septembre

mardi 23 septembre 2025

prise de contact

Chapitre I - Comment un marché concurrentiel fonctionne-t-il ?

Q1 : qu’est-ce qu’un marché concurrentiel ?

Objectif 1 : Savoir que le marché est une institution et savoir distinguer les marchés selon leur degré de concurrence.

I/ le marché : une institution centrale des économies modernes

A) Qu’est-ce qu’un marché ?

Quels sont les attributs du marché ? quels sont les particularités que l’on retrouve sur chaque marché ?

- une offre, les producteurs, c’est-à-dire les vendeurs, les entreprises.

- une demande, c’est-à-dire les consommateurs, les acheteurs, les ménages (ensemble d’individus qui sont liés par un lien de parenté, ou non, vivant sous le même toit ; on peut ajouter qu’un célibataire forme un ménage), les administrations publiques, les associations et d’autres entreprises qui achètent leurs consommations intermédiaires ou leurs machines.

-des biens ou des services,

- des intérêts divergents (acheteurs et vendeurs adoptent des comportements rationnels, l’acheteur souhaite un prix le plus faible possible et le vendeur souhaite, lui, un prix élevé),

- un prix pour dénouer la confrontation entre ces intérêts divergents.

-des règles (comme nous le verrons)

•On distingue les différents marchés par la forme qu’ils prennent :

-ils peuvent être centralisés comme un marché local de fruits et légumes (exemple de Rungis), ou dispersés sur tout le territoire comme le marché de l’automobile (via les concessionnaires)

-ils peuvent être abstraits (comme le marché des capitaux) ou réels comme le marché de fleurs ou des fruits et légumes.

•On distingue également les marchés en fonctions de ce que l’on y échange (doc.2 p.12):

-marchés de biens et services (biens : produits matériels / services : produits immatériels)

-marché du travail 

-marchés des capitaux qui permet le financement des économies 

•Chacun de ces marchés peut se distinguer des autres en fonction de son degré d’intermédiation. Le degré d’intermédiation renvoie au nombre d’intermédiaires entre le producteur et le consommateur. Le consommateur n’est que très rarement en relation avec le producteur, en général il y a un intermédiaire : le grossiste. Ainsi le marché des fruits et légumes a un degré d’intermédiation assez élevé : producteur, grossiste, commerçants, consommateur. A l’inverse, le marché de l’automobile est peu intermédié : concessionnaire (producteur et vendeur) et consommateur.

Marché : lieu réel ou fictif de rencontre entre une offre et une demande sur lequel se forme le prix permettant à l’offre et à la demande de s’entendre afin de procéder à l’échange de produits (biens ou services).

B) Qu’est-ce qu’une économie de marché(s) ?

une économie de marché est une économie où les marchés vont organiser la production, la consommation et les échanges.

On peut reprendre le point précédent, on distingue les marchés en fonctions de ce que l’on y échange :

-marchés de biens et services (biens : produits matériels / services : produits immatériels ; les ménages expriment une demande et les entreprises propose une offre)

-marché du travail (attention les entreprises offrent des emplois et demandent du travail / les individus offrent leur travail - leur force de travail - et ils demandent des emplois)

-marchés des capitaux qui permet le financement des économies (les ménages demandent des prêts à la banques pour acheter leur maison et ils offrent leur épargne pour financer l’économie / les entreprises demandent des fonds pour investir à la banque ou aux ménages -actionnaires)

L'articulation entre ces trois types de marchés forme une économie de marchés.

Il existe plusieurs formes d’organisation des échanges dans une économie.

La première est celle que l’on trouve dans une économie de marché : système d’organisation des échanges où les agents économiques confrontent leur offre et leur demande pour aboutir à la formation d’un prix d’échange. C’est un système décentralisé, car les prix et les quantités échangées résultent de cette confrontation. La production est réalisée sur une multitude de marchés ; sur chacun sont produits des biens ou des services variés, en fonction de l’évolution de l’offre ou de la demande. Capitalisme (accumulation du capital et privatisation des moyens de production). !!! on distingue le marché des b&s, le marché du travail et le marché des capitaux, donc : économie de marché qui caractérise les économies libérales et capitalistes. On distingue en général le marché des b&s (biens et services), le marché du travail et le marché des capitaux.

La seconde forme d’organisation des échanges est celle de l’économie centralement planifiée, qui était pratiquée dans les ex pays socialistes. Le communisme correspond à la collectivisation des moyens de production. Il n’y a pas de marché mais un agent centralisateur, l’Etat, qui décide à partir d’un plan global comment affecter les ressources productives pour produire. L’Etat décide des quantités à produire et des prix , on parle de plans quinquennaux. Cette forme d’organisation des échanges génère moins de richesses que la première, elle est moins efficace et ne permet pas d’avoir accès à une aussi grande quantité et diversité de biens qu’une économie de marché.

