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mars

mardi 10 mars 2026

Chapitre V – Comment se construisent et évoluent les liens sociaux ?

Q1 : Qu’est-ce qu’un groupe social et quelle est la nature des liens qui y lient les individus ?

O1 : comprendre et pouvoir illustrer la diversité des liens qui relient les individus au sein de différents groupes sociaux (famille, groupes de pairs, univers professionnel, associations, réseaux).

I / Les groupes sociaux autrefois

A) Ordres et castes

Dans les sociétés traditionnelles les sociétés sont composées de groupes réels qui ont une existence légale, juridique. La société reconnaît donc leur existence. Ces groupes structurent la société et son fonctionnement dans la mesure où des droits et des devoirs spécifiques sont assignés à chaque membre en fonction du groupe auquel il appartient.

1)    Les castes

doc. les castes (Doc le systeme des castes)

Les castes sont des groupes sociaux hiérarchisés principalement sur la base de principes religieux. Elles forment des groupes fermés et cloisonnés : on naît et on meurt dans la même caste, on se marie à l’intérieure de la caste (endogamie). En Inde et dans l’esprit des castes, les relations sociales sont organisées autour de la relation « pureté/ répulsion ». L’esprit de caste interdit formellement les contacts physiques, sexuelles, les rapports en commun entre membres de castes différentes. Si un contact a lieu, il faut procéder à un rite de purification. Des tribunaux de castes jugent les déviants et jugent contre eux des sanctions pouvant aller jusqu’à l’exclusion définitive. Dans ce cas, l’individu perd son identité sociale, il n’est plus rien, ne peut rejoindre une autre caste, il devient « intouchable », mis au ban de la société. Aboli en 1947, le système des castes exerce encore une puissante influence sur les mentalités et les pratiques sociales.

Chaque caste se voit assigner des fonctions sociales précises auxquelles sont associés des droits et privilèges particuliers. On distingue 4 castes hiérarchisées dont les pouvoirs sont eux-mêmes hiérarchisés (les 4 varnas):

-les Brahmanes : prêtres, enseignants, professeurs (professions liées au sacré) ;

-les Kshatriyas : rois, princes, administrateurs, soldats (qui a le pouvoir temporel) ;

-les Vaisyas : artisans, commerçants, hommes d’affaires, agriculteurs, bergers (lié au clan)

-les Sudras : les serviteurs

Spécificité des castes : langue (parlé), habillement, profession, mariage.

En accomplissant fidèlement les tâches assignées à sa caste, il est possible pour un individu de renaître dans une caste supérieure. Le dessein ultime est le Moksha, le retrait du cycle de vie et de mort, par l’acquisition d’une haute spiritualité qui repose dans les interprétations traditionnelles de l’hindouisme sur le fait de naître Brahmane. Chacun peut espérer le salut en accomplissant les devoirs inhérents de sa caste.

 2)    Les ordres

En Europe, au moyen âge et durant l’Ancien Régime, trois Ordres ont longtemps co-existés : la noblesse, le clergé et le Tiers-Etat. Ce sont des groupes sociaux hiérarchisés en fonction de la dignité accordée aux différentes fonctions sociales. La transmission des statuts est largement héréditaire et la mobilité est réduite.

En théorie, le clergé est au –dessus dans la hiérarchie (fonction d’intermédiaire entre Dieu et les hommes), mais la Noblesse dont la fonction principale est le métier des armes jouit d’un égal prestige. Le Tiers-Etat s’adonne à des tâches peu prestigieuses : agriculture, artisanat commerce. Le clergé est soumis au droit céleste, alors que la Noblesse est soumise au droit divin. Dans la Noblesse, le souci de pureté du sang, de la lignée, engendre une forte endogamie (proche de celle des castes) et la transmission des fonctions sociales est fortement héréditaire, il n’y a donc pas ou peu de mobilité sociale. Au sein du tiers- Etat, une couche bourgeoise s’enrichit, jetant les bases du capitalisme, tandis que la noblesse ne peut accéder à des fonctions mercantiles. Une certaine convergence d’intérêts apparaît alors entre la noblesse (besoin d’argent) et la bourgeoisie avide de reconnaissance (prestige). L’Etat vend alors des charges anoblissantes à la bourgeoisie en créant une noblesse de robe (néanmoins inférieure à la noblesse de rang.

Les ordres furent abolis la nuit du 4 août 1789. Article 1er de la déclaration des droits de l’homme : « Les hommes naissent libres et égaux en droits, les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ». Un demi-siècle après la révolution française, si les inégalités de droit ont bien été abolies, certains intellectuels constatent encore de grandes inégalités de fait.

Quels sont les traits communs aux systèmes d’ordres et de castes ?

Les traits communs aux systèmes d’ordres et de castes sont :

  -des droits spécifiques,

  -des fondements religieux,

  -des fonctions spécifiques selon les positions,

  -l’endogamie est la règle (groupe cloisonnés),

  -pouvoirs hiérarchisés,

  -reproduction sociale (groupes cloisonnés).

  -groupe de moins en moins nombreux et de plus en plus riche à mesure que l’on s’approche du sommet.

-les groupes sont repérables, identifiables

Groupe social : ensemble d’individu formant une unité sociale durable, caractérisée par des liens internes (directs ou indirects) plus ou moins intenses, une situation et: ou des activités communes, une conscience collective plus ou moins affirmée (sentiment d’appartenance); cette unité est reconnue par les autres.

B) Les classes d’âges

Aujourd’hui on parle des jeunes, qui sont-ils ? quelle catégorie d’âge ? quelles spécificités ?

doc. Masaï (Doc les classes d ages un groupe social)

Autrefois les classes d'âges dans le groupe communautaire avait une importance réelle dans la mesure où l'âge définissait l'appartenance au groupe à travers des fonctions, des droits et des devoirs spécifiques. Chaque groupe entretient des liens particuliers au sein du groupe et entre les groupes. Il y a des critères observables, repérables : coiffures spécifiques, armes spécifiques, régime alimentaire spécifique...

