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décembre
mardi 2 décembre 2025
interrogation écrite (10 minutes)
retour au cours
C. Cartel et segmentation du marché
doc.3 p.49
!!! 3 situations possibles pour nos deux marchands de glace :
-chacun à une extrémité de la plage : la concurrence sera très forte sur toute la partie centrale qui est très vaste.
-les deux sont au milieu : la concurrence est maximale et les prix vont fortement diminuer car tous les vacanciers peuvent aussi bien aller chez l’un que chez l’autre.
-chaque glacier se place entre l’extrémité et le milieu de la plage. Les extrémités sont captées par chaque producteur et seule la partie centrale devient concurrentielle.
Sur les marchés oligopolistiques, les entreprises ont intérêt à passer des ententes ou à créer des cartels. Elles vont fixer des prix identiques, vendre les mêmes produits en se différenciant ou se répartir les parts de marchés (en le segmentant).
III/ des stratégies non coopératives
A) Course à la taille et montée en gamme comme alternative à la guerre des prix
Si les entreprises ne coopèrent pas elles peuvent alors se faire la guerre sur le prix. Mais il existe d’autres manières de faire concurrence pour gagner des parts de marché et accroître son pouvoir de marché.
1) La montée en gamme
Doc.3 p.51
6-audace et inventivité. Il faut que cela soit toujours plus…quelque chose (donc on voit qu’elles ne coopèrent pas). Différenciation horizontale qui porte sur la qualité, la spécificité du produit (esprit croisière, parc d’attraction, galerie d’art…) et différenciation verticale pour capter des consommateurs aux revenus différents (différenciation verticale et monopole discriminant- le monopole discriminant consiste pour l’entreprise à se rapprocher au maximum de la disposition maximum à payer de chaque consommateur en offrant des produits différenciés, ex : place d’avion, 1ère, 2de, business, où le prix dépend du service rendu).
-7-plus le bateau est grand, plus le nombre de couchettes est important, plus le prix d’une journée-passager diminue (économie d’échelle, baisse du coût unitaire de production), et plus le bateau peut enrichir l’offre de services à bord pour se différencier. L’augmentation de la taille du bateau (baisse du coût unitaire) permet de réaliser la montée en gamme (offre de services : toujours plus… quelque chose)).
2) la course à la taille (la prolifération des marques comme barrières à l’entrée)
Doc.4 p.51
9-prolifération, profusion, idée d’une grande quantité : 1 produit par jour : 10 ans = environ 3500 produits différents.
10-les consommateurs qui ont des goûts différents demandent de la variété et parce qu’en introduisant une nouvelle variante, l’entreprise réduit la concurrence de nouveaux entrants qui étaient susceptible de réaliser cette innovation de produit. Les entreprises laissent entre leurs variétés, une distance suffisamment grande pour leur assurer un profit positif, mais suffisamment petit pour qu’un nouvel entrant qui s’intercalerait perde de l’argent. Exemple des deux marchands de glace sur la plage.
Faute de pouvoir s’entendre, les entreprises développent des stratégies pour défendre ou accroître leur pouvoir de marché. Elles peuvent s’engager dans une guerre des prix, une course à la taille ou à la montée en gamme.
B. Qui gagne, qui perd à l’absence de coopération ?
Ces stratégies non coopératives ne sont pas forcément défavorables aux consommateurs. Guerre des prix très favorable aux consommateurs
Doc.4 p.51
11-avantages : satisfaction des besoins, plus de choix
Inconvénients : diversité des produits obtenue à un prix élevé pour les consommateurs car elle se fait un coût très élevé pour les entreprises car les quantités produites ne permettent pas de réaliser des économies d’échelle, donc le prix de vente est plus élevé.
|
|
Concurrence par les prix |
Concurrence par la qualité |
|
Stratégie coopérative |
Cartel |
Segmentation |
|
Stratégie non coopérative |
Guerre des prix |
Montée en gamme et prolifération |
Q5 : Comment les pouvoirs publics peuvent-ils rendre les marchés plus concurrentiels ?
O5 : Comprendre que la politique de la concurrence, en régulant les fusions acquisitions et en luttant contre les ententes illicites et les abus de positions dominantes, augmente le surplus du consommateur.
