élève alors à 1650 euros. Il faut donc que la moyenne des primes d’assurance s’élève au minimum à 1650 euros, sans quoi l’assurance perd de l’argent.

10-Mais avec une telle prime d’assurance madame Ouari ne souhaite plus être assurée tandis que monsieur Lambert est toujours d’accord puisque le montant de la prime est inférieur à ce qu’il coûte et à ce qu’il est prêt à débourser. Vous remarquez que progressivement, les bons patients, ceux qui ont le moins de risque d’être malade, quittent le système.

Anti sélection ou sélection adverse : désigne le fait que faute d’information parfaite, certains agents peuvent être conduit à sélectionner des produits de mauvaise qualité

Ex : les assurances. Si elles constatent qu’elle n’est pas rentable car ses dépenses sont > aux primes d’assurance, elle aura tendance à augmenter ses tarifs. Les gens qui savent qu’ils courent peu de risque de santé vont aller à la concurrence et il ne restera que les gens malades qui savent qu’ils pourraient avoir besoin. La rentabilité devient alors encore plus mauvaise, puisqu’il ne reste que les mauvais risques.

Aujourd'hui, en France, la protection sociale connaît une crise de légitimité, certains contribuables bien portants et considérant que leur risque de maladie est faible, estiment qu'ils n'ont pas à payer pour d'autres assurés plus souvent malades qu'eux qu'ils considèrent comme moins responsables. Il y a un risque de voir les premiers décider de quitter le système d'assurance maladie pour des assurances privées. Dans cette hypothèse, si certains quittent le système, les recettes de l'assurance maladie vont diminuer ce qui nécessitera une augmentation des cotisations pour compenser le manque à gagner. Dans ce cas de figure, ceux qui se savent sujet au risque de maladie n'hésiteront pas à payer davantage pour se couvrir contre le risque, mais d'autres dont le risque est plus faible et qui jusqu'ici acceptaient de payer pour les autres dans un esprit de solidarité nationale, pourraient bien se désolidariser du système et se retourner à leur tour vers des assurances privées, entrainant ainsi une nouvelle baisse des recettes et donc une nouvelle hausse des cotisations. Petit à petit, il y a un risque pour le système de voir tous les individus à faible risque quitter le système, celui-ci ne conservant plus que les mauvais assurés (ceux qui présentent les risques les plus élevés et qui de fait, coûtent le plus cher).

La régulation apparaît complexe étant donné les asymétries d’information sur le marché de la santé. Sur le marché des assurances, les mauvais risques (par exemple les personnes qui se savent malades) ont davantage tendance à souscrire une assurance. Si les mauvais risques chassent les bons », alors cette sélection adverse peut menacer l’existence du marché. (ce sont les malades qui sont assurés, donc les dépenses augmentent, donc les primes d’assurance vont augmenter, donc les biens portants vont en avoir assez de payer et ils vont rompre le contrat…)

Compte tenu de la nature du bien « santé », la réponse à ces difficultés est l’assurance obligatoire universelle, à des conditions indépendantes de l’état de santé.

!!! La sélection adverse peut mener à l’absence d’équilibre.

B. Exemple du marché de l’assurance pour l’aléa moral

Doc.4 p.79

1-le temps c’est de l’argent. L’assureur veut que le guide respecte un cahier des charges (de sécurité, administratives) qui est très couteux pour le guide, il perd des clients en le respectant scrupuleusement. L'assuré sait qu'il n'est pas surveillé.

2-il sait qu’il sera remboursé.

Asymétrie d’information qui porte sur l’action et la bonne foi d’un individu. Situation dans laquelle un acteur ne remplit pas toutes ses obligations une fois le contrat conclu. Lorsque l’assurance accroît la probabilité de comportement risqué.

Ex : lorsque les soins de santé sont remboursés les patients ont tendance à multiplier les visites inutiles chez le médecin et à demander des soins dont ils n’ont pas besoin.

Ex :un patient qui se sait assuré prendra plus de risque

L’asymétrie peut porter sur le comportement de l’assuré : le fait d’être assuré peut entrainer une surconsommation médicale. Il s’agit là d’un aléa moral du fait du patient. L'existence d'un système d'assurance peut pousser les assurés à prendre plus de risque ou à être moins prudents et à moins faire attention à leur santé, se sachant protégés en cas de réalisation du risque. Ce sont donc des risques plus grands qui sont pris et qui peuvent conduire à une surconsommation médicale.

Mais il y a aussi un aléa moral qui porte sur le prescripteur de soins (médecins) dans la mesure où celui-ci a intérêt à avoir une patientèle importante et à pratiquer beaucoup d’actes médicaux à forte tarification.