Relations spécifiques et fonctions spécifiques, règles spécifiques. Dans ce cadre, les classes d’âges apparaissent comme des groupes sociaux ayant une réalité propre, une existence réelle, chacune est une force agissante dans la société. L’approche est donc réaliste.

Attention,

catégorie sociale: ensemble d’individu rassemblé car ils possèdent une caractéristique commune (âge, sexe, profession, couleur des yeux…). Approche nominaliste du groupe. Dans le cas de l'âge, si l'on forme des classes d'âge quinquennales (5 ans), ou les 10-11 ans ou les 42-43 ans, les individus rassemblés ont en commun essentielement leur âge. Le groupe ainsi formé n'a pas de réalité propre, il n'existe que dans l'esprit du chercheur qui fait sa recherche. 

Si l’on considère le groupe formé par l’ensemble des femmes, on peut dire qu’il s’agit d’une catégorie sociale, car toutes les femmes, qu’elles soient grandes ou petites, célibataires, mariées, ou veuves, ouvrière ou cadre,…, ont la même caractéristique biologique qui les rassemble, elle porte toutes le nom « femmes » (donc nominaliste). Mais au-delà de ce seul critère, toutes les femmes ont un autre point commun : les discriminations et inégalités dont elles font l’objet, le harcèlement qu’elles subissent dans la rue, dans les transports, la double-vie qu’elles mènent entre l’entreprise et la maison, etc… De plus, les femmes sont capables de se mobiliser et elles le font au travers notamment des associations féministes. Les femmes forment donc un groupe qui a une existence réelle dans la société, un groupe spécifique auquel sont attachés des droits et des devoirs spécifiques (donc réaliste), elles forment donc un groupe social.

II/ Les groupes sociaux d’hier à aujourd’hui

A) Groupes primaires, groupes secondaires et classes sociales

1)    Etablissent des liens directs et indirects (groupes primaires et secondaires)

Doc. Tous les groupes sociaux ne se valent pas (Doc tous les groupes sociaux ne se valent pas)

En France, en 2008, d'après l'ISL, sur 100 personnes interrogées, 97 pensent que la famille est très ou assez importante.

Les individus sont insérés dans des groupes sociaux dont les caractéristiques diffèrent.

C’est au sein des groupe primaires (ex : la famille, groupe d’amis), lors de la socialisation primaire que se construit l’identité des individus. Ces groupes se caractérisent par des relations directes de face à face, par un fort sentiment d’appartenance (expression d’une identité collective, « sentiment de l’unité du tout ») et impliquent une forte solidarité (cohésion sociale forte). Ces groupes sont de taille réduite et les relations sont intenses, fréquentes et intimes.

Mais le développement de l’identité de l’individu ne se fait pas uniquement au sein des groupes restreints, il se fait également dans des groupes secondaires (associations, partis politiques, syndicats) auxquelles nous appartenons. Les relations sont ici marquées du sceau de l’utilité, les relations y sont plus formelles et moins chargées d’intensité.

Ces groupes auxquels les individus s’identifient se distinguent par leur taille, le rôle, leur mode de fonctionnement ou leur degré de cohésion. Les règles de fonctionnement et d’organisation ont été préalablement fixées.

groupes primaires groupes secondaires

-petite taille

-fort sentiment d'appartenance

-forte cohésion

-N&V plus générales

-relations basées sur l'intimité

-relations moins formelles

-relation plus intenses

-grande taille

-faible sentiment d'appartenance

-faible cohésion

-N&V plus spécifiques

-relations basées sur l'utilité

-relations plus formelles (plus codifiées)

-relations moins intenses

 

jeudi 12 mars 2026

2)    Génèrent une certaine conscience d’appartenance commune (les classes sociales)

Le sentiment d’appartenance à un groupe correspond au sentiment d’être intégré à ce groupe. Les individus ont conscience que leur place dans le groupe (statut) définit un certain rôle qu’ils ont à jouer du fait de leur participation à la vie du groupe. Ainsi, les élèves prennent-ils conscience qu’ils forment un groupe social dont les N&V ont été intériorisées avec plus ou moins de succès : ambition, travail, régularité, sens de l’effort, assiduité, ponctualité, solidarité et coopération. C’est en respectant ces N&V que l’individu s’insère dans le groupe et par ce fait, réussit sa scolarité. Inversement, ce sont souvent les élèves les moins intégrés au groupe classe qui ont le plus de chances d’être en difficulté scolaire voire en décrochage.

Classe sociale chez Marx :

Marx analyse une société post-révolutionnaire où les privilèges de quelques-uns ont été abolis. Les ordres n’existent plus mais les inégalités restent très fortes. La société est-elle toujours composée de groupes sociaux ? Si ces groupes existent, on ne peut les appeler ordres, ou castes. Marx donne le nom de classe sociale à ces différents groupes sociaux qui selon lui structurent la société et permettent d’en expliquer son fonctionnement et son organisation. Une classe sociale est un ensemble d’individus qui répondent à deux caractéristiques :

-classe en soi : les individus occupent la même position dans les rapports de production (donc aspect nominaliste).

-classe pour soi : les individus ont une conscience de classe qui se développe dans la lutte. C’est un sentiment d’appartenance. Donc le groupe existe (classe en soi)→ il lutte → la conscience de classe apparaît (sentiment d’appartenance : classe pour soi).

Il existe plusieurs classes sociales mais Marx insiste plus particulièrement sur l’opposition entre deux groupes : les bourgeois (patrons, capitalistes…) et les prolétaires (travailleurs, salariés, ouvriers…). Cette opposition est au cœur de l’organisation sociale. La société de Marx est donc bi-polaire : deux pôles s’affrontent.

Quels sont les deux critères principaux qui permettent de définir une classe sociale selon Marx?

-occuper la même place dans les rapports sociaux de production (classe en soi qui résulte de l’organisation objective de la production). Les individus composent ainsi une classe en soi.