I/ la politique de la concurrence
- Définir un marché pertinent
Doc. Compagnies aériennes grecques (Doc surveiller le degre de concurrence oblige a definir le marche)
t.à.f pour le 04/12 : être capable de présenter le document intitulé "surveiller le degré de concrrence oblige à définir le marché pertinent".
jeudi 4 décembre 2025
Q5 : Comment les pouvoirs publics peuvent-ils rendre les marchés plus concurrentiels ?
O5 : Comprendre que la politique de la concurrence, en régulant les fusions acquisitions et en luttant contre les ententes illicites et les abus de positions dominantes, augmente le surplus du consommateur.
I/ la politique de la concurrence
A) Définir un marché pertinent
Doc. Compagnies aériennes grecques (Doc surveiller le degre de concurrence oblige a definir le marche)
La politique de la concurrence vise à promouvoir un fonctionnement concurrentiel des marchés. Elle se fonde sur les enseignements de la microéconomie selon lesquels le jeu de la concurrence aboutit à une allocation optimale des ressources.
Il convient alors d’empêcher que les acteurs exercent un pouvoir de marché qui priverait les consommateurs des bénéfices de la concurrence.
L’application de la politique de concurrence nécessitent de délimiter le marché pertinent, appelé aussi « marché en cause ». En effet, il faut définir les contours du marché sur lequel la firme est présente pour calculer les parts de marché, apprécier le pouvoir de marché et caractériser les pratiques anti-concurrentielles.
Le marché pertinent comprend une double dimension, au niveau des produits et au niveau géographique. C’est l’ensemble des produits qui présentent entre eux une forte substituabilité aux yeux des consommateurs au sein d’une zone géographique donnée. Plusieurs critères sont utilisés comme les habitudes de consommation, les caractéristiques des produits, les circuits de distribution.
Le marché pertinent est la cadre qui permet aux autorités de la concurrence d’apprécier et de délimiter les conditions dans lesquels s’exerce la concurrence, de définir les contours du marché concerné.
Délimiter le marché pertinent est essentiel car il permet d’identifier le périmètre à l’intérieur duquel peuvent survenir les pratiques anticoncurrentielles et de mesurer précisément la création ou le renforcement d’une position dominante. Sans cet instrument les autorités de la concurrence ne sauraient exercer leur rôle.
B) S’assurer que le marché est concurrentiel
Doc.1 p.52
Les comportements anticoncurrentiels des entreprises peuvent prendre plusieurs formes : pas d’entente illégale, pas d’abus de position dominante et pas de fusion/acquisition.
- Les fusions ne doivent pas conduire à la détention de parts de marché trop importantes, ce qui nuit à la concurrence sur le marché, or la concurrence doit rester vive.
- le cartel de producteurs est une stratégie coordonnée entre firmes qui s’entendent pour restreindre la concurrence entre elles. Il faut, un petit nombre d’offreurs (oligopole), une faible élasticité prix, et une forte homogénéité des produits, existence d’obstacle à l’entrée et à la sortie (les membres du cartel peuvent s’entendre pour organiser eux-mêmes la lutte contre l’entrée de nouveaux concurrents : on parle de barrières stratégiques.
Les situations de concurrence imparfaite où le pouvoir de marché est accaparé par quelques cartels producteurs ne sont pas sans poser de problème. Les consommateurs sont pénalisés, les concurrents mis à l’écart, les biens rares et environnementaux parfois gaspillés et détruits. Le marché, pris en étau par quelques oligopoles qui fixent de manière asymétrique et contraire aux règles du marché les modalités de distribution des biens et services n’est plus en mesure d’assurer le bien être collectif.
Cartel de producteurs : situation de marché où les entreprises sont en collusion, en fixant notamment leurs prix et leurs quantités de manière coordonnée pour maximiser leurs profits communs.
-l’abus de position dominante est une pratique unilatérale d’une firme qui, disposant d’une position dominante sur un marché, exploite abusivement son pouvoir de marché pour nuire aux consommateurs ou pour évincer des concurrents. (abus de position dominante + prix prédateurs + forclusion de marché).
Abus de position dominante : entreprise dominant un marché qui profite de cette situation pour imposer des conditions de ventes déloyales, dissuasion à l’entrée, prix abusifs, accords de vente exclusifs, prime de fidélité visant à détourner les fournisseurs de leurs concurrents. Cet abus est sanctionné par la commission européenne.
II/ le contrôle des fusions acquisitions
A) En quoi consiste la fusion/acquisistion et pourquoi elle remet en cause la concurrence ?