Autre exemple : marché du travail : salaire d’efficience qu répond à l'aléa moral que subit l'employeur au moment de l'embauche d'un nouveau salairé (on ne sait pas si le salarié va fournir les efforts nécessaires). 2 modèles pour remédier à ce problème : tire-au-flanc, échange/don. Nous y reviendrons.

Q4 : Comment résoudre les problèmes posés par les asymétries d’information ?

O4 : être capable d’illustrer l’intervention des pouvoirs publics face à ces différentes défaillances.

Comment inciter les agents à révéler leur information ?

I/ La lutte contre la sélection adverse

A) Lutte contre la sélection adverse dans le cas du marché des b&s 

Doc.2 p.80

4-type de production (cage, sol, plein air), origine, identification du site d’élevage (quel producteur ? quel bâtiment ?) : traçabilité

5-elle permet de délivrer une information que le consommateur ignore a priori.

Les différentes manières de produire et de diffuser de l’information.

-Magazine de consommateurs (test, comparateur de prix)

-Comparateurs de prix

-Réglementation publique de l’information : depuis 2000 la réglementation européenne sur l’étiquetage de la viande de bœuf (n° du lot, pays d’abattage et pays d’élaboration (depuis 2002, les pays de naissance et d’élevage doivent être indiqués s’ils sont différents du pays d’abattage

-Existence de labels

-Normes de production et de qualité

-Dans le cas de la pub, les dépenses de pub sont considérables : ne feront donc de la pub que les entreprises sûres de la qualité de leur produit, certaines que les coûts seront rapidement amortis par l’augmentation des ventes.

-garantie (le creuset garantit ses casseroles en fonte à vie : garantie sur la qualité, durée de vie du produit)

Les pouvoirs publics ont pour mission de réglementer l’information destinées aux consommateurs et de la surveiller (DGCCRF). La DGCCRF vérifie que les producteurs respectent la législation en termes d’informations aux consommateurs.

Dans le cas de la lutte contre la sélection adverse sur le marché des voitures d’occasion (voir doc.1 p.80)

2-Le bon candidat peut chercher à révéler son information privée. Par exemple, le vendeur de bonne voiture peut offrir des garanties (promesse de réparer la voiture qu’il vende) : il faut se bâtir une bonne réputation. Il s’agit pour lui de rassurer l’acheteur et d’établir une forme de confiance avec la clientèle.

3-bonne réputation, confiance entre l’acheteur et le vendeur, beaucoup de client avec des prix élevés.

B) Lutte contre la sélection adverse sur le marché du travail

!!! sur le marché du travail, les entreprises ne connaissent pas toutes les caractéristiques des individus qu’elles sont susceptibles d’embaucher, elles ont donc tendance à proposer un salaire supérieur au salaire de marché afin d’attirer les meilleurs éléments du marché du travail. Si les entreprises proposent des salaires trop faibles elles attireront les travailleurs moins qualifiés et les bons trouveront que le salaire est insuffisant pour eux.

La concurrence sur le marché du travail pousse les entreprises à payer leurs salariés au-dessus du salaire de marché pour attirer les meilleurs d’entre eux (lutte contre la sélection adverse).

Le phénomène d’anti-sélection apparaît quand les seules choses à vendre sont en fait celles de moins bonnes qualité (produits ou travailleurs).

C) Lutter contre sélection adverse dans le cas du marché de l’assurance

Doc.1 p.80

1- stratégie de filtrage : questionnaire au client : utilisation d’informations observables pour en déduire des informations privées. On filtre les clients en moins bonne santé.

-dans le cas de l'assurance automobile la sélection adverse est combattu en différenciant les tarifs selon la puissance de la voiture et l’âge du conducteur.

-Assurance obligatoire (dans le cas d’un système d’assurance maladie public).

II/ la lutte contre l’aléa moral

A) Sur le marché du travail

Théorie du salaire d’efficience

Par ailleurs la théorie néoclassique est également mise à mal car on peut expliquer de manière rationnelle la rigidité des salaires à la baisse et donc la possibilité d’un chômage involontaire (donc d’un déséquilibre sur le marché du travail). On dit souvent que les salaires sont trop élevés car les travailleurs sont trop protégés, faisant ainsi porter la responsabilité du chômage sur les allocations et le smic. En réalité, un courant théorique montre que si les salaires sont trop élevés c’est parce que les entreprises ont tendance à payer leurs salariés au dessus du salaire d’équilibre : c’est le salaire d’efficience. AInsi, le salaire ne dépend pas toujours de la confrontation entre une offre et une demande de travail, ainsi que l’explique la théorie du salaire d’efficience.

La relation de travail n’est pas transparente. Il y a une asymétrie d’information qui peut conduire à des situations d’aléa moral (difficulté à prévoir le comportement de l’agent après signature du contrat) et d’anti-sélection.