-avoir conscience d’appartenir à une classe sociale, regroupant des individus qui parce qu’ils occupent la même position dans la sphère économique partagent les mêmes intérêts qu’ils doivent défendre collectivement. Ces intérêts sont contraires à ceux d’autres classes et ils doivent être défendus dans le cadre de la lutte des classes (c’est la classe pour soi – prise de conscience collective des intérêts de classe : l’enjeu porte sur le partage de la valeur ajoutée : vision réaliste de la société). C’est la classe pour soi.

La lutte est le moteur de l’histoire. La vision de Marx est une vision conflictuelle de la société. « L’histoire de toute la société jusqu’à aujourd’hui est l’histoire de la lutte des classes. Hommes libres et esclaves, patriciens et plébéiens, barons et serfs, maîtres et compagnons, bref oppresseurs et opprimés dressés les uns contre les autres dans une opposition constante, ont mené une lutte ininterrompue, tantôt cachée, tantôt ouverte, une lutte qui s’est chaque fois terminée par un bouleversement révolutionnaire ou par la ruine commune des classes sociales ».  Manifeste du Parti Communiste, K. Marx et F. Engels, 1848.

Pourquoi Marx considère-t-il que les salariés sont exploités par les capitalistes ?

Le salarié échange sa force de travail contre un salaire. Ce salaire n’est pas lié aux quantités que le salarié est capable de produire et donc au profit que son employeur pourra réaliser grâce à cette production une fois les salaires et les coûts payés. Le salaire est fixé sur un marché (salaire de subsistance : salaire nécessaire à la reproduction de la force de travail) et le salarié accepte dans le contrat sa rémunération.

Marx pense que le prix de la force de travail dépend comme pour toutes les autres marchandises, de la quantité de travail nécessaire pour la produire : salaire de subsistance. Les patrons s’enrichissent grâce au travail de leurs employés qui chaque jour produisent une valeur supérieure au salaire de subsistance. Ils travaillent donc une partie de leur journée pour le patron : surtravail considéré par Marx comme la source de l’exploitation.

Ainsi, pour Marx la plus-value du patron vient du surtravail qui correspond à la quantité de valeur produite par l’ouvrier au-delà du temps de travail nécessaire pour produire une valeur égale à celle qu’il a reçu sous forme de salaire.

On retient en général deux classes sociales : les capitalistes (bourgeois, les détenteurs des moyens de production) et les prolétaires (qui ne détiennent que leur force de travail) : bipolarisation.

C’est la place qu’occupent les individus dans le monde économique qui détermine leur appartenance à une classe sociale. Certains sont capitalistes, d’autres prolétaires et les intérêts des deux groupes divergent.

Rappel de la définition d'un groupe social : ensemble d’individu formant une unité sociale durable, caractérisée par des liens internes (directs ou indirects) plus ou moins intenses, une situation et: ou des activités communes, une conscience collective plus ou moins affirmée (sentiment d’appartenance); cette unité est reconnue par les autres.

Classe sociale chez Marx : Au sens strict, une classe sociale est à la fois une classe en soi et une classe pour soi. Dans un sens plus large il s'agit de groupes ayant les mêmes styles de vie, des conditions de vie identiques, des activités communes. Ce sont les premiers groupes sociaux théorisés par la sociologie (pas d’existence juridique comme dans les caste ou ordres, mais la question se pose de leur existence réelle, ces groupes n'existent-ils que dans l’esprit du chercheur ? C'est toute la question). Avant les sociologues, les économistes (classes de production : rentiers, capitaliste, travailleurs)

B) la nature des liens au sein des groupes

1) La famille 

Doc.1 p.182

En France, en 2021, d’après l’INSEE, sur 100 individus de plus de 18 ans, 27,5 en moyenne communiquaient quotidiennement avec leur famille avant la crise sanitaire (covid).

Nous remarquons que les aides diminuent avec l'âge et remontent à partir de 75 ans (sauf les aides financières, les seniors étant la catégorie au ptrimoine le plus élevé).

Alliance et filiation : groupe. Dans le texte les grandes sœurs ont socialisé leurs petites sœurs en jouant très tôt le rôle de seconde mère (sanction -directif, jeux-interaction), ensuite en incarnant la figure de modèle (imitation) puis en conseillant leurs sœurs (interaction, explication). On peut donc dire que la famille socialise.

Mais attention la famille sociabilise également, elle rend les individus capables de vivre en société, de tisser des liens avec les autres et d'interagir avec eux.

Enfin, la famille participe de la construction sociale de l'individu, en lui transmettant un nom, un métier parfois, des valeurs politiques...

Ainsi, en socialisant, en sociabilisant et en participant à la construciton de nos identités, la famille est agent de l'intégration sociale.

Cette intégration suppose l'existence de liens entre l'individu et son environnement. On parle de lien social pour qualifier le ciment qui lie les individus les uns aux autres et garantit l'intégration à la société.

Attention ! Les deux approches (grilles d’analyse du lien social) qui permettent d’analyser le lien social :

- compter pour… / compter sur…

-le lien social revêt plusieurs dimensions : lien marchand (relations marchandes avec les commerçants ou entre l’entreprise et les salariés), lien de proximité (sociabilité avec les voisins, les amis, la famille…), lien de solidarité (sécurité sociale qui établit un lien entre des individus anonymes : « mes cotisations financent la pension de retraite d’un senior ») et le lien politique (voter, militer, manifester – après la révolution les individus s’adressaient les uns aux autres en s’interpellant : « citoyen, …)

Dans la famille, les liens qui sont à l’œuvre sont : Lien de proximité, lien de solidarité, lien politique (parents/enfants, expression libre/régulée).

2) Le travail

Doc.1 p.184

En France, en 2021, d’après l'ifop, sur 100 salariés, 81 déclarent que l'on peut créer de vrais liens d'amitiés avec les collègues, en dehors du lieu de travail..