Doc.1 p.54
On observe une diminution du surplus du consommateur et une augmentation du surplus du producteur avec globalement une perte sèche au niveau de l'économie mais un gain lié à la baisse du coût marginal. L'effet global est donc indéterminé. Dans l'exemple du livre le gain est supérieur à la perte car la baisse de Cm est très importante.
Fusion/acquisition : rachat d’une entreprise par une autre entreprise. Opération de concentration d’entreprise qui découle soit d’un rapprochement entre entreprises auparavant indépendantes, soit d’un rachat d’une entreprise par une autre. (concentration horizontale, verticale et conglomérale).
Une fusion entraine des baisse de coûts car l'unité économique après fusion réalise des économie d'échelle, de plus les fusions donnent lieu à une forme de rationalisation de la production (on évite d'avir des doublons par exemple, un seul service de Ressources Humaines suffit pour gérér la nouvelle entité, etc).
Avec la mondialisation, la concurrence est exacerbée et donc de plus en plus d’entreprises cherchent à réaliser des fusions-acquisitions. Les Etats et la Commission Européenne les contrôlent pour qu’elles ne nuisent pas à la concurrence. Les entreprises doivent donc demander au préalable, l’autorisation de fusionner.
Cependant, il est difficile pour les juridictions d’estimer les conséquences d’une fusion. Elles risquent de refuser une fusion qui aurait été bénéfique, ou d’autoriser une fusion aux effets préjudiciables : en effet, en réduisant la concurrence, les fusions peuvent favoriser l’augmentation des prix, ou freiner l’innovation.
B) Mode d’action a priori
Doc. 4 p.55
mode d'intervention a priori : la politique de concurrence s’efforce aussi de surveiller a priori la structure des marchés en contrôlant ex ante les opérations de concentration (comme dans l’exemple des compagnies aériennes grecques). Il s’agit là d’une action préventive et prospective. Les projets de fusion acquisition doivent être notifiés aux autorités de la concurrence. L’objectif est d’éviter que se constituent ou se renforcent des positions dominantes qui risqueraient d’affecter la concurrence de façon significative. En pratique, l’interdiction des concentrations est extrêmement rare mais les autorisations peuvent être accordées sous certaines conditions.
mardi 9 décembre 2025
III/ La lutte contre les ententes illicites, les comportements anti-concurrentiels
A) Mode d’action a posteriori
Doc.2 p.52
mode d'intervention a posteriori : ces composantes de la politique de concurrence relève d’une logique rétrospective et répressive : il s’agit de sanctionner a posteriori, par des amendes, des pratiques jugées répréhensibles. Pour surmonter l’imperfection de l’information et faciliter la détection des cartels, les autorités de concurrence ont mis en place des programmes de clémence incitant les firmes à révéler les ententes en échange d’immunité.
Malheureusement les amendes sont rarement dissuasives. Entre 2009 et 2017, en France, d'après l'Autorité de la concurrence, le montant annuel moyen des amendes infligées aux cartels démantelés s'élève à 713,13 millions d'euros).
Entre 2017 et 2020, en France, d'après l'Atorité de la concurrence, le montant des amendse infligées aux cartels est passé de 497,8 millions d'euros à 1785,7 millions d'euros.
TV: (1785,7 - 497,8)/498,5 x 100 = 258,7 le montant des amendes a donc augmenté de 258,7%
CM : 1785,7/498,5 = 3,587 le montant des amendes a donc été multiplié par 3,587
On constat qu'il y a donc un lien entre le taux de variation et le coefficicent multiplicateur.
!!! Point focus !!! : les mesures de variation en SES
Imaginons un salarié qui voit son salaire augmenter de 2360 euros à 2520 euros. Comment mesurer la variation de son salaire ?
1) La variation absolue
Variation absolue = Va – Vd
avec Va : valeur d’arrivée et Vd : la valeur de départ
Ainsi,
Var Abs.= 2520 – 2360 =160
On peut donc dire que le salarié a vu son salaire augmenter de 160 euros (un élève de CE2 doit être capable de calculer ça). C’est beaucoup ?
Eh bien tout dépend du montant de son salaire avant augmentation. SI le salarié gagnait 1600 euros cela représente une augmentation de 10% mais s’il gagnait 16000 euros cela ne représente plus que 1% d’augmentation.