L’aléa moral apparaît quand le vendeur (le salarié) en sait plus sur son propre comportement que n’importe qui d’autre et en fait payer le coût à l’acheteur.

Pour limiter l’aléa moral et l’anti-sélection sur le marché du travail, les employeurs peuvent proposer aux salariés un salaire d’efficience, supérieur au prix de marché. Dans le cas de la lutte contre l'aléa moral, c’est, selon la théorie, l’intérêt des employeurs pour deux raisons :

1-plus le salaire d’un individu est élevé et plus il est couteux pour lui d’être licencié. Il a donc pécuniairement intérêt à travailler correctement pour ne pas être licencié (modèle tire-au flanc : les coûts de surveillance du travailleur sont très élevés donc l’entreprise paie au-dessus du prix de marché pour augmenter le coût d’opportunité du licenciement).

2-les salariés sont plus motivés, parce que reconnaissants d’être bien payés et donc ils travaillent mieux (modèle échange/ don : si le salaire est supérieur au prix de marché les salariés ont l’impression d’être bien traités et ils améliorent leur productivité : don à l’entreprise en échange du salaire plus élevé).

Et je vous rappelle donc qu'il y a une troisième raison qui jsutifie l'existence d'un salaire d'efficicence, c'est la lutte contre la sélection adverse (vu précédemment) : les entreprises ne connaissent pas toutes les caractéristiques des individus qu’elles sont susceptibles d’embaucher, elles ont donc tendance à proposer un salaire supérieur au salaire de marché afin d’attirer les meilleurs éléments du marché du travail. Si les entreprises proposent des salaires trop faibles elles attireront les travailleurs moins qualifiés et les bons trouveront que le salaire est insuffisant pour eux.

Salaire d’efficience : salaire fixé au-dessus du salaire d’équilibre par les employeurs afin d’inciter les salariés à produire plus efficacement et à les fidéliser.

t.à.f pour le 15/01 : INTERROGATION ECRITE !!! LE COURS D'AUJOURD'HUI EST AU PROGRAMME !!!

jeudi 15 janvier 2026

interrogation écrite (20 minutes)

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B) Sur le marché de l’assurance

Doc.3 p.81

6-0,68 x 1,25 =0,85

340 x 1,25 = 425

!!! 0,85 x 340 /0,68 = 425 (c'est un produit en croix)

7- sur les deux, même si cela agit surtout sur l'aléa moral : contre l’aléa moral d’abord puisqu’on ignore le comportement de l’assuré (donc il paiera plus s’il se comporte mal) mais également contre la sélection adverse, car si les primes ne sont pas individualisées, tout le monde paie la même chose et les bons assurés veulent quitter le système si les primes sont jugées excessives. A travers le bonus/malus l’assurance cherche à objectiver l’information manquante sur l’action et les caractéristiques des assurés. Avec le nombre d’accidents occasionnés on a une idée de la prudence du conducteur, et donc de ses caractéristiques.

Les assureurs sont particulièrement concernés par l’aléa moral car ils ont des difficultés à évaluer si leurs assurés ont des comportements à risque (pour une assurance -santé), de même qu’ils ne peuvent contrôler la prudence avec laquelle ils conduisent (assurance-automobile).

Face au risque moral, l’assureur peut instaurer un système de bonus /malus. Si le conducteur n’a pas d’accident, sa prime d’assurance diminue tandis que s’il a de nombreux accidents, la prime augmente. Il s’agit donc de mettre en place un dispositif permettant de mieux connaître le comportement des individus et de sanctionner ceux qui prennent des risques trop importants sans en assumer le coût.

En conclusion, les défauts du marché sont nombreux et justifient une intervention de l’Etat :

-Il doit améliorer l’information dont disposent les agents économiques pour éviter les asymétries d’information (UFC, Que choisir, 60 millions de consommateurs).

-La réglementation peut limiter la production des externalités négatives (dans le domaine de la pollution) : normes. L’Etat peut inciter à modifier l’allocation réalisée par le marché pour modifier les comportements (internalisation des externalités : taxe) : on sanctionne les pollueurs (pb si rien à foutre de la taxe car pas assez élevée), ou on récompense et on protège l’innovateur (subvention+ brevet).

L’Etat doit intervenir dans le domaine des externalités. Comme le marché n’est pas en mesure de récompenser ceux qui produisent des effets externes positifs et sanctionner ceux qui produisent des effets externes négatifs, c’est à l’Etat de le faire : subventions, sanctions

-Enfin, l’Etat peut lui-même prendre en charge la production de certains biens ou services lorsque le marché n’est pas efficace pour en organiser la production, la consommation où les échanges (Biens collectifs et biens communs).

Fin du chapitre

Chapitre VI – Comment la socialisation contribue-t-elle à expliquer les différences de comportements entre les individus ?