Le travail est lieu majeur de l’intégration qui participe à la construction du lien social pour au moins 3 raisons :

-c’est un lieu de socialisation : on y intériorise des normes et des valeurs propres à la culture de l’entreprise pour laquelle on travaille (Friday wear, open space, pointeuse…)

-c’est un lieu de sociabilité : on y discute avec ses collègues, on s’y fait des amis…

-c’est un lieu de construction de l’identité : on existe au travers de son emploi, grâce au salaire qui nous permet de satisfaire des besoins et de nous protéger contre les risques d’existence.

Le travail est le lieu de liens de proximité, de liens marchands, mais aussi de liens de solidarité (Sécurité Sociale), et également de liens politiques (syndicalisme, vote aux élections professionnelles)

Autrement dit, tous les liens au fondement du lien social sont ici présents : lien marchand, lien politique, lien de solidarité et lien de proximité.

mardi 17 mars 2026

3) Les associations

Doc.3 p.183

En France, d'après l'ENEAD, en 2021 sur 100 individus ag^és de 16 à 24 ans, 21 sont adhérents d'une association mais ne sont pas bénévoles.

Le document montre que le bénévolat régulier diminue avec l'âge dans un premier temps, car les individus ont un emploi et pas assez de temps à consacrer aux activité bénévoles. Puis lorsqu'ils sont à la retraite, le bénévolat réaugmente. A l'invers, le bénévolat non régulier augmente avec l'age.

Comme pour la famille et l’emploi, la vie associative est une autre instance d’intégration pour l’individu. Il y est socialisé (il intériorise de nouvelles N&V), sociabilisé (il s’y fait des amis) et l’association participe à la construction de son identité personnelle.

De même, l’association développe cette double dimension de « compter sur » et de « compter pour » les autres.

Enfin, encore une fois la vie associative se fonde sur une pluralité de liens à la fois marchand (ou plutôt non-marchand dans ce cas précis – bénévolat), de proximité (on y fait des rencontres), de solidarité (puisqu’on est lié aux autres, qu’on aide et que l’on fait don de son travail ou de ses compétences), et politique (la vie associative est l’expression d’une forme de comportement dans la cité (polis / ethos = cité/ comportement, action).

Lien politique, lien de solidarité (bénévolat), lien non marchand (don), lien de proximité

Q2 : Comment décrire la société française contemporaine ? De quels groupes est-elle constituée ?

O2 : connaître les critères de construction des Professions et Catégories Socioprofessionnelles (PCS)

I/ Principes de construction

doc.3 p.185

5- les 6 premiers sont des actifs et les groupes 7 et 8 osnt inactifs

6-les groupes 1 et 2 sont indépendants et les groupes 3,4,5 et 6 sont salariés.

7-ils appartiennent au secteur primaire

8-il se distingue par le niveau hiérarchique

Il s’agit de caractériser les individus en fonction de leur rapport à l’emploi (actif/ inactif) et de leur profession, mais en même temps d’associer un statut social (« rien ne marque un homme comme la profession », Edmond Goblot).

Le statut social correspond à la place qu’occupe un individu ou un groupe d’individus dans la hiérarchie sociale.

L. Thevenot et A. Desrosières (deux administrateurs de l’INSEE) vont construire des groupes socioprofessionnels d’actifs en utilisant 5 critères de classement : le statut de l’emploi (indépendant/ salarié), le secteur d’activité (primaire, secondaire, tertiaire), la hiérarchie dans l’entreprise (haute/ basse), le niveau de qualification (élevé/ moins élevé) et la nature du travail (manuel/ autre que manuel).

Groupes : agriculteurs exploitants (1), artisans, commerçants et chef d'entreprises (2), Cadres et professions intellectuelles supérieures (3), professions intermédiaires (4), employés (5), ouvriers (6).

A ces six groupes d'actifs s'ajoutent deux groupes d'inactifs : les inactifs ayant déjà travaillé, les inactifs n'ayant jamais travaillé. 32 CSP (catégories socio professionnelles) et 500 professions environ.

schéma de construction des PCS (Doc schema de construction des pcs)

II/ Les objectifs

La classification en groupe socioprofessionnels avait trois objectifs :

A) Constituer des groupes différenciés (c'est-à-dire suffisamment différents les uns des autres) pour pouvoir les hiérarchisés.

Doc. les principales caractéristiques selon la PCS (Doc principales caracteristiques selon la pcs).

En France en 2003 d'après l'INSEE, sur 100 CPIS, 84,1 ont niveau de diplôme supérieur ou équivalent au BAC.

En France, en 2005 d'après le BIT, sur 100 CPIS, 4 sont au chômage.

En France, en 2004, d'après l'INSEE, sur 100 CPIS, 90 sont partis en vacances.

En France, en 2005, d'après l'INSEE, le salaire mensuel moyen d'un cadre s'élève à 5049 euros.

En France, en 2005, d'après l'INSEE, un CPIS âgé de 35 ans peut espérer vivre encore 46 ans.

Les CPIS apparaissent toujours comme la catégorie la plus favorisée au regard des critères de classement étudiés (départ en vacances, salaires, espérance de vie, chômage…). Les ouvriers sont fréquemment en dernière position et jamais bien placés dans la hiérarchie. Les employés ne sont jamais très loin des ouvriers et les PI apparaissent toujours au milieu du classement ou vers le haut. Enfin, les agriculteurs et les ACCE semblent bien difficiles à situer dans la hiérarchie. Un classement (une hiérarchie) semble donc possible pour les groupes de salariés mais il est difficile d’y intégrer les indépendants.

Les CPIS semblent se trouver au sommet de la pyramide sociale, puis les PI et enfin les employés et ouvriers. Les agriculteurs et les ACCE gravitent autour de cette pyramide et se dispersent de haut en bas de la pyramide.

B) Constituer des groupes homogènes (constitués d’individus qui se ressemblent, notamment d’un point de vue culturel).