C) Il n’y a pas de marché sans règles

Doc. sans droit de propriété pas de marché (Doc sans droits de propriete pas de marche

Un droit essentiel à l’existence des marchés : les droits de propriété

Si le marché nécessite des règles (des devoirs), il suppose également des droits.

Facture : seule preuve que l’on s’est procuré le bien

Pourquoi les droits de propriété sont-ils nécessaires ? incitation, encouragement à l’effort et à l’innovation (brevet). Une entreprise qui construit une usine doit avoir un droit de propriété sur cette usine, sinon une autre entreprise pourrait la lui prendre. Idem pour les machines, les outils, dans une certaine mesure les salariés, ni à investir dans la recherche développement car on pourrait lui prendre son idée.

Droit de propriété : droit garanti par l’Etat de choisir les usages d’un bien économique : le propriétaire se voit reconnaître le droit d’utiliser le bien, d’en retirer un revenu et d’en disposer (par ex, le vendre).

A la fin du XVIII l’Europe a connu la révolution industrielle : progrès technologique, mécanisation ; mais pourquoi le berceau de la révolution a –t-il été l’Angleterre ? Pour D. North, l’Angleterre a été le premier pays a garantir aux innovateurs des brevets industriels (1624), donc un droit de propriété sur leur innovation

Brevet : titre de propriété sur une invention assurant à l’inventeur une protection contre toute imitation et lui réservant l’exclusivité de l’exploitation industrielle pendant au moins 20 ans. Le brevet peut faire l’objet d’une vente de licence d’exploitation.

La propriété intellectuelle est protégée au moyen de brevet (inventions), de droits d’auteur (œuvres créatives) et de marques déposées (nom de marques)

Finalement, le marché à besoins d’institutions : Etat, droit de propriété, confiance, argent (fluidifiant).

Le marché est une construction historique. Il n’a rien de « naturel », il est le fruit de l’évolution des institutions (système juridique, financier…) qui l’organisent, des mentalités, des comportements des agents économiques. On en trouve une grande variété à toutes les époques. Ce sont notamment les pouvoirs publics qui interviennent pour le réglementer, dans le but d’améliorer son fonctionnement et son efficacité.

Quelles sont les règles qui sont indispensables au fonctionnement des marchés ? interdiction du vol, respect des normes de poids et de mesure, utilisation d’une monnaie dans laquelle les agents ont confiance, affichage des prix, de composition des produits, respect de règles sanitaires, règles de sécurité, environnementales…

Toutes ces règles sont construites socialement, elles évoluent en fonction des questions des problèmes qui se posent et de la manière de les percevoir (ex : législation sur internet) : elles exercent des contraintes sur les individus. Ces règles sont édictées par l’Etat, elles résultent de choix collectifs. Ces règles sont contrôlées par la police, sanctionnées par la justice, donc par des institutions étatiques. (ex : DGCCRF Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes).

Le fonctionnement du marché nécessite un certain nombre de règles (droits de propriété, confiance…) qui s’imposent aux individus et constituent le cadre des transactions marchandes. Le marché est donc une institution (règles pour fonctionnement des relations marchandes = règles + fonctions = institution)

jeudi 25 septembre 2025

Le fonctionnement du marché nécessite un certain nombre de règles (droits de propriété, confiance…) qui s’imposent aux individus et constituent le cadre des transactions marchandes. Le marché est donc une institution (règles pour fonctionnement des relations marchandes = règles + fonctions = institution)

Une institution est un terme polysémique :

-juridique : ensemble des règles de droit (lois, coutumes) qui organisent la société ou certaines de ses instances : Etat

-sociale : formes de pratiques, normes qui remplissent des fonctions dans une société (famille, religion, propriété…)

-économique : organes et règles qui régulent le fonctionnement économique (marché, OMC,…)

Ccl : toutes les règles sur lesquelles les agents ont peu de prise et qui conditionnent leur comportement, les choix économiques et sociaux.

Institution marchande : ensemble des conventions, de règles ou d’organismes qui sont au cœur du fonctionnement des marchés (Etats, conventions collectives, droit du travail, OMC,…)

II/ Du marché concurrentiel au monopole

A) Un modèle théorique : la CPP

Il existe différentes structures de marchés (monopole, oligopole, concurrence…). La concurrence, c’est-à-dire où offreurs et demandeurs sont preneurs de prix, est l’une d’entre elles. On dira qu’un marché est concurrentiel si aucun des participants n’a le pouvoir d’influencer à lui seul sur le niveau de prix : on dit que les producteurs et les consommateurs sont price taker : preneur de prix. En fonction du prix, elles annoncent la quantité qu’elles sont prêtes à produire.