Il faut donc calculer un taux de variation (TV)
2) Le taux de variation
TV = (
Décomposons le calcul :
Ainsi, Va – Vd = 160 euros
Que représentent ces 160 euros par rapport au salaire initial de notre salarié (2360 euros) ?
Donc,
(160/ 2360) x 100 = 6,8
Ainsi l’augmentation de 160 euros représente 6,8% du salaire initial. On peut donc dire que le salaire a augmenté de 6,8%
3 ) Le Coefficient multiplicateur
Une autre solution consisterait à calculer un coefficient multiplicateur (CM).
CM = Va/ Vd
Ici,
CM = 2520 /2360 = 1,068
On peut donc dire que le salaire a été multiplié par 1,068
4) Passer du TV au CM
On remarque facilement qu’il y a un lien entre TV et CM.
En effet,
TV = (
TV = (
TV = (CM – 1) x 100
Et donc,
CM = (
Il faut être capable de passer rapidement du TV au CM et inversement
|
TV |
CM |
TV |
CM |
|
1% |
1,01 |
200% |
3 |
|
2% |
1,02 |
300% |
4 |
|
10% |
1,1 |
900% |
10 |
|
17% |
1,17 |
0% |
1 |
|
33% |
1,33 |
-2% |
0,98 |
|
75% |
1,75 |
-10% |
0,9 |
|
99% |
1,99 |
-25% |
0,75 |
|
100% |
2 |
-50% |
0,5 |
|
150% |
2,5 |
-80% |
0,2 |
|
183% |
2,83 |
-100% |
0 |
Je m’arrête là parce qu’on ne peut pas diminuer de plus de 100%.
En général, on privilégie le taux de variation pour les petites variations. Il vaut mieux dire que la variable augmente de 2% plutôt que de dire qu’elle a été multipliée par 1,02.
A l’inverse, lorsque les variations sont fortes, il faut privilégier le CM puisque l’on comprend mieux une multiplication par 7 qu’une augmentation de 600%.
5) Les variations en points de %
Lorsque l’on s’intéresse à la variation d’une part relative (sous-ensemble/ ensemble x 100) ou d’un taux de variation ((Va-Vd)/Vd x 100) dont le résultat est un pourcentage, alors l’interprétation de la variation se fait en « points de % ».
Ainsi, si le taux de chômage passe de 7 à 9 %, on peut dire :
-que le taux de chômage (qui est une part relative : part des chômeurs dans la population active) a augmenté de 2 points de pourcentage (Va-Vd = 9-7 = 2)
-ou que le taux de chômage a augmenté de 28,6% (en effet, (9-7)/7 x 100 = 28,6)
De même, si le taux de croissance économique qui correspond à l’augmentation du PIB passe de 3% à 5% on dit que le taux de croissance a augmenté de 2 points de % (5-3 =2).
B) Détection par la clémence
Doc.4 p.53
Détection par la clémence : loi du 15/05/2001 qui permet le démantèlement du cartel des lessives, de l'acier, de la production en contre-plaqué, du déménagement et de la production de portes. Un participant au cartel, se dénonce ainsi que ses concurrents (associés du cartel) afin d'obtenir des mesures de clémence de la part de l'Autorité de la Concurrence. Dans l’union européenne la politique de la concurrence s’exerce vis-à-vis des entreprises mais elle concerne également les interventions étatiques. Il s’agit d’une part de réprimer les pratiques anti- concurrentiels des entreprises, d’autre part de contrôler la structure des marchés et d’empêcher les distorsions.
Institutions de contrôle de la concurrence : Autorité de la concurrence qui veille sur les projets de fusion/acquisition et la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) qui elle assure une protection aux consommateurs en cherchant à réguler la concurrence sur les marchés, en luttant contre les ententes et les abus de position dominante, en contrôlant les opérations de concentration et en luttant contre les pratiques déloyales).
Présentation de l'exercice de mobilisation de connaissances (EC1) et de l'étude de document (EC2) - exercice type bac
jeudi 11 décembre 2025
discussion autour du DS
Chapitre III – Quelles sont les principales défaillances de marché ?
Q1 : En quoi la présence d’externalités empêche-t-elle l’allocation optimale des ressources (Pourquoi les externalités entrainent-elles des défaillances de marché ?)
O1 : Comprendre que le marché est défaillant en présence d’externalités et être capable de l’illustrer par un exemple.