Q1 : en quoi la socialisation est-elle un processus socialement situé ?

O1 : Comprendre comment les individus expérimentent et intériorisent des façons d’agir, de penser et d’anticiper l’avenir qui sont socialement situées et qui sont à l’origine des différences de comportements, de préférences et d’aspirations.

I/ l’intériorisation des N&V – la socialisation

A) Langage social nécessaire pour s’intégrer

Doc.1 p.144

En France, en 2024, d'après l'IPSOS, sur 100 personnes interrogées, 55 ont choisi la liberté parmi les trios valeurs qui comptent le plus pour eux.

N&V - Au cours de leur enfance, les individus apprennent les règles de la vie en société ainsi que les façons de faire habituelles au sein des groupes dans lesquels ils vivent. Ainsi, les individus acquièrent des façons de se comporter et d’interpréter le monde (ce qui est bien ou mal par exemple).

Ce processus de socialisation passe par l’intériorisation de Normes et de valeurs et il permet de faire l'apprentissgae de sa propre culture.

Culture (au sens courant) : les connaissances (culture savante ou culture populaire).

Culture (au sens anthropologique) : manière de faire, de penser, de sentir, d’agir et d’interagir propre à une collectivité humaine. 

Normes : règles qui prescrivent ou qui proscrivent des comportements : dire merci, venir en aide aux autres, écouter tel type de musique, ne pas insulter autrui, langage, règles de politesse, comportements corporels, ne pas fumer dans les lieux publics…Ces normes sont inspirées par des valeurs.

Valeurs : principe ou idéal qui oriente nos conduites. Elles inspirent les normes, elles sont à l'origine des normes. ex : la beauté, le respect des règles, l’honnêteté, sens de l'honneur, l’ambition, patriotisme, hygiène, justice, amour d'autrui….

Toutes ces "manières de" que l'on trouve dans la définition de la culture correspondent donc aux Normes et aux Valeurs.

!!!une norme s'inspire parfois de plusieurs valeurs : interdiction de cracher par terre qui relève de l'hygiène et du respect de l'autre.

!!! une valeur peut inspirer plusieurs normes : respect de la vie : tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, tu respecteras ton père et ta mère...

Les normes et valeurs correspondent à un langage social. L’individu doit acquérir ce langage social pour pouvoir interagir avec les autres sans commettre de faux pas ou d’erreur dans l’interaction. Ainsi, l’intériorisation des normes et valeurs permet à l’individu de s’intégrer au groupe social.

Dans deux pays différents où les valeurs sont elles-mêmes différentes, des personnalités différentes vont se révéler (indien Crow). A travers ce processus long, complexe, puissant, l’individu se trouve façonné par la société dans laquelle il vit. Ses manières de penser, de vivre, d’agir, de sentir (la culture) portent ainsi les marques des influences socialisatrices qu’il a connues.

B) Les modes de socialisation

Doc.3 p.152 

t.à.f pour le 20/01 : repérez les modes de socialisation dans le premier paragraphe du texte. Travail d'observation sociologique : comparez les toilettes des filles à celles des garçons.

mardi 20 janvier 2026

correction de l'IE du 15/01

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B) Les modes de socialisation

Doc.3 p.153 

On retient en général 3 modes de socialisation :

-imitation : l'enfant imite l'agent socialisateur, il apprend donc les règles par mimétisme.

-interaction : explications, communication avec l'enfant sur le sens des règles (la socialisation est perçue ici comme un processus itératif fait d'essais, d'erreurs, de corrections, de nouveaux essais et de nouvelles erreurs jusqu'à atteindre l'objectif fixé).

-sanction : positive (récompenses) ou négative (punitions)

Les deux premiers modes correspondent à un modèle d’imprégnation. Le troisième modèle correspond à de l’inculcation. L’évolution des modes de socialisation montre un basculement des modes de socialisation par inculcation vers ceux par imprégnation.

Il existe des modes de socialisation divers. Loin de se limiter à la seule éducation, où l’on explique clairement à l’enfant ce que l’on attend de lui, la socialisation se retrouve dans de nombreuses activités quotidiennes, souvent de façon implicite, c’est-à-dire sans que l’enfant soit conscient de ce qu’il apprend. On distingue ainsi des formes de socialisation manifeste (lorsque le message socialisateur est explicitement formulé), ou des formes de socialisation latentes (lorsque la transmission de normes et valeurs se fait de façon non explicite, par exemple lorsque l'on adopte le style vestimentaire de ses copains, ou que l'on écoute les mêmes groupes de musique ou les mêmes façons de parler...Miroir dans les toilettes des filles).