Doc. Pratiques culturelles selon la PCS (Doc pratiques culturelles a l age adulte selon la pcs)

En France, en 2005, sur 100 individus de plus de 15 ans, 58 ont lu au moins un livre au cours des 12 derniers mois.

En France, en 2005, sur 100 ouvriers, 34 ont lu au moins un livre au cours des 12 derniers mois.

t.à.f pour le 19/03 : répondre aux questions du doc. sur les pratiques culutrelles

jeudi 19 mars 2026

B) Constituer des groupes homogènes (constitués d’individus qui se ressemblent, notamment d’un point de vue culturel).

Doc. Pratiques culturelles selon la PCS (Doc pratiques culturelles a l age adulte selon la pcs)

En France, en 2005, sur 100 individus de plus de 15 ans, 58 ont lu au moins un livre au cours des 12 derniers mois.

En France, en 2005, sur 100 ouvriers, 34 ont lu au moins un livre au cours des 12 derniers mois.

On peut mettre en évidence la sur-représentation d’un phénomène dans une catégorie. On compare pour cela le résultat de la catégorie socioprofessionnelle dans la pratique d’une activité  culturelle (lecture, théâtre, concert) par rapport à celui de l’ensemble de l’échantillon étudié. Un résultat supérieur à la moyenne signifie que le phénomène étudié (lecture, théâtre) est sur-représenté dans la catégorie et inversement, on parle de sous-représentation lorsque le résultat est inférieur à la moyenne. La lecture, le théâtre et les concerts sont sur-représentés chez les CPIS et sous-représentés chez les ouvriers.

Il est difficile de faire apparaître de véritables homogénéités au sein des groupes, toutefois, certains résultats vont dans ce sens. 83% des CPIS ont lu un livre au cours des 12 derniers mois : le groupe est homogène car la probabilité de rencontrer un cadre ayant lu un livre au cours des 12 derniers mois est forte. Les CPIS se ressemblent dans le rapport qu’ils entretiennent avec la lecture, beaucoup sont des lecteurs réguliers. De même, les ouvriers forment un groupe très homogène dans le rapport qu’ils entretiennent au théâtre puisque seuls 6% d’entre eux sont allés au théâtre au cours des 12 derniers mois (ce qui signifie que 94% n’y sont pas allés).

Certaines PCS forment donc des groupes homogènes (CPIS et ouvriers) au regard de certaines pratiques culturelles seulement. Il est difficile de parler d’une véritable homogénéité au sein de chaque groupe et c'est l'une des principales critiques adressées au modèles des PCS.

A première vue, ce sont les PCS dont les revenus sont les plus élevés qui entretiennent les rapports les plus étroits avec la culture (lecture, théâtre, expositions, ...) puisque les CPIS et les PI sont toujours en première position. Néanmoins, une analyse plus rigoureuse consistant à comparer les pratiques culturelles à revenu constant nous conduit à une autre conclusion. Si l'on s'intéresse à la situation des employés et des ouvriers dont les revenus sont très proches, il apparaît que les deux catégories ont des approches très différentes de la culture. Les employés ont beaucoup plus de pratiques culturelles que les ouvriers, alors même que leur revenu est très légèrement inférieur à celui des ouvriers. Le revenu ne semble donc pas être un déterminant important du lien que les individus entretiennent à la culture.

Relative homogénéité culturelle mais pas d’homogénéité salariale par exemple. !!! employés pas très homogènes sur ce qu’ils font mais sur ce qu’elles sont (très majoritairement des femmes). Les personnes appartenant à la même catégorie, sont supposés entretenir des relations personnelles entre elles et avoir des comportements et des opinions identiques.

C) Etudier et analyser les mutations de l’emploi dans le pays depuis 1945.

Doc. évolution des groupes socio professionnels 

Les métamorphoses de la structure sociale et leurs conséquences - Telos

Les cinq grandes mutations de l'emploi sont : la salarisation, la tertiarisation, la féminisation, l'augmentation des qualifications et la précarisation des emplois

L’analyse du document nous permet de mettre en évidence la salarisation (baise des indépendants –agriculteurs et ACCE- et augmentation des employés, des PI et des CPIS), la tertiarisation (augmentation des CPIS, des PI et des employés et baisse des agriculteurs -secterur primaire- et des ouvriers -secteur secondaire), l’augmentation des qualifications (augmentation des CPIS et des PI, baisse des ouvriers et des agriculteurs) et la féminisation des emplois (augmentation des employés – cette catégorie est constituée à 75 % de femmes).

Seule la précarisation des emplois (CDD, temps partiel subi) n’apparaît pas à l’aide des 6 groupes d’actifs. En effet, les PCS ne donnent aucune indication sur la nature du contrat de travail.

C’est donc un succès pour identifier la salarisation, la tertiarisation, la féminisation et l’augmentation des qualifications mais l’on ne voit pas la précarisation.

III/ quels liens peut-on mettre en évidence avec cet outil

Les études montrent qu'en France, en 2013, d'après l'INSEE, sur 100 Professions Intermédiaires, 52 sont adhérents d'une association, alors que sur 100 ouvriers, 32 le sont. On observe que plus le diplôme est élevé, plus l'adhésion est forte. On peut parler d'une corrélation positive

Doc. impact du groupe sur perception des liens sociaux (Doc l impact de la pcs sur la perception des liens sociaux)

En France, en 2014, d’après le CREDOC, sur 100 cadres, 81 perçoivent la cohésion sociale comme « pas très ou pas du tout forte », alors que sur 100 ouvriers, 70 sont dans ce cas.

Les deux premières lignes du doc. sont paradoxales dans la mesure où chez les cadres par exemple, une très forte majorité d’entre eux pensent que la cohésion sociale est faible (peu de solidarité au niveau collectif) et en même temps ils sont une forte majorité à avoir le sentiment d’être bien intégré. L’individualisme est le facteur qui fragilise le plus la cohésion sociale selon les cadres et le chômage aurait moins d'impact sur la cohésion. L’école est pour eux déterminante pour participer à cette cohésion et la perception qu’ils ont des services publics est plutôt bonne. Enfin, le travail leur apparaît comme un puissant facteur de sociabilité (donc d’intégration) et la peur de l’étranger est moins forte (il montre donc plus de tolérance).