Les défaillances de marché qui justifie l’intervention publique. En gros, 3 grandes défaillances : externalités, biens publics, asymétrie d’information. Auxquelles on peut ajouter une discussion sur la rationalité des acteurs (voire dilemme du prisonnier). Le marché est défaillant car la rationalité peut conduire à des solution (équilibre) sous-optimale au sens de Pareto.
Défaillance : situation de marché dans laquelle il n’est pas à l’équilibre (sur ou sous production ; excès d’offre ou de demande, ou impossibilité à organiser la production, la consommation ou les échanges.
I/ Qu’est-ce qu’une externalité ?
A) Les externalités positives
doc de sensibilisation doc.2 p.68
On parle d’externalité lorsque l’action d’un agent influence le bien être d’un autre agent de manière positive ou négative sans que ce dernier ne paie ou ne reçoive rien en contre-partie.
video : lienmini.fr/ses-1-007
Qu’est-ce qu’une externalité positive : situation dans laquelle l’action d’un agent influence le bien être d’un autre agent de manière positive, sans que celui -ci ne paie quoi que ce soit en échange. Si l’impact est avantageux on parle d’externalité positive.
Les externalités sont créées par des agents économiques qui essaient de maximiser leur propre bien être et qui ignorent de quelle manière leurs actions peuvent toucher les autres. Ainsi elles peuvent découler du simple fait que les agents ignorent que leurs actions se répercuteront sur les autres. Ainsi, ils peuvent faire des choix qu’ils regretteront par la suite.
Ex1 : construire des voies de communication pour stimuler l’activité économique. L’accroissement de la rentabilité des activités marchandes passe en partie par la réduction des coûts de transport et de communication permise par le développement des infrastructures. La présence d’infrastructures conduit à la génération de bénéfices économiques à un agents tiers qui n’a pas participé à son financement. Ainsi, le bénéfice privé de la production d’infrastructures ne coïncide pas avec son bénéfice social. Les externalités positives des infrastructures se diffusent à l’ensemble de l’économie par divers mécanismes : réduction des coûts de transaction, facilitation des échanges, possibilité de répondre à de nouvelles demandes dans de nouveaux lieux, baisse du coût des intrants (pour ces mêmes raisons).
Ex2 : campagne de vaccination. Lorsque l’on prend la décision de se faire vacciner ou non, on procède à ce choix en ne considérant que les coûts et bénéfices privés (que l’on reçoit). Si je me fais vacciner, d’autres en tireront profit.
Ex3 : éducation publique, obligatoire et gratuite. Pourquoi les pouvoirs publics prennent-ils à leur charge les dépenses d’éducation ? Si l’école était organisée par le marché alors certains enfants n’iraient pas à l’école car les parents n’auraient pas les moyens de payer (discrimination économique), seuls les enfants des milieux aisés auraient alors accès au service. En finançant le service public d’éducation les pouvoirs publics mettent en place des externalités positives car si tout le monde va à l’école, alors tout le monde reçoit l’instruction, tout le monde est alors en capacité d’apprendre à apprendre, et cela aura un impact sur la productivité des travailleurs et donc sur la création de richesses.
Ex4: ouverture d’un cinéma qui attire des clients dans le quartier.
Ex5 : L'exemple le plus célèbre d'externalité est celui de l'apiculteur et de l'arboriculteur développé par James Meade (1952). L'apiculteur profite de la proximité de l'arboriculteur et obtient un miel de meilleure qualité qu'il pourra vendre à meilleur prix sans avoir à surmonter de coût supplémentaire. L'arboriculteur ne sera pas payé pour le service indirect qu'il a rendu à l'apiculteur. Il s'agit dans ce cadre d'une externalité positive. Mais l'arboriculteur profite aussi gratuitement de la pollinisation de ses arbres, ce qui améliore son rendement sans faire recours à de couteuses méthodes manuelles, et la pollinisation aléatoire des abeilles enrichit aussi la diversité génétique qui permet aux plantations de mieux résister à d'autres affections ou maladies. L’externalité est positive dans les deux sens.
Ainsi, il existe des productions (infrastructures routières, école, hôpitaux) qui justifient qu'elles soient prise en charges par l'Etat car elles sont sources d'externalités positives et qu'une production par le secteur privé serait inefficace (péages sur les routes) ou discriminatoires (santé, éducation).