C) Les agents de socialisation

doc.2 p.152

La famille exerce de façon privilégiée un effet socialisateur sur l’enfant. Cependant, dès les premiers âges de la vie, les enfants sont soumis à une pluralité d’influence : outre les parents, les autres membres de la famille, les nourrices, la crèche, l’école, les groupes de pairs, les jeux, les lectures, les médias, les réseaux sociaux, les associations sportives, qui participent à la socialisation de l’enfant socialisation primaire), selon des degrés divers et une légitimité différente.

La plupart des instances de socialisation vont transmettre des normes et valeurs identiques aux enfants (respect, dépassement de soi…), mais parfois ces N& V sont spécifiques.

La famille ne détient donc pas le monopole dans la formation de l’identité de l’enfant, les différentes instances de socialisation peuvent entrer en concurrence les unes avec les autres et produire des effets dissonants.

On distingue alors la socialisation primaire qui a lieu durant l’enfance dans la famille essentiellement mais également à l’école, et la socialisation secondaire, qui se poursuit toute la vie au travers de nouvelles instances : université, entreprise, réseaux sociaux, associations, médias…

Socialisation : processus de transmission (parents) et d’intériorisation (enfants) des normes et des valeurs permettant aux individus de s’intégrer à la collectivité.

II/ Une socialisation différenciée selon le genre et le milieu social à l’origine des différences de comportements, de préférences et d’aspirations

A) La socialisation différentielle selon le milieu social

1) Des normes et des valeurs différentes selon le milieu social

doc.4 p.155 - la construction sociale des préférences alimentaires

En France, en 2024, d'près l'Agence Bio, Baromètre 2012, sur 100 individus appartenant aux catégories supérieures 45 consomment des produits bio au moins une fois par semaine. Seuls 35% des catégories inférieurs en consomment une fois par semaine. .

Bien manger ne signifie pas la même chose pour les catégories populaires ou supérieures. Dans les milieux aisés on insiste sur la qualité des produits consommés alors que dans les milieux moins fortunités c'est la quantité qui est déterminante. Ainsi, indépendamment du revenu la consommation de produits bio est plus forte dans les milieux aisés. 

La sensibilisation aux problématiques environnementales (valeur) plus largement partagée dans les milieux aisés en particulier du fait d'un niveau d'étude plus élevé, conduit ainsi à des pratiques alimentaires différentes (normes).

Ces pratiques spécifiques vont donc se transmettre de génération en génération et conduire à des cultures spécifiques.

jeudi 22 janvier 2026

2) Socialisation et réussite scolaire différentielle

Les dispositions durablement intériorisées par un individu ne sont pas les mêmes selon le milieu social : c’est l’habitus de classe, qui modifie le rapport des individus à l’alimentation, aux pratiques culturelles ou à l’école.

constat : 

En France en 2009, d’après alternative économique, sur 100 enfants d’enseignants 62,9 ont un diplôme supérieur à bac +3. Sur 100 enfants d’ouvriers non qualifiés, 58,9 ont un diplôme inférieur au Bac. Sur 100 enfants de cadres, 52,2 ont un diplôme supérieur à Bac +3.

Aujourd'hui en France, sur 100 enfants de cadres 90 obtiennent leur baccalauréat alors que sur 100 enfants d'ouvriers, seuls 50 obtiennent le bac.

Donc les enfants des catégories supérieures réussissent mieux à l'école.

Toutes ces données feraient aisément croire à une intelligence supérieure de la part des enfants de cadres qui leur permettrait de mieux réussir. En réalité les SES montrent que si l'on ne peut pas contester que les enfants de cadres réussissent mieux, il est possible d'expliquer ce constat par des facteurs autre que "naturels", mais bien culturels. Les sociologues montrent en effet que les milieux de cadres bénéficient d'une certaine proximité culturelle avec la culture de l'école qui permet à leurs enfants de mieux réussir. Dans les milieux favorisés, les parents ont souvent fait des études longues et sont en mesure d'aider leurs enfants en cas de difficultés, les parents lisent et les enfants les imitent ce qui permet à ces derniers de mieux réussir car les consignes sont mieux comprises (en français comme en mathématiques). Les enfants vont au musée, au théâtre, il y a des livres et des encyclopédies à la maison, les parents insistent plus souvent auprès de leurs enfants pour que ces derniers répondent de façon argumentée ..., comme à l'école. Bref, les enfants de cadres sont mieux préparés à la culture scolaire car on leur a transmis des normes et des valeurs (en particulier à travers les jeux) qui leur permettent de mieux réussir. Pierre Bourdieu parle de proximité culturelle entre les milieux de CPIS et l’école.

Doc. jeux et punitions socialement différenciés (Doc jeux et punitions selon le milieu social)

Les jeux éducatifs sont sur-représentés dans les catégories supérieures (42,1>27,7) et ils sont sous-représentés dans les catégories populaires (14,6<27,7). A l’inverse, les jeux récréatifs sont sur-représentés dans les milieux populaires (70,8>51,8) et sous-représentés dans les catégories supérieures (42,1 > 51,8).