On observe que les différentes PCS ne tissent pas les mêmes liens sociaux. En général, l’intégration sociale apparaît facilitée pour les cadres par rapport aux ouvriers par exemple. Les milieux de cadres développent davantage de liens politiques et de solidarité que les ouvriers.

Q3 : Comment le lien social a-t-il évolué ?

O3 : comprendre et savoir illustrer le processus d’individualisation ainsi que l’évolution des formes de solidarité en connaissant la distinction classique entre solidarité « mécanique » et solidarité « organique ».

I/ Transformation du lien social sous l’impact de la montée de l’individualisme

A) De quelques liens forts à une pluralité de liens faibles

Doc.les mutations du lien social (Doc les mutations du lien social dans les societes modernes)

t.à.f pour le 24/03 : représenter schématiquement l'évolution du lien social.

mardi 26 mars 2026

Interrogation écrite (15 minutes)

correction du DM

retour au cours

Q3 : Comment le lien social a-t-il évolué ?

O3 : comprendre et savoir illustrer le processus d’individualisation ainsi que l’évolution des formes de solidarité en connaissant la distinction classique entre solidarité « mécanique » et solidarité « organique ».

I/ Transformation du lien social sous l’impact de la montée de l’individualisme

A) De quelques liens forts à une pluralité de liens faibles

Doc.les mutations du lien social (Doc les mutations du lien social dans les societes modernes)

Aujourd'hui l'individu n'est plus lié à la société par quelques liens forts, mais par une multitude de liens faibles. Lorsqu'un lien se rompt, les autres liens permettent le maintien de la solidarité et du rattachement de l'individu au groupe.

L’individu n’est plus déterminé par quelques relations fortes mais il qui construit sa pluralité auprès de plusieurs instances d’intégrations (au sein de plusieurs groupes sociaux), métaphore du monothéisme des valeurs propres aux sociétés d’autrefois, et du polythéisme des valeurs caractéristiques des sociétés modernes.

Individus pluriels (B. LAHIRE), les individus ont plusieurs appartenance, des goûts éclectiques, des influences plurielles et donc, des comportements moins déterminés socialement.

B) Du nous au je, l’individualisation des liens sociaux

Doc.1. p.186 + doc.3 et doc.4 p.187

L’identité du « je » prévaut sur l’identité du « nous », l’individu s’émancipe du groupe, il lui est de moins en moins dépendant quant à ses comportements, ses principes et idéaux, bref, quant à sa culture.

Individualisation : processus qui conduit les membres d’une société à se considérer comme autonomes par rapport à leur groupe d’appartenance. (émancipation de la conscience collective, les quelques liens forts deviennent de multiples liens faibles….)

les docs 2 et 3 illustrent les signaux de cette indidualisation des rapportss sociaux et la mise en avant de l'individu par rapport au collectif : procédure de divorce visant à être simplifiée (plus facile de casser le couple pour laisser l'individu s'épanouir), diminution du nombre de baptêmes (distanciation de l'individu avec le groupe religieux).

On parle de montée de l’individualisme pour désigner la régression des valeurs collectives au profit de valeurs individuelles en termes d’autonomie, d’épanouissement personnel et de liberté. L'individu ne dépend plus d'une seule corporation (famille, travail,...) mais il a de multiples appartenances qui le définissent en tant qu'individu (club de sport, associations, emploi, groupe d'amis, groupe religieux...).

!!! on distingue l’individualisme universaliste (les mêmes droits pour tous) et l’individualisme particulariste (chacun pour soi)

II/ la solidarité chez Durkheim

A) Solidarité mécanique

Doc.1 p.188

La taille du groupe influence son degré de consensus et l’intensité des incitations individuelles à participer : plus le groupe est petit, plus sa cohésion est forte et plus sa capacité à mobiliser ses membres à agir ensemble est développée. Ainsi, plus le cercle auquel nous appartenons est étroit, plus la liberté d’individualité que nous possédons s’amoindrit (la personnalité collective domine la personnalité individuelle), et inversement.

Durkheim : solidarité mécanique et organique : la société grandit et les relations en son sein s’organisent autour de la division du travail.

La solidarité mécanique est la forme de cohésion caractéristique des sociétés traditionnelles, essentiellement paysanne. Elle constitue une forme de solidarité obligée où les membres du groupe se doivent assistance. Elle est fondée sur la tradition et  les ressemblances entre ses membres, qui partagent la même condition économique, et qui sont donc substituables (société paysanne).

Durkheim présente trois indicateurs de ce type de solidarité : la place du droit pénal (justice punitive et répressive), les pratiques religieuses (fortes) et l’usage des proverbes (courant).

B) Solidarité organique

La solidarité organique est la forme de cohésion des sociétés modernes, essentiellement urbaines où la densité de population est très élevée. Elle constitue une forme de solidarité élective où les individus entrent en relation de complémentarité fonctionnelle, conformément au mouvement de division du travail. Elle est fondée sur la différence des individus, qui occupent des métiers différents.

L’indice d’une telle solidarité organique se retrouve dans l’importance du droit restitutif qui régit le droit des affaires. Dans cette société urbaine à solidarité organique, la pratique religieuse et le recours au proverbe s’étiole.