B) Les externalités négatives
doc.3 p.69
1-en Pologne, en 2021, d’après l’Agence européenne pour l’environnement la concentration moyenne de particules fines s’élève à 16 microgrammes par m3 et le taux de décès liés à la pollution s'élève à 125 pour 100.000 habitants. En Finlande en revanche, la concentration en particules fines s'élève à 4 microgrammes et le taux de mortalité lié à la pollutions’élève à 5 pour 100 000.
2-augmentation de la concentration de particules fines →augmentation du risque de mortalité.
!!! Lien avec l'activité de production émettrice de gaz à effet de serre. L'activité économique est source d'externalité négative.
externalités négatives : on parle d’externalité négative lorsque le comportement d’un agent détériore le bien être d’un autre agent sans que ce dernier ne reçoivent de compensation financière.
Autrement dit, une entreprise qui produit et qui déverse les déchets liés à sa production dans la rivière qui passe à proximité, génère des externalités négatives pour les riverains installés en aval de la rivière et qui ne pourront plus se baigner sans risques pour leur santé.
De même, si une scierie s’installe à proximité de votre logement, le bruit occasionné par son activité perturbera tout le voisinage.
Doc.4 p.69
Face à une externalité négative de type pollution générée par une activité de production, le marché est en situation de surproduction dans la mesure où pour réduire l'externalité il faudrait réduire la production. Pour remédier à cette externalité négative, il convient par exemple de faire payer une taxe au producteur (choc d'offre négatif) ce qui a pour effet de faire baisser les quantités produites et échangées, ce qui atténue l'effet externe négatif. Lorsqu'on fait payer une taxe à une entreprise polluante, on dit qu'elle internalise son externalité.
11-coût privé : coût du producteur sans prise en compte de l’externalité négative (sans prise en compte du dommage que l'on fait subir à la société)
Coût social : coût privé + dégradation du bien-être social (prise en compte de l'externalité négative : évaluation du dommage que l'on fait subir)
Dans le cas des externalités positive, on parle de bénfice privé et de bénéfice social.
Bénéfice social : entreprise (profit) + société (amélioration du bien être social)
Bénéfice privé : profit
12- coût social > coût privé car coût social = coût privé + évaluation des dommages subis par la société du fait de l’activité de production privée.
II/ comment remédier aux externalités négatives ou encourager les externalité positives ?
A) Remédier aux externalités négatives
Doc.2 p.70
1-celui qui pollue doit payer : il faut faire en sorte que les agents internalisent leurs externalités négatives, par exemple en payant une taxe.
2-la taxe carbone doit inciter les agents économiques à moins utiliser les énergies fossiles et à y substituer d’autres produits
3-signal prix : le marché nous envoie des signaux (loi de l’offre ou de la demande). Le prix dit quelque chose de la structure du marché et il nous donne des indications pour modifier nos comportements. AInsi, si le prix d'un bien augmente, les consommateurs sont incités à changer leur comportements d'achat.
Doc.3 p.71
t.à.f pour le 16/12 : préparer les questions 8, 9, 10 et 11 du doc.3 p.71
mardi 16 décembre 2025
DS (1h30)
retour au cours
Doc.3 p.71
8- 44,6/7 = 6,371 = + 537,1 %
9- car pour chaque niveau de production, cela coûte désormais plus cher aux transporteurs (augmentation du prix du gazole : lié à la mise ne place de la taxe) et pour chaque niveau de prix ils offrent une quantité moindre sur le marché (choc d'offre négatif).
10-lorsque la taxe sur le gazole augmente (+23,8%), le nombre de voitures diesel immatriculées diminue (-30%). On parle d'une corrélation négative.
11- les conducteurs de véhiculent diesel ne pourront pas réduire leur consommation de carburant car ils on tbesoin de prendre leur voiture (essence : bien très inélastique : une augmentation du prix de l'essence n'entraine qu'une très faible variation de la demande d'essence). En revanche l'augmentation de la taxe peut avoir un effet sur l'achat d enouveaux véhicules diesel dont la demande va diminuer.
B) Encourager les externalités positives
Doc. 4 p.71
t.à.f pour le 18/12 : répondre aux questions 12, 13 et 14 du doc.4 p.71
jeudi 18 décembre 2025
B) Encourager les externalités positives
Doc. 4 p.71
12-pour encourager les individus a circulé en vélo électrique jugés moins polluants que les voitures. l'aide financière fait baisser le prix pour le consommateur, donc la demande de vélo électrique augmente.