De la même manière, on observe que face à une mauvaise note, les parents de milieu aisé ou populaire ne réagissent pas de la même manière. Les retraits de jouets ou de la TV sont sur-représentés dans les milieux populaires et sous-représentés dans les catégories aisées, tandis que les encouragements et l’aide sont sur-représentés dans les catégories supérieures et sous-représentés dans les milieux populaires.

Sur 100 sanctions résultants de mauvaises notes, 6,7 en moyenne sont des retraits de jouets dans les classes moyennes. On remarque que les milieux populaires ont tendance à gronder, à retirer un jouet ou à supprimer la télévision. A l'inverse, les milieux aisés favorisent l'encouragement et l'aide, et ce sont également ceux qui innovent le plus dans la sanction.

Pour Pierre Bourdieu, la destinée des individus dépend de trois types de capitaux :

-capital culturel (livre, aide au devoir, expositions, théâtre …) qui permet de réussir dans le primaire et le secondaire ; Bourdieu distingue alors 3 types de capital culturels (capital culturel objectivé comme les livres les visites de musées, les sorties au théâtre... ; capital culturel certifié comme les diplômes qui sanctionnent des qualifications ; et le capital culturel incorporé que Bourdieu qualifie d'habitus - disposition mentale et corporelle).

-capital économique (revenu, patrimoine) : permet de financer de longues études supérieures ;

-capital social (réseau de relations) : permet de s’insérer facilement sur le marché du travail ;

En revanche pour Raymond Boudon, le destin des individus résulte de choix rationnels (calculs coûts / avantages) à chaque étape de l’orientation. Les parents comparent les gains escomptés d’une année d’étude supplémentaire avec les coûts de cette scolarisation. Boudon montre que les milieux de cadres ont tendance a considérer une année d’étude supplémentaire comme un investissement alors que dans les milieux ouvriers on la considère comme un sacrifice ou comme un manque à gagner. Par ailleurs, dans les milieux de cadres, les gains sont beaucoup mieux perçus et anticipés que dans les milieux populaires. Ce raisonnement permet donc d'expliquer les destins différenciés des enfants de cadres et d'ouvriers : études longues pour les premiers, études courtes pour les enfants d'ouvriers.

3) Des destins différenciés (la reproduction sociale)

Doc. table de destinée (Doc table de destinee 2015)

Baudelot et Establet, Ecole capitaliste en France (1971), fils de cadre -études longues- cadres/ fils d’ouvriers -études courtes – exécutants (ouvriers, employés).

Enfin, nous pouvons observer qu'alors que les ouvriers représentent 23 % des actifs, les enfants d'ouvriers eux ne représentent que 3% des élèves de l'Ecole Nationale de l'Administration qui forme les futurs présidents de la République. A l'inverse, les fils de CPIS (cadres et professions intellectuelles supérieures) représentent 60% des élèves de l'ENA alors que les CPIS représentent moins de 20% des actifs (on peut parler d'une sur-représentation des cadres et d'une sous-représentation des ouvriers).

Ainsi, la famille instance de socialisation participe à la reproduction des positions sociales. En effet, 52% des enfants de cadres deviennent cadres à leur tour alors que 46% des enfants d'ouvriers deviennent ouvriers à leur tour. On parle de reproduction sociale.

mardi 27 janvier 2026

DS (1h20)

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B) La socialisation différentielle selon le genre

L’arbre du genre- l’essentiel des inégalités entre les hommes et les femmes sont culturelles et non naturelles, par ailleurs, elles sont dans l'ensemble plutôt défavorables aux femmes et favorables aux hommes. Quelle est la représentation que la société se fait de la femme et de l’homme ?

Il existe bien des différences de nature (biologiques) entre les hommes et les femmes mais elles sont loin de tout expliquer quant aux comportements différentiels adoptés par chacun des deux sexes dans des situations particulières, quant aux goûts des uns et des autres et quant à leur façon d'appréhender des situations identiques : Pourquoi les filles aiment-elles le rose et les garçons le bleu ? La vulgarisation scientifique et la littérature de bas étage nous apprend que "les femmes viennent de Vénus et les hommes de Mars", le cours de SES va nous montrer que les différences de sexes sont des différences marquées par la culture : les sexes deviennent alors des genres et ceux-ci sont des constructions sociales.