Solidarité mécanique Solidarité organique
Société traditionnelle Société industrielle
Division du travail faible Division du travail forte
Principe de cohésion : tradition Principe de cohésion : rationalité
Lien social fondé sur les similitudes (qui se ressemble s’assemble) : individu peu différenciés (donc substituables), ils adhèrent à des valeurs et à des croyances communes. : lien social fondé sur la similitude car la conscience collective l’emporte sur la conscience individuelle. Lien social fondé sur les différences et la complémentarité entre les individus. Cela signifie que la conscience individuelle l’emporte sur la conscience collective.
Forte conscience collective. Existence commandée par des impératifs et des interdits sociaux. La conscience individuelle se développe, la conscience collective impose une coercition moins forte. Marge d’interprétation plus étendue des impératifs sociaux.
Droit répressif : sanction punitive lorsque la conscience collective est offensée (s’attaquer à l’un du groupe c’est attaquer tout le groupe). Droit restitutif : on indemnise la victime.
Place des proverbes et de la religion importante Place des proverbes et de la religion faible

Le passage de l’un à l’autre s’explique par l’affaiblissement de la conscience collective et la DT.

jeudi 26 mars 2026

correction de l'IE du 23/03

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C) Solidarité organique et mécanique dans les sociétés modernes

1) La persistance de la solidarité mécanique dans les sociétés modernes

Doc. Club de supporters (Doc un club de football amateur en bourgogne)

La poussée des valeurs individualistes ne se traduit pas pour autant par une disparition des solidarités mécaniques qui caractérisent encore un large éventail de groupes de tailles variables. Dans le texte, la solidarité mécanique apparaît à travers : le fait que les membres du club (joueurs et supporters) se ressemblent (tous ouvriers habitant la même ville), la conscience collective est forte ("on ne fait ça" : le groupe s'impose à l'individu), la passion du football et le soutien à l'équipe de la ville se transmet de générations en générations (tradition). On peut ajouter que les slogans agissent un peu comme les proverbes d'autres fois.

La solidarité mécanique n’a pas complètement disparu religion, syndicat, association, famille, amis…

2) Solidarité organique dans les groupes primaires

Doc.3 p.189 de la solidarité organique dans les groupes d’amis

Le document nous montre que les choix des amis est un choix rationnel qui repose sur la différenciation. On recherche chez l’autre ce que l’on n’est pas soi-même, on recherche les qualités qui nous font défaut. Mise en œuvre de la division du travail appliquée à l’amitié puisque ce qui est ici recherché est une forme de complémentarité.

Cette approche est généralisable à d’autres groupes primaires comme les réseaux associatifs où les membres sont également liés par un lien de complémentarité. Une association se définit comme une structure qui met en relation un ensemble de compétences et d’expertises spécifiques pour produire des b& s non marchands (expertise comptable, juridique, disponibilité…). A noter que dans la famille également, les relations, bien que basées fondamentalement sur une forme de solidarité mécanique, peuvent aussi reposer sur la rationalité : complémentarité des membres du ménages dans l’éducation des enfants ou pour la tâches domestiques.

Les relations interpersonnelles dépendent de la taille du groupe. Les relations dans les grands groupes sont souvent impersonnelles ; les individus y sont plus réservés, blasés, et ont tendance à développer des logiques d’indifférence, en même temps qu’ils accèdent à davantage de libertés (en ville par exemple). En revanche, dans les petits groupes, les relations seront plus personnelles ; les individus se connaissent et un contrôle social plus fort s’exerce limitant d’autant plus la liberté individuelle (village par exemple).

Q4 : les sociabilités du numériques améliorent-elles ou détériorent-elles le lien social ?

O4 : comprendre comment les nouvelles sociabilités numériques contribuent au lien social.

Sociabilité : activité par laquelle les individus créent et entretiennent des contacts avec d’autres personnes.

I/ objet d’étude : la structure en réseau

Une représentation simplifiée des relations sociales

A) Exemple de structuration de réseaux – comment un réseau social se structure-t-il ?

Doc. Différentes structures, différentes possibilités et contraintes (Doc differentes structures differentes libertes et contraintes)

Ces deux réseaux ont au moins deux points communs : le nombre d’agents et le nombre de liens. De plus on note que dans chaque réseau, deux agents ont trois liens directs tandis que les 6 autres n’ont que deux liens. Quelques points communs donc mais ces deux réseaux sont très différents.

Si l’individu 1 cherche un emploi dans l’entreprise de l’individu 6 dans le réseau A, on peut dire que le rôle des agents 4 et 5 est déterminant. Leur rôle est essentiel car 1 n’a pas le choix, il est obligé de passer par ces deux agents pour atteindre 6.

En revanche, dans le réseau B, le rôle de 4 et de 5 est facultatif puisque 1 peut atteindre 6 par deux autres chemins : soit en passant par 2, soit en passant par 3.

Dans le cas d’une épidémie, celle-ci sera plus facile à contenir dans le réseau A puisqu’il suffira de maîtriser le passage de 4 à 5, alors que dans le réseau B le virus peut se propager à partir de 1 vers 2, 3 et 4 et atteindre 5, 6,7 et 8 par trois chemins différents.

B) Le sociogramme, un instrument d’étude du réseau

Doc. Le sociogramme, un instrument d’étude des réseaux (Doc le sociogramme un instrument d etude des reseaux)

Un sociogramme est une représentation graphique d’une structure sociale (d’un groupe social, d’un réseau).

Ici, le lien étudié est l’amitié, une forme de la sociabilité. Les relations les plus nombreuses dans cette classe sont des relations « homosexuels », entre enfants du même sexe. Les garçons privilégient les liens masculins et les filles les liens féminins. Ainsi, on voit deux groupes se former sur la base du critère de genre.

Cette étude est particulièrement intéressant pour analyser l’évolution des relations entre filles et garçons aux plus jeunes âges. Les travaux de Moreno ont ainsi montré qu’avant la première année de primaire, les groupes d’enfants sont indifférencié sexuellement. Les filles et les garçons ont des amis filles et garçons. A partir de la première année de primaire, les relations commencent à se différencier et ce n’est qu’à partir de la 4ème année de primaire que la fracture est nette entre les deux groupes. Ce n’est qu’à la 8ème année que les relations retrouveront une forme hétérosexuelle.