Doc. les hypothèse de la CPP (Doc les hypotheses de la cpp

Dans le modèle théorique de la CPP un certain nombre d’hypothèses doivent être respectées :

-atomicité : les entreprises et les consommateurs sont preneurs de prix, pas de poids suffisant pour influencer le marché, ils sont trop petits. L’expression preneur de prix signifie que les entreprises en concurrence n’ont pas la possibilité de décider de leur prix. Sur un marché concurrentiel les entreprises en concurrence sont preneuses de prix, aucune n’a le pouvoir d’influencer le marché car elles sont trop nombreuses.

-homogénéité : les entreprises ne se font concurrence que par les prix et les biens sont homogènes : pas de différenciation.

-transparence : information parfaite sur le mode de production, la disponibilité de tous les biens et sur leurs prix.

C’est la concurrence pure.

-libre entrée/sortie. L’absence de fluidité empêche la concurrence puisque certains producteurs potentiels ne peuvent pas entrer sur le marché soit parce que les barrières à l’entrée les en empêchent (ex : les coûts d’entrée (matériel à installer) sont prohibitifs)

-mobilité parfaite des facteurs de production

C’est la concurrence pure et parfaite. Evidemment, ce modèle n’existe qu’en théorie car il a une valeur heuristique. Simplification qui permet de mieux comprendre les choses.

B) La diversité des structures de marché

Doc.la diversité des structures de marché (Doc la diversite des structures de marche)

Structure du marché : remise en cause de l’hypothèse d’atomicité

5-Monopole (1 producteur price maker – faiseur de prix) alors que dans un oligopole il n’y a que quelques producteurs (le pouvoir de chacun de ces producteurs est moins important que dans le cas du monopole : pas tout à fait price maker mais pas non plus tout à fait price taker : pouvoir de marché)

6-dans le cas du monopole et de l’oligopole c’est l’hypothèse d’atomicité qui n’est pas respectée. On peut ajouter que dans le cas de l'oligopole c'est l'homgénéité du produit qui n'est pas respectée.

7-la concurrence monopolistique ne respecte pas l’hypothèse d’homogénéité du produit. Sur ce type de marché les offreurs ont un pouvoir de marché, ils peuvent influencer les prix.

Concurrence monopolistique : remise en cause de l’hypothèse d’homogénéité du produit

Cependant il en existe d’autres, comme par exemple le monopole (un seul offreur face à une multitude de demandeurs) qui est en mesure de fixer son prix, on dit qu’il est « price maker ».

Un monopole est une situation où un seul producteur d’un bien (qui n’a pas de substituts proches) satisfait l’ensemble de la demande. Le prix fixé par le monopole est en général au-dessus du prix d’équilibre alors que les quantités vendues sont inférieures à celle d’équilibre. Le monopole accapare ainsi une partie du surplus du consommateur, on parle de surprofit ou de rente de monopole. Il est donneur/faiseur de prix : price maker. 

L’oligopole est une structure de marché que l'on rencontre lorsqu’on se trouve sur un marché présentant un nombre réduit d’offreurs (vendeurs) et un nombre important de demandeurs (clients). Les producteurs peuvent influencer les prix des marchés (pouvoir de marché).

concurrence monopolistique : structure de marché où un grand nombre de producteurs offrent des produits différenciés.

Exo conclusif doc. distinguer les marchés selon leur structure (Doc distinguer les marches selon leur structure) 

récapitulatif et approfondissements

Un offreur

Quelques offreurs

Infinité d’offreurs

Un demandeur

Monopole bilatéral

Monopsone contrarié

Monopsone

Quelques demandeurs

Monopole contrarié

Oligopole bilatéral

Oligopsone

Infinité de demandeurs

Monopole

Oligopole

Concurrence

Exemples de :

-Monopole : la SNCF

-Oligopole : les grands pétroliers (Total, BP, Shell…) ou les constructeurs automobiles.

-Monopole bilatéral : entre Framatome (producteur d’énergie nucléaire) et ERDF (électricité réseau de France)

-Monopsone contrarié : armement pour l’armée (un acheteur : l’armée/ quelques vendeurs d’armes)

-Monopsone : marché du tabac avant transformation en cigarettes (un acheteur : Altadis/ infinité de vendeurs de tabac). Les marques de tabac achètent ensuite le tabac à Altadis pour fabriquer leurs cigarettes.