Biologie Sciences Economiques et Sociales
naître devenir
nature culture
ce qui relève de l'inné ce qui relève de l'acquis
sexe (hommes/femmes) genre (masculin/féminin)

1) Des N&V spécifiques selon le genre

Quels sont les stéréotypes (clichés, caricatures, représentations simplistes attachés à une personne ou à un groupe, à partir de traits de caractères réels ou supposés) attachés aux genres masculin et féminin ?

stéréotypes masculins stéréotypes féminins
fort disciplinée
besoin de s'affirmer coquette
actif capricieuse
dominateur discrète
indépendant organisée
combatif calme
sûr de soi faible
goût du risque soumise
créateur émotive
immature passive
taiseux bavarde

Et pour coller à ces stéréotypes : transmissions de N & V masculines et féminines. Mais comment transmettre des normes et de valeurs spécifiques à chaque genre pour que chacun corresponde à ses stéréotypes ?

jeudi 29 janvier 2026

Et pour coller à ces stéréotypes : transmissions de N & V masculines et féminines. Notamment à travers les jeux:

Dès leur plus jeune âge les petites filles et les petits garçons font l'apprentissage de leur genre à travers les jeux : dînette, cuisinière, poupée pour les petites filles, ballon, action man, petites voitures pour les petits garçons, qui vont leur permettre d'intérioriser ces stéréotypes qui correspondent aux caractéristiques que la société souhaite voir se développer chez les filles et les garçons.

Mais cette socialisation se produit également par imitation (voir sa maman faire la vaisselle tous les jours ou le ménage) ou interaction (un garçon ça ne pleure pas).

A partir de ces stéréotypes, des normes (règles qui orientent nos comportement) et des valeurs (idéal, principes à l'origine des règles de conduite, ) masculines et féminines se dégagent :

ex de normes et valeurs féminines

valeurs normes
douceur comportement réservé, passivité
altruisme aider les autres, communiquer
beauté se maquiller

ex de normes et valeurs masculines

valeurs normes
force se mettre en avant
esprit de compétition combatitivité
courage prendre des risques ("je suis un homme !")

Pour transmettre ces normes et ces valeurs les parents utilisent principalement les jeux et les interactions.

A travers cette socialisation différenciée, la société cherche à préparer l'enfant aux rôles sociaux traditionnels qu'ils seront amenés à jouer plus tard. Les jeux de filles ne nécessitent pas de mise en mouvement, ce sont des jeux orientés vers l'intérieur du foyer, ils cherchent à développer chez elles l'altruisme et la communication. Les jeux de garçons sont orientés vers l'extérieur du foyer, ils mettent les garçons en mouvement et cherchent à développer chez eux la mise en avant de soi, la force, la prise de risque et l'esprit de compétition.

Les garçons sont stimulés pour se tenir debout alors que les filles son stimulées sur le plan verbal. L'intériorisation par les individus de ces traits spécifiques liés au sexe est qualifiée de socialisation différentielle des sexes.

Ces N& V intériorisées vont définir le rôle social traditionnel de l’homme et de la femme. L’homme au travail et la femme à la maison.

La société attend des filles et des garçons des comportements différents et on ne se comporte pas de la même façon avec des individus de sexe différent. Les rôles sont différents pour les filles et les garçons (rôle : comportement attendu).

-1ère vidéo : la socialisation un processus sexué (dans l'émission e=M6)

-rôle de la testostérone dans le comportement différentiel des filles et des garçons

-ce rôle est complété, par la socialisation des parents qui renforce cette différence naturelles (dans le choix des jeux conformes au sexe de l'enfant)

-mais cette complémentarité peut parfois aller dans l'autre sens et ne pas renforcer les différences naturelles (enfant qui imite son père qui s'occupe beaucoup du petit frère)

-tout comportement déviant en fonction du sexe est mal accepté (le petit garçon habillé en fille choque les mères qui observent la scène parce que son attitude n'est pas conforme à ce que l'on attend d'une fille)

-la plasticité cérébrale chez l'enfant

-les connexions neuronales dépendent non pas des expériences marquantes que fait l'individu mais des expériences répétées. Ainsi, les filles n'ont pas le gènes du rose ou du repassage, mais c'est parce que la société entretient un lien étroit entre cette couleur ou le repassage et le sexe féminin, que la petite fille en fait des modèles de conformité.

-la socialisation en Suède

-la Suède est le pays au monde où les inégalités entre hommes et femme sont les moins fortes

-c'est aussi un pays où des expériences originales sont menées en termes de socialisation genrée. On apprend aux petites filles à enfoncer des clous dans des bûches et aux petits garçons à entretenir des liens physiques plus doux.

2) L’école et le destin des femmes

Doc.2 p.153 (non fait en classe mais vous pouvez le regarder)

Mise en évidence d'activité de loisir et d'emploi très féminisées. En France en 2015 d'après le ministère de la jeunesse et des sports, sur 100 licenciés dans à la fédération française de rugby, 6 sont des femmes. Tandis que sur 100 licenciés de la fédération française de gymnastique, 81 sont des femmes. Par ailleurs, en France, en 2014, d'près l'INSEE, sur 100 conducteurs d'engins du bâtiment et des travaux publics, 0,9 sont des femmes tandis que sur 100 aides à domicile, aides ménagères et assistants maternels, 98,3 sont des femmes.