C) La force des liens faibles (les trous structuraux)

Doc. Les liens faibles dépendent de la structure du réseau (Doc les liens faibles dependent de la structure du reseau)

t.à.f pour le 30/03 : répondre aux trois questions du doc.

mardi 31 mars 2026

B) La force des liens faibles (les trous structuraux)

Doc. Les liens faibles dépendent de la structure du réseau (Doc les liens faibles dependent de la structure du reseau)

Jules et Jim ont autant de contacts directs (5), mais tandis que Jim peut accéder aux informations de deux groupes distincts (15 liens indirects), Jules, lui, peut accéder à cinq groupes différents avec plus de liens indirects . Il dispose de plus de trous structuraux, il accédera donc à plus d’informations.

Ronald Burt montre que le capital social réside dans la possibilité d’exploiter à son avantage les trous structuraux, c’est-à-dire le fait que dans le maillage des liens interpersonnels, il y ait des vides, des individus non reliés entre eux qui sont des opportunités pour l’individu de se poser en intermédiaire contrôlant les flux d’information et la coordination des actions entre les individus se trouvant de part et d’autre du trou structural. Les travaux de Burt montrent notamment que les liens faibles sont des liens très importants dans l’accès à certaines ressources rares : l’emploi ou le logement.

Trou structural : vide entre contacts non redondants. Un trou structural signifie que dans le maillage des liens interpersonnels, il y ait des vides, des individus non reliés entre eux, qui sont des opportunités pour l'individu de se poser en intermédiaire contrôlant les flux d'information et la coordination des actions entres les individus se trouvant de part et d'autre du "trou structural".

Attention, on s’intéresse à 3 critères pour caractériser la position des individus dans un réseau : au degré de liberté, au degré de pouvoir et au degré de centralité des individus.

-liberté : beaucoup de lien = peu de liberté

-centralité : position centrale dans le réseau

-pouvoir : capacité à exploiter les trous structuraux.

Avec le développement d’internet, le langage courant tend aujourd’hui à réduire les « réseaux sociaux » aux réseaux numériques. Mais pour les sciences sociales, un réseau est un ensemble d’unités sociales dans lesquelles les individus (ou des organisations sociales) se trouvent reliés par des liens créés lors des interactions sociales qui, certes, englobent les réseaux sociaux numériques, mais ne s’y réduisent pas.

doc. conclusif : le réseau des entreprises du CAC 40 (Doc le reseau des entreprises du cac40)

II/ Les réseaux comme facteur de lien social

A) L’expérience du petit monde

Bien que l’idée de réseau social soit à la mode en raison du développement de sites spécialisés permettant de relier de manière spécifique des individus sur internet, la notion de réseau social est bien plus ancienne. La sociologie des réseaux ou analyse des réseaux sociaux s’est développée bien avant la révolution informatique.

Réseau : à l'origine, tissu dont les chasseurs se servaient pour construire un filet permttant d'attraper des proies, Réseau sanguin, réseau nerveux, réseau autoroutier, de chemin de fer, puis réseau informatique, puis réseau des réseaux (internet). Il ne s’agit plus d’infrastructures permettant aux individus de communiquer mais de relations entre individus et groupes.

Doc. Le monde est petit (Doc le monde est petit)

La sociologie étudie les groupes dans lesquels s’insèrent les individus en fonction de critères définis a priori : âge, sexe, profession, etc. les analyses consacrées au réseaux sociaux étudient ces structures collectives a posteriori comme un produit de relations entre individus : les réseaux se structurent à partir de relations interpersonnelles et prennent des configurations qui influencent les décisions et les comportements.

B) sociabilité de proximité, de rencontre

doc.4 p.191

10-on parle d’une perturbation des sociabilités antérieures car les individus qui quittent leur lieu de résidence pour une mutation professionnelle n’ont plus la possibilité de voir leurs amis et ils doivent s’en faire de nouveaux dans un environnement qui n’y est peut-être pas propice.

11-horaires atypiques, mutation professionnelle ou acceptation d’un emploi loin de son domicile

12-après une rupture biographique (séjour en prison, divorce...)

Les usages du numérique sont totalement intégrés au mode vie contemporains, notamment celui des générations nées après 1980. Cela a permis de développer de nouvelles formes de sociabilité dites virtuelles. Le développement des réseaux numériques a renforcé le lien social (recherche d’emploi, financement collaboratif, engagement solidaire…) mais il a aussi facilité l’apparition de certains risques (harcèlement, infox…)

caractéristiques des sociétés actuelles, le numérique prend une place croissante dans la vie des individus : changement profond dans la condition humaine (produire, consommer, échanger). Transformation profonde de la condition humaine.

La plupart du temps les liens virtuelles sont une réplique des liens échangés dans la vie réelle. Souvent, le numérique ne sert pas à créer de nouvelles relations mais à entretenir les anciennes.

C) bénévolat (et non marchand) et numérique

doc.3 p.193

6- mettre en relation des jeunes qui souhaitent s’engager dans la vie associative et des associations. Les jeunes vont ainsi être mis face à une multitude d’associations dont ils ignoraient l’existence et il est évident qu’en facilitant ainsi la mise en relation, davantage de jeunes vont s’engager par rapport à la situation où le site n’existerait pas.

une association est une organisation qui rassemble des individus ayant des connaissances et des compétences différentes dans le but de produire des b&s non-marchands. Ainsi, les NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) permettent une plus grande facilité de mise en relation des besoins et des capacités.

De plus, les NTIC permettent la mise en place d’autres systèmes d’échange. Ainsi, le troc se trouve facilité dans la mesure où le problème de la double coïncidence des besoins est en partie résolue par la grande capacité de mise en relation des individus que permettent les NTIC : plus de chance de trouver quelqu’un qui a ce que je souhaite et qui souhaite ce que j’ai.

Les NTIC ont permis le développement de plateforme d’échange non marchandes : peer to peer.

III/ effets pervers

A) une redéfinition du "je"

Doc. (Doc le role des medias sociaux dans la socialisation adolescente)

t.à.f pour le 02/04 : répondre aux quesitons 5 et 6 du document.