-Monopole contrarié : Concorde à l’époque (quelques acheteurs : Air France, british Airways et un vendeur : consortium franco-anglais qui produisait le Concorde).

-Oligopole bilatéral : haute couture (quelques vendeurs et quelques acheteurs)

-Oligopsone : grandes surfaces avec les fournisseurs (de fruits et légumes)

-Concurrence : la bourse (marché du blé)

Q2 : Comment définir l’offre et la demande et comment le marché parvient-il à l’équilibre concurrentiel ?

O2 : Savoir interpréter des courbes d’offre et de demande ainsi que leurs pentes, et comprendre comment leur confrontation détermine l’équilibre sur un marché de type concurrentiel où les agents sont preneurs de prix.

I/ La loi de la demande

A) Enoncé de la loi

Doc. la demande de fraises d'Iris (Doc la relation entre prix et quantites demandees)

Q9 :au prix de 6 euros le kilo, la quantité demandée s’élève à 3kgs alors qu’au prix de 2 euros le kilo, la quantité demandée s’élève à 9 kilos (quand le prix augmente la quantité demandée diminue et inversement).

loi de la demande : Toutes choses égales par ailleurs et à court terme, lorsque le prix d’un bien augmente sa demande diminue et inversement, lorsque son prix diminue, la demande augmente.

Mais quelles sont ces choses qui sont égales par ailleurs et à court terme dans la loi de la demande ?

-anticipations

-revenus

-prix des biens substituables et complémentaires

-goûts

-information sur le produit/ qualité du produit

Attention, la courbe se déplace lorsque l’une de ces choses égales par ailleurs se modifie : choc d’offre ou de demande.

t.à.f pour le 25/09 : remplir le tableau du document conclusif (Doc distinguer les marches selon leur structure)

mardi 30 septembre 2025

Nous avons oublié de corriger l'exercice sur les structures de marché. Voici la correction :

Exo conclusif - doc. distinguer les marchés selon leur structure (Doc distinguer les marches selon leur structure)

march des eaux en bouteille marché français de l'automobile marché du transport ferroviaire marché du blé
grand nombre d'offreurs oui mais pas une infinité quelques offreurs non, un seul offreur infinité d'offreurs
homogénéité des produits non respectée non respectée oui relative homogénéité
structure du marché concurrence monopolistique oligopole monopole CPP
les offreurs sont-ils preneurs de prix pouvoir de marché pouvoir de marché price maker (faiseur de prix) price taker (preneur de prix)

retour au cours

loi de la demande : Toutes choses égales par ailleurs et à court terme, lorsque le prix d’un bien augmente sa demande diminue et inversement, lorsque son prix diminue, la demande augmente.

Mais quelles sont ces choses qui sont égales par ailleurs et à court terme dans la loi de la demande ?

-anticipations

-revenus

-prix des biens substituables et complémentaires

-goûts

-information sur le produit/ qualité du produit

Attention, la courbe se déplace lorsque l’une de ces choses égales par ailleurs se modifie : choc d’offre ou de demande.

La demande indique la quantité de b&s que les acheteurs sont prêts à acheter pour chaque niveau de prix possible. Elle est représentée sous forme d’une courbe décroissante sur laquelle on se déplace quand le prix seul varie

B) Fondements théoriques

-fondement microéconomique : utilité marginale décroissante : 

Utilité : niveau de satisfaction atteint par un agent économique

Utilité marginale : satisfaction que procurerait la consommation d’une unité supplémentaire du bien.

exemple des verres d'eau dans le désert. Nous somes prêts à payer très cher le premier verre (100 euros) car il nous sauve la vie. Nous paierons moins cher le deuxième (50 euros) car il ne fait qu'étancher notre soif (le prix moyen des deux premiers verres d'eau est de 75 euros). Le troisième verre sera payé (30 euros) car on pourrait se passer de lui, abaissant ainsi la moyenne à  60 euros. Enfin nous ne paierons le quatrième que 10 euros car ce dernier verre pourrait bien nous rendre malade (la moyenne tombe à 47,5 euros). Nous constatons donc que le prix que nous sommes prêts à payer diminue à mesure que la quantité demandée augmente.

Utilité marginale décroissante : l’utiité (la satisfaction) associée à la consommation d’une unité de bien supplémentaire est décroissante.

-fondement macroéconomique : si le prix diminue, le bien devient plus accessible pour un nombre croissant de consommateurs, et inversement, si le prix augmente, seuls les plus fortunés pourront le consommer.