Les filles sont sur-représentées en filières L et ES et elles sont légèrement sous-représentées en filière S (environ 45% de l'effectif). Tout le monde a en tête la hiérarchie des filières, en tant que représentation collective, et ces résultats interrogent lorsque l'on compare les résultats globaux des filles et des garçons aux différents examens nationaux. Dès l'école primaire, les filles obtiennent de meilleurs résultats que les garçons. Elles réussissent aussi bien que les garçons en mathématiques et elles réussissent mieux en français. Elles obtiennent de meilleurs résultats au Brevet des collèges et au Baccalauréat. Malgré leurs bonnes performances scolaires, les filles ne diversifient pas assez leur choix d'orientation : 79% de filles dans les filières littéraires et 93% dans la série médico-sociale.

L'orientation des filles vers la filière L ou en carrière sanitaire et sociale, qui ne sont pas les voies plus valorisées ne peut s'expliquer par des performances médiocres de leur part.

Le choix des filières de services doit être mis en relation avec la socialisation dont les filles font l'objet et donc avec les normes et les valeurs spécifiques à leur genre qu'elles ont intériorisées : altruisme, don de soi, solidarité. Les filles et les garçons ont fait l'apprentissage de normes et de valeurs spécifiques à leur sexe qui vont déterminer leur choix d'orientation dans un sens qui répond positivement à ce qui est reconnu par la société comme leur domaine respectif de compétences. Marie Duru Bellat (sociologue) a montré que les filles réalisent au moment de leur orientation des anticipations raisonnées. Les filles se projettent inconsciemment dans leur futur rôle de mère et elles choisissent des parcours scolaires et universitaires qui débouchent sur des métiers moins valorisés mais qui leur permettront d'avoir du temps pour accomplir les tâches domestiques que la société s'attend à les voir réaliser. Certains emplois de cadre supérieur ne permettent pas à une femme de jouer son rôle traditionnel de femme au foyer.

Les femmes font l'objet d'une double ségrégation sur le marché du travail :

-ségrégation horizontale : les choix d'orientation des filles résultent d'anticipations raisonnées qui les poussent à choisir certains types de métiers. (61% des actives occupés dans 6 professions différentes : institutrices, services aux particuliers, employés administratifs, employés de commerce, employés d’entreprises, professions de la santé -infirmières).

Phénomène qui résulte essentiellement de la socialisation différenciée dont elles ont fait l'objet, les poussant à ne pas se mettre en avant, à faire preuve d'altruisme et de don de soi, ainsi qu'à des anticipations raisonnées (les filles se projettent dans leur futur rôle de mère et d'épouses lorsqu'elles font leur choix d'orientation), ainsi elles ne choisissent pas les carrières les plus prestigieuses menant aux postes à haute responsabilité car elles anticipent un besoin de temps à consacrer aux tâches domestiques que seul un emploi à hiérarchie moyenne ou basse peut leur offrir.

-ségrégation verticale : les femmes subissent une double inégalité : salariale et hiérarchique, vis à vis des hommes.

A niveau de qualification et de hiérarchie identique les femmes gagnent moins que les hommes. Ainsi, le salaire moyen de femmes est inférieur de 25% à celui des hommes. Cette différence s'explique en partie par le fait que les femmes occupent des emplois globalement moins rémunérés (dans le secteur des services, postes à faibles qualifications), plus souvent que les hommes en CDD et plus souvent que les hommes à temps partiel, ce qui explique l'écart de rémunération (un emploi à mi-temps est moitié moins payé qu'un emploi à temps plein). Si l'on compare à temps de travail équivalent, alors l'écart tombe à 19%. Enfin, si l'on compare toute chose étant égale par ailleurs, à postes identiques et qualifications identique, dans le même secteur d'activité, la différence devient inférieure à 10% mais elle est toujours là. C'est bien là le signe que l'entreprise reproduit les discriminations que la société fait peser sur les femmes.

Par ailleurs, à niveau de qualification identique une femme a moins de chance de connaître une promotion qu'un homme.

Les femmes sont donc confrontées à un plafond de verre qui les empêche de progresser dans la hiérarchie de l'entreprise ainsi qu'en termes de rémunération. Elles sont bloquées mais elles voient ce qui se passe au-delà du plafond.

Le sexe est la donnée biologique qui distingue l’homme de la femme.

Le genre est le construit social qui sépare le masculin du féminin. On peut considérer le genre comme un nouveau critère de classification sociale à partir du moment où les attributs du féminin sont utilisés et exploités pour cantonner les femmes dans certains métiers et certains segments de la structure socioprofessionnelle.