13- grâce au bonus qui améliore les conditions de la demande, l’Etat génère un choc de demande positif, les ménages vont acheter plus de vélos électriques, il y aura moins de voitures à Orléans et la pollution va diminuer. Entre 2017 et 2024, le nombre de vélo électriques est passé de 278 000 à 671 535, soit une multiplication par 2,42 (+ 142%).
14-1564/640 = 2,44 le vélo électrique coûte 2,44 fois plus cher qu’un vélo normal, en moyenne (ou le vélo électrique a un prix supérieur de 144%). Les données de votre édition du manuel sont diffrentes, le résultats est donc différent mais la méthode est la même (prix du vélo électrique / prix du vélo normal).
Dans tous les cas, les pouvoirs publics utilisent les taxes et la réglementation (lois, règles) pour réduire certains comportements générateurs d’externalités négatives. A l’inverse, les subventions sont des incitations monétaires visant à récompenser les agents générant des externalités positives.
Q2 : Pourquoi le marché n’est-il pas efficace pour gérer les biens collectifs et les biens communs ? (Pourquoi est-il si difficile de bien gérer les biens communs et les biens collectifs ?)
O2 : comprendre que le marché est défaillant en présence de biens communs et de bien collectifs, et être capable de l’illustrer par des exemples
Il existe certains biens pour lesquels le marché est défaillant à organiser la production et les échanges.
I/ La classification des biens
A) La typologie des biens
Doc.1 p.72
Bien privé : rival et excluable, une pomme, une paire de chaussure, une pizza.
Bien de club : bien non rival, car la consommation d’une unité de bien par un agent ne réduit pas les possibilités de consommation des autres, mais excluable car il est possible d’en interdire la consommation à qui ne voudrait pas en payer l’usage.
Ressource commune : bien rival mais non excluable, ce qui entraine une mauvaise gestion de ces ressources (gaspillage, surexploitation)
Bien (ou service) collectif : bien non rival et non excluable, pouvant être consommé simultanément par plusieurs personnes sans que celles-ci aient, chacune, à en supporter le coût.
Un bien est rival si sa consommation par un agent empêche tout autre agent de le consommer (si je mange une pomme, personne d'autre ne peut la consommer, si je décide de ne pas la partager).
Un bien est excluable si le producteur du bien, peut empêcher celui qui ne paie pas, de le consommer.
B) Les biens communs
Doc.1 p.74
1-Les biens communs sont rivaux tandis que les biens collectifs ne le sont pas.
2-tout poisson pêché par moi ne le sera pas par vous (rival) et personne ne peut m’empêcher de le pêcher (non excluable).
Ressources communes : bien rival mais non excluable, ce qui entraine une mauvaise gestion de ces ressources (gaspillage, surexploitation)
C) Les biens collectifs
doc.1 p.72
On distingue deux sortes de biens publics ou collectifs (les biens publics/collectifs purs et les biens tutélaires)
-les biens collectifs purs répondent à des besoins collectifs et sont satisfaits par les productions que tous les individus utilisent en quantité égales et dont on ne peut refuser l’accès à personne, même en cas de refus de paiement. Ne pouvant pas réaliser de profit, les entreprises privées n’ont pas intérêt à engager leurs capitaux dans ce type d’activité. La main invisible étant totalement défaillante, les administrations doivent donc intervenir (s’il s’agit de biens essentiels) en assumant la totalité des coûts de production : éclairage public, infrastructures routières, défense nationale, phare, radio…
-les biens tutélaires : biens sur la consommation desquels l’Etat exerce une tutelle pour encourager ou décourager le public de le consommer. Différence fondamentale avec les premiers : les entreprises privées peuvent empêcher les passagers clandestins d’accéder à leur production : seuls les ménages disposant d’un revenu important sont concernés. Les pouvoirs publics doivent donc élargir la satisfaction en assumant les coûts : éducation gratuite, logement public, santé.
II/ les défaillances du marché
A) Dans le cas des biens collectifs
A l’exception des ultra-libéraux, la plupart des économistes reconnaissent que l’intervention publique est légitime dans plusieurs cas : les biens collectifs
Doc.3 p.73
t.à.f pour le 06/01 : répondre aux questions 6, 7, 8 et 9 du doc.3 p.73 + quelles est la stratégie dominante ? Quel est l'équilibre de Nash ? Quel est l'équilibre de Pareto ?