C) Interprétation de la pente

Doc. interpréter les pentes des courbes de demande (Doc interpreter la pente des courbes de demande)

Plus la pente de la courbe de demande est forte (courbe presuqe verticale), moins une variation du prix aura d’effet sur les quantités demandées (on dit que la demande est peu sensible à la variation des prix, ou que la demande est faiblement élastique). Moins la courbe est pentue (presque plate), et plus une variation des prix aura d’effet sur les quantités (on dit alors que la demande est très sensible à la variation des prix, ou que la demande est très élastique).

Elasticité prix de la demande : négative pour les biens normaux

Ep/d = TVDemande/TVPrix

rappel : formule du taux de variation = [(Va-Vd)/Vd] x100

avec Va : valeur d'arrivée

et  Vd : valeur de départ

Application aux œufs :

Lorsque le prix  passe de 10 euros à 1 euros, la demande d’œufs passe de 25 unités à 30 unités.

TVdemande = (30-25)/25  x100 = 20

TVprix = (1-10)/10  x100 = - 90

Lorsque le prix diminue de 90 % la demande augmente de 20 %

Ep/d = 20/-90 = -0,22

Nous en concluons que lorsque le prix augmente de 1%, la demande diminue de 0,22 %.

Dans le cas  de la demande de repas au restaurant :

TV demande = (60-5)/5 x  100 = 1100

TV prix = (5-6)/6  x100 = -16,7

Ep/d = 1100/-16,7 = -65,9

Lorsque le prix des repas augmente de 1% la demande diminue de 65,9%

Comment varie la demande lorsque le prix augmente de 1%

-E>0 : biens de type Veblen (effet de snobisme) ou Giffen : la qunatité demandée s’accroît quand le prix du bien s’accroît.

- -1<E<0 : biens faiblement élastique (biens nécessaires) : la quantité demandée varie relativement moins vite que le prix. Habillement (-0,5), viande (-0,2), logement, énergie (-0,4), tabac, alcools (-0,5),

-E<-1 : biens fortement élastiques (la quantité demandée varie plus vite que le prix. Loisirs (-1,3), plats préparés (-2,27),

-E=-1 : élasticité unitaire : la quantité demandée varie proportionnellement au prix. Transports (-1,03), gaz, eau , électricité (-0,92), pétrole (-0,91)

II/ La loi de l’offre

A) Enoncé de la loi

Doc. l'offre, une relation croissante entre prix et quantités (Doc l offre une relation croissante entre le prix et les quantites

Au prix de 4 euros le kilo de fraise, Igor offrira 3 kgs de fraise, tandis que si le prix s'élève à 7 euros, il en offrira 6,5 kgs.

« toutes choses étant égales par ailleurs et à court terme, plus le prix d’un bien est élevé, plus la quantité offerte sur le marché est forte et inversement, lorsque le prix diminue, l'offre diminue aussi». C’est la loi de l’offre.

Mais quelles sont ces choses qui sont égales par ailleurs ?

-anticipations : si les producteurs anticipent une hausse d la demande ou une baisse de leur coût, il sont incité à produire plus

-le prix des facteurs de production : si les coûts augmentent, les entreprises produisent moins.

-la technologie : en réduisant le coût unitaire, le PT rend profitable une production plus élevée.

-la météo : les conditions climatiques exceptionnelles, la sécheresse par exemple est défavorable à la culture du blé et réduit l’offre.

-la fiscalité : si les taxes payées par les producteurs de glaces augmentent, leur offre diminue.

L’économiste raisonne à court terme, voilà pourquoi tous ces éléments ne sont pas sensés se modifier.

Si les prix se modifient, le déplacement a lieu sur la courbe mais, si l’une ou l’autre de ses choses qui sont égales par ailleurs se modifie alors c’est toute la courbe qui se déplace.

L’offre indique la quantité d’un bien ou d’un service que les producteurs souhaitent vendre pour chaque niveau de prix. Elle est représentée sous la forme d’une courbe croissante en fonction du prix, sur laquelle on se déplace lorsque seul le prix varie.

B) Fondements théoriques

 1) Les différents coûts de l’entreprise

Présentation des différents coûts :

-coûts fixes : coûts indépendants du volume de production. On pense donc aux dépenses liées par exemple à l’achat d’une usine. Que l’on produise 10 unités ou 1 000 000 d’unités, le coût de l’usine est le même. On pense également aux machines, mais à court terme car en effet, à plus long terme le volume de production est susceptible d’évoluer à la hausse (on change l’échelle de la production) ce qui peut nécessiter plus de capital fixe (machines ou usine). Les coûts fixes seront notés :CF.

- coûts variables : ce sont les coûts qui dépendent du volume de la production (les matières premières et dans une moindre mesure le travail). Les coûts variables pour « n » unités seront notés CV(n)